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Émission 1300 - Apocalypse 22.11-22.20

Diffusé le 19 décembre 2016 - ::

Chapitre 22

Verset 11

On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace.

Cette sentence est rigolote mais son sens l’est beaucoup moins car c’est une manière de dire qu’à partir d’un certain stade de la vie, les gens deviennent de vieux croûtons figés dans leurs façons d’être et d’agir. Par contre, ceux qui vivent de la grâce de Dieu s’ennoblissent toujours davantage.

Je continue à lire dans le chapitre 22 de l’Apocalypse.

Que celui qui commet le mal continue à mal agir. Que celui qui est impur continue à s’adonner à l’impureté ; mais que celui qui est juste continue à faire ce qui est juste, et que celui qui vit pour Dieu continue à vivre pour lui (Apocalypse 22.11).

On ne sait pas trop qui parle et à première vue ces paroles peuvent surprendre. Mais à y réfléchir, elles expriment bien la réaction de quelqu’un vis-à-vis de la vérité. Ceux qui ne veulent pas l’entendre s’enfoncent toujours plus dans l’opiniâtreté et leurs actions viles iront en empirant parce que la condition morale et spirituelle d’une personne n’est pas statique.

Par contre, ceux qui étudient et tiennent compte de cette prophétie sont les justes. Non seulement ils continuent à bien faire mais ils sont de plus en plus sanctifiés jusqu’au jour où ils seront véritablement saints en leur corps glorifié dans les cieux. À l’instant précis où quelqu’un passe de vie à trépas, son état moral et spirituel est scellé pour l’éternité.

Les avertissements donnés tout au long du livre de l’Apocalypse ont comme double conséquence, d’une part, d’encourager et de stimuler ceux qui font ce qui est juste (Apocalypse 2.7, 11, 17, 29 ; 3.6, 13, 22 ; 13.9 ; 22.17), et d’autre part, d’endurcir ceux qui font le mal. Il est vrai que Dieu appelle le pécheur à se repentir, mais au bout d’un temps il l’abandonne. Parlant des 10 tribus israélites du nord, le prophète Osée écrit :

Le peuple d’Éphraïm s’est lié aux idoles. Qu’il aille son chemin ! (Osée 4.17).

Et concernant les pharisiens, Jésus a dit à ses disciples :

Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent d’autres aveugles ! Or, si un aveugle en conduit un autre, ils tomberont tous deux dans le fossé (Matthieu 15.14).

Cependant, parmi les Juifs ordinaires, beaucoup crurent en Jésus (Jean 7.31 ; 8.30 ; 10.42 ; 11.45 ; 12.42), surtout après sa résurrection (Actes 2.41-42).

Jésus est venu pour annoncer une bonne nouvelle. À ses contemporains, il a dit :

Oui, vraiment, je vous l’assure : celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné ; il est déjà passé de la mort à la vie (Jean 5.24).

Cependant, cela ne veut pas dire que le croyant ne sera pas jugé. En fait, tous ceux qui vont dans l’au-delà, que ce soient les impies ou les justes, doivent comparaître devant Dieu et ils sont jugés selon leurs œuvres. Cela dit, il existe un abîme de différence entre ces deux groupes. Les non-croyants sont automatiquement condamnés à des degrés de châtiment divers et ceux qui ont fait confiance à Jésus sont admis d’office dans le royaume des cieux et ils sont récompensés en fonction de leur fidélité.

Verset 12

Je continue le texte.

Oui, dit Jésus, je viens bientôt. J’apporte avec moi mes récompenses pour rendre à chacun selon ce qu’il aura fait (Apocalypse 22.12).

Ici, c’est évidemment Jésus qui parle, et il répète la déclaration qu’il a déjà faite :

Je viens bientôt (Apocalypse 22.7).

Étant donné qu’il mentionne des récompenses, c’est qu’il s’agit du jugement des croyants. L’apôtre Paul en parle quand il écrit :

Nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ, et chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps (2Corinthiens 5.10).

Les avantages que recevront les rachetés seront décidés par un tribunal présidé par le Seigneur lui-même, qui passera en revue la façon dont chaque croyant aura mené sa vie. L’apôtre Paul écrit :

J’ai posé chez vous le fondement comme un sage architecte. […] Seulement, que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit. Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ. Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire ; mais si elle est consumée, il en subira les conséquences. Lui, personnellement, sera sauvé, mais tout juste, comme un homme qui réussit à échapper au feu (1Corinthiens 3.10-15).

D’après ce passage, non seulement certains croyants ne recevront pas la moindre récompense, mais ils sentiront même le roussi car ils auront échappé au feu du jugement d’extrême justesse. Par contre, plus le croyant aura été fidèle à son Seigneur ici-bas, et plus il aura d’opportunités de le servir dans l’au-delà.

Dans la parabole des talents ou des lingots, chaque serviteur doit rendre compte de la façon dont il a géré le patrimoine que le Seigneur lui a confié. On lit :

Celui qui avait reçu les cinq lingots se présenta, apportant les cinq lingots supplémentaires qu’il avait gagnés. « Maître, dit-il, tu m’avais remis cinq lingots, j’en ai gagné cinq autres. Les voici. » « Très bien, lui dit son maître, tu es un bon serviteur, en qui l’on peut avoir confiance. Tu t’es montré fidèle en peu de choses. C’est pourquoi je t’en confierai de plus importantes. Viens partager la joie de ton maître ! » Celui qui avait reçu les deux lingots se présenta aussi et dit : « Maître, tu m’avais remis deux lingots, j’en ai gagné deux autres. Les voici. » « Très bien, lui dit son maître, tu es un bon serviteur, en qui l’on peut avoir confiance. Tu t’es montré fidèle en peu de choses. C’est pourquoi je t’en confierai de plus importantes. Viens partager la joie de ton maître ! » (Matthieu 25.20-23).

Une fois que cette vie terrestre est terminée, chacun de nous se retrouve dans l’au-delà où sa vie est évaluée, et j’ai bien peur, en long, en large et en travers. Ah oui, j’oubliais presque, je serai absolument seul à la barre. Tous ceux qui à mes funérailles auront dit le plus grand bien de moi, que j’étais un type formidable, le meilleur, le plus beau et le plus fort ne seront pas admis à l’audience pour répéter les mêmes bobards. La vie c’est du sérieux, ce que l’apôtre Jean comprenait car il avertit ses lecteurs en disant :

Prenez donc garde à vous-mêmes, pour que vous ne perdiez pas le fruit de vos efforts mais que vous receviez une pleine récompense (2Jean 8).

Devant le tribunal de Jésus-Christ, les croyants de tous les temps seront passés au peigne fin, y compris le grand apôtre Paul. Pour cette raison, il parle de la crainte du Seigneur (2Corinthiens 5.11) et dit aussi :

Tout ce en quoi je pourrais me confier, je le considère comme une perte à cause de ce bien suprême : la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. À cause de lui, j’ai accepté de perdre tout cela, oui, je le considère comme bon à être mis au rebut, afin de gagner le Christ (Philippiens 3.8).

Non, certes, je ne suis pas encore parvenu au but, je n’ai pas atteint la perfection, mais je continue à courir pour tâcher de saisir le prix. Car Jésus-Christ s’est saisi de moi (Philippiens 3.12).

Je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ (Philippiens 3.14).

Verset 13

Je continue le texte.

Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin (Apocalypse 22.13).

Le prophète Ésaïe écrit :

Ainsi dit l’Éternel, lui, le Roi d’Israël, le Seigneur des armées célestes […] : « Moi, je suis le premier et je suis le dernier, et en dehors de moi, il n’y a pas de dieu » (Ésaïe 44.6 ; comparez Ésaïe 48.12).

Dans l’introduction à l’Apocalypse, on lit :

« Moi je suis l’Alpha et l’Oméga » dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant (Apocalypse 1.8).

Il semble bien que c’est Jésus qui parle ici, mais si quelqu’un veut chipoter, ça ne me gêne guère de dire qu’il s’agit de l’Éternel. Cependant, à la fin du livre, c’est définitivement Jésus qui dit être l’Alpha et l’Oméga. Or comme il ne peut pas y en avoir deux, c’est que Jésus est aussi le Seigneur Dieu et le Tout- Puissant .

Par ailleurs, Jésus a déjà dit deux fois : je suis le premier et le dernier (Apocalypse 1.17 ; 2.8), une fois : je suis le commencement de la création de Dieu (Apocalypse 3.14 ; LSG), et une fois : je suis le commencement et la fin (Apocalypse 21.6 ; LSG). Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin, la source et le but de tout ce qui existe.

Ces titres sont une triple déclaration d’éternité du Seigneur qui souligne sa souveraineté, sa majesté, son exaltation et sa gloire. Jésus n’est pas un être créé, un grand prophète ou un saint homme. Il est Dieu le Fils, deuxième personne de la Trinité, et il est venu pour accomplir plus de 300 prophéties de l’Ancien Testament. Les Évangiles racontent sa vie et son ministère, et le reste du Nouveau Testament ne concerne que lui. Et le salut, le pardon et l’espérance ne se trouvent qu’en lui.

Verset 14 a

Je continue le texte.

Heureux ceux qui lavent leurs vêtements (Apocalypse 22.14 a).

Cette béatitude qui comme les autres, commence par « Heureux », est sans aucun doute prononcée par Jésus. C’est la dernière des sept béatitudes de l’Apocalypse (Apocalypse 22.7 ; 1.3 ; 14.13 ; 16.15 ; 19.9 ; 20.6).

On a déjà rencontré la métaphore de la robe lavée quand l’un des 24 anciens a dit à Jean :

Ces gens vêtus d’une tunique blanche […] sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7.13-14).

Dans les Écritures, les vêtements sales et souillés représentent le péché. Le grand-prêtre d’Israël ne pouvait assumer ses fonctions cultuelles que revêtu de ses habits de cérémonie d’une blancheur impeccable. Mais parce qu’il représentait la nation d’Israël et lui-même, s’il n’offrait pas un sacrifice pour se couvrir, aux yeux de Dieu, il était aussi propre que s’il s’était baigné dans du purin (Zacharie 3.3 ; Psaumes 51.7).

Pour cette raison, l’homme ne peut se présenter devant Dieu que s’il a ses vêtements lavés, c’est-à-dire si ses péchés sont pardonnés.

Verset 14 b

Je continue le texte.

Ils (ceux qui lavent leurs vêtements) auront le droit de manger du fruit de l’arbre de vie et de franchir les portes de la ville (Apocalypse 22.14 b).

L’arbre de vie se trouve dans la nouvelle Jérusalem la capitale de la nouvelle création. Dans le paradis terrestre, la permission d’en manger le fruit a été retirée à nos premiers parents après leur désobéissance, mais dans la nouvelle Jérusalem, ce droit est désormais restauré.

Dans l’une des sept lettres qu’il écrit aux Églises d’Asie, Jésus dit :

Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu (Apocalypse 2.7).

Vainqueur est l’un des titres des croyants. Dans sa première épître, Jean écrit :

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi (1Jean 5.4).

Le ciel, le paradis, est exclusivement réservé à ceux dont les noms figurent dans le livre de vie de l’Agneau (Apocalypse 13.8 ; 21.27), et qui ont donc été lavés de leurs péchés par le sang de Jésus-Christ.

Verset 15

Je continue le texte.

Mais dehors les chiens, ceux qui pratiquent la magie, les débauchés, les meurtriers, ceux qui adorent des idoles et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge (Apocalypse 22.15 ; auteur).

Comme dans le chapitre précédent, Jean dresse une liste partielle des fautes que pratiquent ceux qui ne sont pas admis au royaume de Dieu. La mention des chiens tient au fait que dans l’Antiquité, ce n’étaient pas des animaux domestiques mais des charognards qui rôdaient dans les décharges publiques et qui se nourrissaient de pourriture. Un chien est donc un individu ignoble, un pécheur notoire.

Dans l’Égypte antique, c’était aussi la désignation des homosexuels qui se prostituaient dans les sanctuaires idolâtres (comparez Deutéronome 23.18 ; 2Pierre 2.22).

Dans le Nouveau Testament, les Juifs appelaient « chiens » les païens, et l’apôtre Paul donne ce nom peu élogieux aux faux frères qui voulaient imposer le judaïsme aux chrétiens du premier siècle (Philippiens 3.2).

Dans la liste précédente se trouvaient déjà les magiciens, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, ainsi que les menteurs (Apocalypse 21.8). Jean répète donc ce qu’il a dit mais en insistant davantage sur le mensonge.

Verset 16 a

Je continue.

Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour rendre témoignage à ces vérités destinées aux Églises (Apocalypse 22.16 a).

C’est la seule fois dans le livre que le Seigneur se donne le nom de Jésus, et l’expression Moi, Jésus , n’apparaît qu’ici dans les Écritures.

Comme c’est le Seigneur lui-même qui a ordonné à des anges de révéler l’avenir à l’apôtre Jean, ils ont parlé en son nom et avec son autorité.

Verset 16 b

Je continue.

Je suis le rejeton de la racine de David, son descendant (Apocalypse 22.16 b).

C’est la seconde fois dans le livre que Jésus s’identifie à David en disant qu’il est de sa race (Apocalypse 5.5), mais il ajoute ici qu’il est sa postérité, ce qui revient d’ailleurs plusieurs fois dans le Nouveau Testament (Matthieu 1.1 ; Romains 1.3-4 ; 2Timothée 2.8).

Verset 16 c

Je continue.

C’est moi, l’étoile brillante du matin (Apocalypse 22.16 c).

Ce titre est hautement honorifique (Daniel 12.3). Il est intéressant de savoir que dans les écrits juifs non bibliques, l’étoile désignait le Messie qui devait venir. Et Balaam, qui était à la fois un sinistre personnage et un prophète de l’Éternel, dit :

Je le vois bien, mais ce n’est pas pour maintenant, je le contemple, mais non de près ; un astre monte de Jacob, un sceptre surgit d’Israël (Nombres 24.17).

L’apôtre Pierre parle de la seconde venue de Jésus-Christ en un crescendo qui passe de la lampe au jour à l’étoile. Il écrit :

La parole des prophètes […] est comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour paraisse et que l’étoile du matin se lève pour illuminer vos cœurs (2Pierre 1.19).

Et dans l’une des lettres adressées aux Églises, Jésus a promis de donner aux vainqueurs l’étoile du matin (Apocalypse 2.28), ce qui correspond probablement à une révélation de lui-même particulière et à un statut hiérarchique élevé.

Verset 17 a

Je continue le texte.

Et l’Esprit et l’Épouse disent : – Viens ! Que celui qui entend ces paroles dise : – Viens ! (Apocalypse 22.17 a).

Cette supplication est adressée à Jésus, à la fois par l’Épouse, c’est-à-dire l’Église qui est constituée par l’ensemble des croyants sur terre, et par le Saint-Esprit. La troisième personne de la Trinité désire, elle aussi, que le Seigneur règne, et que le mal soit aboli car elle souffre d’être rejetée, blasphémée, et attristée jour après jour.

Les vrais croyants aspirent à la venue du Seigneur, d’une part, pour que Jésus établisse son royaume et qu’il soit exalté et glorifié comme il se doit, et d’autre part, pour qu’il mette un terme au mal. Ils veulent en effet, revêtir leur corps de résurrection afin d’être libérés de la malédiction du péché et des tentations du monde.

Verset 17 b

Je continue.

Que celui qui a soif vienne. Que celui qui veut de l’eau de la vie la reçoive gratuitement (Apocalypse 22.17 b).

Cette invitation est adressée à ceux qui ont soif de Dieu, de pardon et de vérité. Certains sont croyants mais ils chancellent ou sont en difficulté, tandis que d’autres cherchent des réponses aux problèmes de la vie (Ésaïe 55.1 ; Jean 7.37-38). Dieu vient en aide aux hommes mais uniquement à ceux qui ont l’esprit bien disposé, qui reconnaissent leurs insuffisances, leurs besoins, surtout s’ils sont prêts à se repentir.

L’eau de la vie, que Jésus offre, représente la vie éternelle ; elle est gratuite parce que Jésus en a déjà payé le prix par sa mort sur la croix (Romains 3.24).

Versets 18-19

Je continue.

Moi, je le déclare solennellement à tous ceux qui entendent les paroles prophétiques de ce livre : si quelqu’un y ajoute quoi que ce soit, Dieu ajoutera à son sort les fléaux décrits dans ce livre. Si quelqu’un retranche quelque chose des paroles prophétiques de ce livre, Dieu lui ôtera tout droit à l’arbre de vie et à la ville sainte décrits dans ce livre (Apocalypse 22.18-19).

Ces deux menaces sont rédigées sous la forme d’un jeu de mots. À ceux qui ajoutent aux Écritures seront ajoutés des fléaux ; à ceux qui retranchent des Écritures seront retranchées les bénédictions des félicités éternelles.

Comme l’Apocalypse décrit l’Histoire depuis la fin de l’ère apostolique jusqu’à l’état éternel dans la nouvelle Jérusalem, toute déclaration nouvelle altérerait son message et constituerait donc un ajout ou une soustraction condamnable.

Il semble bien que ce soit le Seigneur en personne qui fasse ces déclarations solennelles. Étant donné que les paroles de ce livre sont vraies et entièrement dignes de foi (Apocalypse 22.6), elles doivent être prises très au sérieux. Moïse aussi a dit aux Israélites de la part de l’Éternel :

Vous obéirez à tout ce que je vous commande et vous l’appliquerez, sans rien y ajouter et sans rien en retrancher (Deutéronome 13.1 ; comparez Deutéronome 4.2).

Versets 20-21

Le livre de l’Apocalypse et toute la révélation de Dieu se terminent par le Seigneur qui dit :

Le témoin qui affirme ces choses déclare : – Oui, je viens bientôt ! Et Jean, au nom de tous les croyants authentiques, répond : Oh oui, qu’il en soit ainsi : Viens Seigneur Jésus ! Que le Seigneur Jésus accorde sa grâce à tous (Apocalypse 22.20-21).

Dès la désobéissance de nos premiers parents dans le paradis terrestre, l’Éternel a promis la venue d’un Sauveur. Puis des siècles et des millénaires passèrent et toujours pas de rédempteur. Enfin, il est venu et pourtant, le monde ne l’a pas reconnu . Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli, écrit l’apôtre Jean (Jean 1.10-11).

On avait oublié qu’il devait venir ou l’on n’en avait que faire. Le vieux Siméon qui était juste et pieux (Luc 2.25) et la prophétesse Anne qui servait Dieu nuit et jour (Luc 2.37) faisaient partie des rares fidèles qui attendaient le Messie, mais il est quand même venu, conformément à la promesse que l’Éternel avait faite dans le jardin d’Éden.

Maintenant, à la fin du dernier chapitre de la révélation divine, la boucle est bouclée et c’est comme si on se retrouvait à la case départ avec cette promesse du Seigneur : Oui, je viens bientôt ! Les gens se moquent toujours autant que la première fois, et les siècles peuvent devenir des millénaires, mais la Parole immuable de Jésus-Christ demeure :

Oui, je viens bientôt !