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Émission 168 - Lévitique 6.7-7.21

Diffusé le 16 août 2012 - ::

Chapitre 6

Versets 7-8

Je suis dans le chapitre 6 du livre du Lévitique que je continue et qui va nous donner des précisions supplémentaires concernant l'offrande végétale. Je commence à lire.

Voici la loi concernant l'offrande : les fils d'Aaron l'apporteront devant l'Éternel, devant l'autel. L'un des prêtres prélèvera une poignée de fleur de farine de l'offrande, avec de l'huile et tout l'encens qui se trouve sur l'offrande, et il les brûlera sur l'autel pour que l'odeur apaise l'Éternel et qu'elle soit un mémorial pour lui (Lévitique 6.7-8).

Il était stipulé que sur toute offrande végétale, il y avait deux parts à prélever, une pour l'Éternel, et l'autre pour les prêtres sacrificateurs. La première était constituée de la totalité de l'encens, ce qui tombe bien puisque ce n'est pas comestible, et d'une fort petite quantité de fleur de farine, à peine ce que l'on peut prendre avec les trois doigts du milieu. Tout le reste revenait aux fonctionnaires du culte et faisait partie de leur salaire.

Versets 9-10

Je continue.

Ce qui restera de l'offrande sera mangé par Aaron et ses fils ; ils le mangeront sans levain dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la Rencontre. On ne le fera pas cuire avec du levain. C'est la part que je leur ai donnée de mes offrandes consumées par le feu. C'est une chose très sainte, comme le sacrifice pour le péché et le sacrifice de réparation (Lévitique 6.9-10).

À partir d'ici, le texte répète quelque peu ce qui a déjà été dit auparavant. Le Saint-Esprit de Dieu qui est le véritable auteur des Textes Sacrés insiste lourdement pour que tous les détails concernant les offrandes soient respectés. C'est une façon de bien souligner combien les offenses contre Lui doivent être prises au sérieux. Les choses très saintes étaient réservées aux prêtres. Tout ce qu'ils consomment en tant que représentants de l'Éternel et qui a préalablement été offert à Dieu est toujours appelé : très saint. Ils mangeaient à l'extérieur du tabernacle dans l'enceinte qui s'appelle le parvis et qui était un lieu considéré comme saint.

Verset 11

Je continue.

Tous les hommes descendants d'Aaron pourront en manger. C'est la part qui leur revient pour toujours, de génération en génération, sur les offrandes consumées par le feu qui appartiennent à l'Éternel. Tous ceux qui y toucheront seront sacrés (Lévitique 6.11).

Cette offrande était sacro-sainte et donc réservée aux hommes uniquement. Les femmes de la famille d'Aaron n'étaient admises qu'aux repas de sainteté d'un caractère secondaire comme les sacrifices d'actions de grâces. L'expression « Tous ceux qui y toucheront seront sacrés » signifie que tout objet ou personne qui n'avait pas au préalable une fonction cultuelle se trouvait sacralisé par le contact avec une chose sainte. Cet objet ou cette personne ne pourra plus alors être laissé à la sphère du profane. S'il s'agit d'objets, certains peuvent être nettoyés et ainsi désacralisés. Quant aux personnes, elles se libèrent de cette contrainte cultuelle par un rachat de la nature de ceux qui sont décrits plus loin dans ce livre.

Versets 12-13

Je continue le texte.

L'Éternel parla à Moïse en ces termes : Voici ce qu'Aaron et ses fils offriront à l'Éternel le temps où ils recevront l'onction : trois kilogrammes de fleur de farine, à titre d'offrande permanente, la moitié le matin et l'autre moitié le soir (Lévitique 6.12-13).

Cette prescription se rapporte, non à tous les prêtres sacrificateurs descendant d'Aaron, mais aux grands-prêtres aussi appelés souverains sacrificateurs qui devront lui succéder selon la loi du premier-né. Cette offrande végétale devait être présentée lorsqu'un nouveau grand-prêtre prenait ses fonctions, et continuer matin et soir jusqu'à sa mort.

Versets 14-16

Je continue.

Cette farine sera pétrie avec de l'huile et la pâte obtenue sera cuite à la poêle. Tu offriras cette galette en morceaux, en tant qu'offrande dont l'odeur apaise l'Éternel. Le fils d'Aaron qui aura reçu l'onction pour lui succéder comme prêtre fera aussi cette offrande : c'est la part qui revient pour toujours à l'Éternel ; elle sera entièrement brûlée. Toute offrande faite par un prêtre sera entièrement offerte : on n'en mangera rien (Lévitique 6.14-16).

Évidemment, le sacrificateur ne doit rien manger d'une offrande qu'il offre pour lui-même. Celle-ci était à l'état de friture. Cette fleur de farine devait être tout entière pénétrée d'huile, tournée et retournée comme une crêpe. Cette abondance d'huile est significative dans l'offrande du souverain sacrificateur. Dans les autres, elle était bien soit moins abondante, soit absente dans le sacrifice pour le péché présenté par ceux qui étaient trop pauvres même pour offrir deux oiseaux.

Versets 8-10

Le texte continue en répétant ce qui a déjà été dit concernant les sacrifices d'expiations. Il y a cependant quelques informations que je voudrais commenter et que je lis :

Si on fait cuire la viande du sacrifice dans un récipient de terre, on le brisera, si c'est dans une marmite en bronze qu'on la fait cuire, on la nettoiera, puis on la rincera à grande eau. Tous les hommes de la famille du prêtre pourront manger de cette viande ; c'est une chose très sainte (Lévitique 6.21-22).

Il apparaît qu'il y avait dans le parvis des fours et des ustensiles en divers matériaux pour cuire la viande. Poreuse, la terre cuite absorbe une partie des liquides, c'est pourquoi les vases en terre ayant servi à la cuisson de la viande du sacrifice devaient être brisés, de façon à ce qu'ils ne soient plus utilisés pour de la cuisine profane. Ce qui était en métal pouvait être nettoyé donc était réutilisable. Les animaux provenant des sacrifices d'expiation offerts par un membre de l'assemblée étaient mangés par les prêtres.

Chapitre 7

Versets 1-2

Nous voici rendus au chapitre 7 du Lévitique. Il va y être à nouveau question du sacrifice de réparation et concerne l'Israélite qui a commis une offense soit d'ordre rituel contre l'Éternel, soit civile contre quelqu'un. Il s'agit de fautes réparables. Précédemment ont été indiqués les cas où devait être offert ce genre de sacrifice. Ici, un supplément en dix articles y est ajouté et adressé plus particulièrement aux prêtres. Ces instructions fixent le cérémonial de cette offrande. En outre, dans ce chapitre, il va aussi être question, en passant, de l'holocauste et de l'offrande végétale en ce qui concerne la part qui revient aux prêtres sacrificateurs en tant que fonctionnaires du culte. Je commence à lire :

Voici la loi concernant le sacrifice de réparation. C'est une chose très sainte. On égorgera la victime du sacrifice de réparation au même endroit que l'holocauste, et l'on aspergera de son sang tous les côtés de l'autel (Lévitique 7.1-2).

Le rituel suit de très près celui du sacrifice d'expiation, sauf que le sang n'est pas introduit à l'intérieur du tabernacle. L'idée qui prévaut dans ce sacrifice est avant tout celle d'une amende à payer, d'une compensation à fournir. Le sacrifice de réparation préfigure la dette payée par le Christ sur la croix, une obligation que nous avons d'abord contractée envers Dieu, mais aussi envers tous ceux que nous avons froissés ne serait-ce qu'une seule fois sans le faire exprès. Toutes ces fautes ayant offensé la sainteté du Seigneur du ciel et de la terre, elles demandent réparation. C'est ce que Jésus a fait.

Versets 3-5

Je continue le texte.

On en offrira toutes les parties grasses, c'est-à-dire la queue, la graisse qui recouvre les entrailles, les deux rognons, la graisse qui les enveloppe et celle qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu'on enlèvera avec les rognons. Le prêtre les brûlera sur l'autel. C'est un sacrifice de réparation consumé par le feu pour l'Éternel (Lévitique 7.3-5).

C'est le même rituel que pour les sacrifices d'actions de grâces et d'expiation. L'expression « C'est un sacrifice de réparation » est une formule qui clôt la première moitié de ce supplément qui se rapporte à la partie du sacrifice relative à l'Éternel. Les articles suivants concernent les prêtres sacrificateurs.

Versets 6-8

Je continue.

Tous les hommes faisant partie des prêtres pourront en manger ; ils le feront dans un lieu saint, car c'est une chose très sainte. La même loi régit le sacrifice de réparation et le sacrifice pour le péché : la viande de la victime revient au prêtre qui fait l'expiation. Quand un prêtre offre en holocauste un animal qu'une personne lui a apporté, la peau de la victime qu'il a offerte lui revient (Lévitique 7.6-8).

Dans le sacrifice de réparation comme dans celui d'expiation, les prêtres peuvent en manger la viande. Quand il s'agit d'un holocauste, et que donc la viande est brûlée, la peau de l'animal revient au prêtre qui est de service puisqu'il n'a rien à manger. Les peaux servaient à toutes sortes de choses.

Versets 9-10

Je continue le texte.

Toute offrande, qu'elle soit cuite au four, dans une marmite ou une poêle, reviendra au prêtre qui l'a offerte. Par contre, toute autre offrande, pétrie à l'huile ou sans huile, appartiendra à tous les descendants d'Aaron, sans distinction (Lévitique 7.9-10).

Il est stipulé que pour les offrandes végétales, qui sont des pâtisseries sèches, tout ce qui n'est pas brûlé en l'honneur de l'Éternel revient au prêtre sacrificateur officiant, et que pour les autres gâteaux qui sont faits de pâtes arrosées d'huile, tous les descendants d'Aaron, le premier de la lignée des grands-prêtres y ont droit. Les offrandes composées de pâtisseries sèches n'étaient prescrites que pour des cas spéciaux et peu fréquents, tandis que les autres faites de pâtes trempées dans l'huile, étaient beaucoup plus répandues et pouvaient donc être partagées entre tous les prêtres.

Verset 11

Je continue le texte.

Voici la loi concernant le sacrifice de communion que l'on offre à l'Éternel (Lévitique 7.11).

Le texte donne maintenant un supplément aux sacrifices d'actions de grâces que j'ai déjà traités et qui sont tous suivis d'un repas d'amitié. Ces offrandes étaient l'occasion pour l'Israélite de faire la fête avec les siens sans distinction de sexe en mangeant en lieu pur la viande de la victime et les offrandes végétales très abondantes qui l'accompagnaient. À sa famille se joignaient le prêtre sacrificateur et des amis.

Ce sacrifice est le seul où l'expression « couvrir le péché » n’est pas employée. C'est une célébration de sa relation avec Dieu, de la joie qu'il éprouve à se sentir pardonné et de pouvoir fêter en famille et entre amis la communion avec l'Éternel. En tenant compte du mobile qui inspire ces sacrifices d'actions de grâces, le législateur les divise en trois classes : tout d'abord ceux qui sont un hommage de reconnaissance ; ensuite ceux qui sont l'accomplissement d'un vœu ; et enfin ceux qui proviennent d'un élan complètement spontané.

Verset 12

Je continue la lecture.

Si on l'offre comme une expression de sa reconnaissance, on offrira, avec ce sacrifice de reconnaissance, des gâteaux sans levain pétris à l'huile et des galettes sans levain arrosées d'huile, ainsi que des gâteaux faits de fleur de farine pétrie à l'huile (Lévitique 7.12).

Voici donc le premier cas. Ce sacrifice est quelquefois appelé l'hommage tout court. On l'offrait à l'occasion d'un bienfait spécial ou de quelque délivrance particulière. Il n'était pas prescrit. À la victime qui constituait le sacrifice proprement dit, cette ordonnance ajoute, comme complément, diverses offrandes végétales de gâteaux, de galettes et de la fleur de farine frite.

Versets 13-14

Je continue.

On présentera l'offrande sur des gâteaux de pain levé, pour compléter le sacrifice de communion, offert par reconnaissance. On prélèvera sur chacune de ces offrandes une portion pour l'offrir à l'Éternel ; celle-ci reviendra au prêtre qui aura fait l'aspersion du sang pour le sacrifice de communion (Lévitique 7.13-14).

En plus des gâteaux et des galettes sans levain, l'Israélite devra présenter des pains levés, non pas sur l'autel où ne doit paraître rien de levé, mais en vue du repas de famille qui doit suivre. Une portion de chacune des trois offrandes de gâteaux et de galettes est prélevée pour l'Éternel et revient donc au prêtre sacrificateur.

Verset 15

Je continue.

La viande du sacrifice de communion, offert par reconnaissance, sera mangée le jour où on l'offre. On n'en laissera rien jusqu'au lendemain matin (Lévitique 7.15).

Cette ordonnance avait divers motifs : d'abord, éviter la corruption, toujours très prompte dans les pays chauds ; puis, pousser à l'hospitalité, car à moins que la famille ne fût très nombreuse, elle forçait à inviter des amis, des isolés, des pauvres ; et finalement à éviter la superstition qui existait chez divers peuples païens, chez lesquels on conservait séchée la viande des sacrifices, croyant qu'elle avait une vertu magique.

Verset 16

Je continue.

Si le sacrifice de communion est offert pour accomplir un vœu ou comme don volontaire, une partie de la viande de la victime sera mangée le jour où on l'offre, mais le reste pourra être mangé le lendemain (Lévitique 7.16).

Voici maintenant les deux cas suivants qui sont décrits ensemble. Le second concerne un sacrifice auquel on s'est engagé d'avance par un vœu si une prière venait à être exaucée. Le troisième n'est pas motivé par une raison ou par une autre. C'est un simple témoignage d'appréciation de la part de l'Israélite dont le cœur est rempli de reconnaissance envers l'Éternel pour ses bienfaits de tous les jours. Dans le Nouveau Testament, le croyant est lui aussi exhorté à remercier Dieu pour ses bénédictions. Je lis un petit passage :

Par Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu un sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom (Hébreux 13.15).

Donc dans ces deux cas, la chair de la victime pouvait encore être mangée le lendemain. Cette différence entre la première situation et les deux suivantes avait pour but de donner un caractère plus solennel au premier genre de sacrifice d'actions de grâces, celui qui s'offrait pour un bienfait spécifique.

Versets 17-18

Je continue.

Ce qui restera de la viande du sacrifice le surlendemain sera brûlé. Mais si l'on en mange le surlendemain, celui qui a offert le sacrifice ne sera pas agréé, son sacrifice ne compte pas. Car cette viande est devenue impure, et celui qui en mange se rend coupable d'une faute (Lévitique 7.17-18).

Après 48 heures, ce qui restait du sacrifice devait être brûlé pour éviter la corruption. Il y avait sans doute des tas de mouches à viande qui devaient chercher à pondre leurs œufs sur tout morceau de viande qui traînait. La désobéissance à cet ordre entraîne d'une part l'annulation de la valeur du sacrifice initial, et d'autre part, l'Israélite, ainsi que ceux qui ont mangé avec lui de ces restes le troisième jour se chargent d'une faute qui a besoin d'être expiée.

Versets 19-20

Je continue.

Si la viande est entrée en contact avec une personne ou un objet rituellement impur, on ne la mangera pas : il faudra la brûler. Toute personne rituellement pure pourra manger de la viande du sacrifice de communion, mais si quelqu'un mange de la viande du sacrifice de communion qui appartient à l'Éternel, alors qu'il se trouve en état d'impureté rituelle, il sera retranché de son peuple (Lévitique 7.19-20).

Il s'agit d'une intervention directe de l'Éternel qui aura pour effet la mort prématurée du coupable ou l'extinction éventuelle de sa branche familiale qui n'aura plus de descendants mâles. Dans d'autres cas, le retranchement consistait à l'exclusion de la participation au culte et à la communion avec Dieu, et par conséquent, dans la privation des bénédictions attachées à la qualité d'enfant d'Abraham.

Verset 21

Je continue.

De même, si quelqu'un mange de la viande du sacrifice de communion qui appartient à l'Éternel, après avoir touché quoi que ce soit de rituellement impur, impureté d'homme, animal impur ou quelque autre chose interdite et impure, il sera retranché de son peuple (Lévitique 7.21).

Dans ce passage où il est toujours question d'impureté rituelle, l'Éternel fournit dans la foulée un renseignement d'ordre médical des plus utiles, car il peut en effet faire la différence entre la vie ou la mort. Il s'agit de la petite phrase qui ordonne de ne pas toucher une impureté d'homme et de manger ensuite avec les mains contaminées. En effet, bien que cette expression « les souillures d'hommes » englobe différentes choses, il est surtout question des selles ou défécations. Cette interdiction, précise et qui concerne également les excréments d'animaux, est développée dans un autre livre de Moïse dont je cite un passage :

Vous désignerez un endroit, à l'extérieur du camp, où vous pourrez vous retirer pour satisfaire vos besoins naturels. Tu auras dans ton équipement un instrument et, lorsque tu te rendras à l'écart, tu creuseras d'abord un trou et, en partant, tu recouvriras tes excréments (Deutéronome 23.12-13).

Cela nous paraît enfantin, pourtant ces lois d'hygiène élémentaires ne sont pas encore entrées en vigueur dans bien des pays chauds, et les mouches continuent à transmettre les maladies dues à la mauvaise hygiène fécale. Ces mesures ordonnées par l'Éternel étaient efficaces et en avance d'au moins 3500 ans par rapport aux usages de l'époque. En effet, les couches supérieures du sol contiennent des bactéries qui décomposent les matières organiques. Ces lois n'étaient pas appliquées aux malades seulement, mais à tout citoyen. On sait actuellement qu'il existe de nombreux porteurs sains pour la dissémination des maladies comme la typhoïde, la poliomyélite, le choléra, la peste, la bilharziose, l'amibiase et autres.