Réseau PHARE FM

AUX PORTES DU DAUPHINÉ (38 La Verpillière, Grand Est Lyonnais)107.0 FM21:30
GRENOBLE (38)96.6 FM21:30
HAUTE-NORMANDIE (76 Yvetot/Louvetot)94.9 FM21:30
MONTAUBAN (82)92.0 FM21:30
MONS (Belgique)89.3 FM21:30
MULHOUSE (68)95.3 FM21:30
HAGUENAU (67)91.5 et 92.5 FM21:30

AQUITAINE RADIO

MEILHAN SUR GARONNE (47)103.6 FM20:30 à partir de juin sinon 21:00

RADIO ALBATROS

LE HAVRE (76)88.2 FM20:45
FÉCAMP (76)89.8 FM20:45

RADIO ALTITUDE

CLERMONT FERRAND (63)97.0 FM22:00

RADIO CRISTAL

ÉPINAL (88)107.3 FM22:00
GÉRARDMER (88)92.7 FM22:00

RADIO LA SENTINELLE

ROUEN (76)97.9 FM21:30

RADIO OMEGA

AUDINCOURT (25)90.9 FM09:00 et 20:00

RADIO ALLIANCE PLUS

NÎMES (30)103.1 FM13:15 le mardi

RADIO FM PLUS

MONTPELLIER (34)91.0 FM13:15 le mardi

FM ÉVANGILE 66

PERPIGNAN (66)88.7 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00
EYNE (66)103.4 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00

RADIO VIE

Iles de la Réunion105.5 et 93.3 FM13:30 heure locale.

WEB RADIO

Phare FMwww.pharefm.com21:30
Louange Réunionwww.louangereunion.fr10:00, 18:00 et 22:00 (heures locales)
Radion Vie FMwww.radio.vie-fm.fr05:00, 09:00 et 15:00
Radio Prédicationwww.radiopredications.com10:00 et 19:00
Radio France Évangilewww.radio-rfe.com09:00 et 18:00
African Revival Radio USAhttp://ar-fellowship.org04:15 et 14:15
Mission FM USAwww.missionfm.org07:00 et 19:00
Radio Vie lumière Burkina Fasowww.cvk-lvd.com22:00

Émission 174 - Lévitique 12.1-13.1

Diffusé le 24 août 2012 - ::

Chapitre 12

Introduction

Nous voici rendus au chapitre 12 du Lévitique où il va être question des lois régissant la maternité et tout ce qui entoure la transmission par l'hérédité. Alors que le chapitre précédent traite de l'aspect externe du péché qui se communique par contact, ici nous avons l'aspect interne du péché, celui qui est attaché à la nature humaine et rebelle à Dieu. À ce sujet, le psalmiste déclare :

Je suis, depuis ma naissance, marqué du péché ; depuis qu'en ma mère j'ai été conçu, le péché est attaché à moi (Psaumes 51.6).

Dans ce chapitre qui traite de la maternité, les règles qui y sont énoncées comportent, comme dans le domaine alimentaire, un aspect sanitaire et hygiénique, mais aussi un but spirituel et pédagogique. L'objectif de ce chapitre est d'enseigner le caractère héréditaire du mal que fait l'être humain. L'idée que l'homme est par nature un être corrompu a été mise aux oubliettes depuis fort longtemps grâce en partie aux œuvres littéraires de J.-J. Rousseau.

Cependant, toutes les manœuvres acrobatiques entreprises par toutes les branches scientifiques pour expliquer le mal dont l'homme est directement responsable ainsi que la mort et la maladie, non seulement n'ont rien changé, mais n'expliquent rien du tout. En attendant, la nature humaine est toujours aussi pervertie. L'affirmation des Écritures fait peut-être moyen-âge et bondir l'homo modernus, mais c'est la seule qui est cohérente avec la réalité, le journal du matin et les informations à la télé. Je cite un petit passage :

Par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché (Romains 5.12).

La désobéissance d'Adam et Ève est la source de tout le mal, la maladie, les catastrophes et la mort. Le petit enfant dans les bras de sa mère est mignon comme tout, innocent comme un agneau qui vient de naître. En réalité, c'est un monstre en puissance. Lorsqu’Ève donna naissance à Caïn, elle croyait que son fils serait le sauveur promis par l'Éternel. Au lieu de cela, il fut le premier meurtrier de l'histoire humaine et chef de file d'une très très longue liste. Hitler et Staline aussi étaient des bébés souriants et mignons à croquer. Ceux qui sont de la génération des 68-tards ont abandonné le principe de la discipline dans l'éducation de leurs enfants parce qu'ils croyaient cultiver une jolie petite fleur, alors qu'en réalité c'est du chiendent. Toute mère et tout père donnent naissance à un être entaché par le mal. Ils ne peuvent faire autrement, car eux-mêmes sont souillés par le péché.

Versets 1-2

Je commence à lire :

L'Éternel s'adressa à Moïse en ces termes : — Parle aux Israélites : Lorsqu'une femme met au monde un garçon, elle sera rituellement impure durant sept jours, comme lorsqu'elle est isolée à cause de son indisposition menstruelle (Lévitique 11.1-2).

Le contact avec le sang entraînait l'impureté. La femme était donc rituellement impure lors d'une naissance ou à l'occasion des règles. Ceci implique qu'elle ne devait toucher aucune chose consacrée ni se rendre au sanctuaire. Si c'était une femme de prêtre, elle ne pourrait donc pas consommer les aliments saints revenant au prêtre et à sa famille. Sous la loi de Moïse, l'impureté rituelle temporaire de la mère lui rappelait également qu'elle donnait le jour à un être coupable devant Dieu par le simple fait qu'il était né. C'est dur à entendre parce que nous avons l'habitude d'idéaliser la mère et l'enfant comme si c'était la vierge avec l'enfant Jésus.

Des prescriptions analogues à celles qui sont présentées dans ce chapitre se retrouvent chez beaucoup de peuples anciens. Ainsi chez les Hindous, la naissance d'un enfant souillait la mère pour dix jours et le père devait se purifier par un bain. Aujourd'hui en Inde, la maison où est né un enfant est considérée impure et doit être aspergée d'eau lustrale. Tous ceux qui y habitent doivent se laver, et la mère prendre plusieurs bains.

Chez les Parses, les disciples de Zoroastre, ce réformateur iranien du 7e siècle av. J-C et précurseur de l'idée du surhomme de Nietzsche et d'Hitler et donc du génocide juif, chez eux donc, l'accouchée est impure et vit à part pendant quarante jours ; elle ne peut revoir son mari qu'au bout de quarante autres jours, et quant à l'enfant, il souille celui qui le touche et doit aussi être lavé afin de le purifier rituellement.

Le Coran enseigne que l'accouchée est impure quarante jours. Chez les Grecs, on évitait de s'approcher du lit de couches et l'accouchée ne pouvait s'approcher d'aucun autel avant quarante jours. Chez les Romains, il en était à peu près de même ; un sacrifice était offert pour l'enfant le cinquième jour. Chez les peuplades barbares de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique, l'accouchée, comme la femme qui a son indisposition, est regardée comme impure.

Ces habitudes ont sans doute un but hygiénique ; mais elles reposent avant tout sur le sentiment instinctif que quelque chose de mal est mêlé à tout ce qui concerne la reproduction de l'espèce. Ce sentiment naturel est sanctionné par la loi israélite dans les ordonnances suivantes.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Le huitième jour, on circoncira l'enfant. Puis il lui faudra encore attendre trente-trois jours pour être purifiée de son sang ; elle ne touchera aucune chose consacrée ; elle n'ira pas au sanctuaire jusqu'à ce que le temps de sa purification parvienne à son terme (Lévitique 12.3-4).

La circoncision était le rite qui signifiait l'entrée du garçon dans l'alliance conclue entre l'Éternel et Abraham ainsi que sa consécration à Dieu. Quant à la mère, pendant cette seconde phase de son isolement, qui durait trente-trois jours, elle devait toujours s'abstenir des choses rituellement saintes et se tenir éloignée du sanctuaire. Il est intéressant de remarquer que le Christ et sa mère suivirent les mêmes rites que tous les autres Juifs. Je cite le passage de l'Évangile :

Lorsque, huit jours plus tard, arriva le moment de circoncire l'enfant, on lui donna le nom de Jésus : c'était le nom que l'ange avait indiqué avant qu'il ne fût conçu. Puis, une fois passé le temps prescrit par la Loi de Moïse pour leur purification, les parents de Jésus l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. En effet, il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice requis par la Loi du Seigneur : une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons (Luc 2.21-24).

Bien que Jésus soit né sans la tache du péché, Jésus et sa mère se conformèrent aux mêmes rites que les Israélites, car il était né sous la loi et comme Il le dit lui-même dans l'Évangile :

Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir (Matthieu 5.17).

C'était d'ailleurs pour la même raison qu'il voulut passer par le baptême de Jean-Baptiste qui était pourtant celui de la repentance.

Verset 5

Je continue le texte.

Si elle donne naissance à une fille, elle sera rituellement impure deux semaines comme au moment de son indisposition, puis il lui faudra encore attendre soixante-six jours pour être purifiée de son sang (Lévitique 12.5).

Sous la loi, le temps de l'impureté rituelle était le double lors de la naissance d'une fille. Tous les chiffres sont doublés : deux semaines au lieu d'une ; 66 jours au lieu de 33 ; en tout 80 jours au lieu de 40. Pourquoi cette différence entre un garçon et une fille ? Probablement plus pour une raison religieuse que médicale, encore que dans les contrées méridionales, la purification complète des accouchées se produirait plus lentement après la naissance des filles qu'après celle des garçons. C'est tout au moins ce qu'affirmaient Hippocrate et Aristote, qui donnent toutefois des chiffres un peu moins élevés. Peu importe !

La circoncision d'un garçon, lui-même un rite de purification abrégeait aussi le temps d'impureté de sa mère. La loi voulait-elle rappeler par cette prescription que le péché a été introduit dans le monde par la femme, ce qui est rappelé par un petit texte du Nouveau Testament que je cite :

Ce n'est pas Adam qui a été détourné de la vérité, c'est la femme, et elle a désobéi au commandement de Dieu (1Timothée 2.4).

Ce qu'il y a de sûr, c'est que ces lois d'isolement n'étaient pas du tout en vigueur au 19e siècle. En 1870 encore, l'infection était le lot de presque toutes les accouchées. À l'Hôtel Dieu, elles étaient trois par lit, le linge sale pendait aux fenêtres et l'air était irrespirable. On sait que dans la première clinique de Vienne, l'hôpital général, on passait indifféremment de l'amphithéâtre de dissection à la salle des malades avec des blouses sales et des mains souillées, sans se poser des questions. La mortalité des accouchées était supérieure à 15 %.

Versets 6-8

Je continue le texte.

Quand les jours de sa purification seront achevés, qu'il s'agisse d'un garçon ou d'une fille, elle apportera à l'entrée de la tente de la Rencontre un agneau dans sa première année pour l'holocauste, et un pigeonneau ou une tourterelle pour le sacrifice pour le péché, et elle les remettra au prêtre. Celui-ci les offrira devant l'Éternel et accomplira le rite d'expiation pour elle, et elle sera rituellement purifiée de sa perte de sang. Telle est la règle concernant la femme qui donne naissance à un garçon ou à une fille. Si elle n'a pas de quoi offrir un agneau, elle prendra deux tourterelles ou deux pigeonneaux, l'un pour l'holocauste et l'autre pour le sacrifice pour le péché ; le prêtre accomplira le rite d'expiation pour elle, et elle sera rituellement pure (Lévitique 12.6-8).

La mère devait éprouver le besoin de se consacrer à nouveau au Dieu qui l'avait délivrée. C'est pourquoi c'est un holocauste beaucoup plus considérable que les perpétuels du soir et matin, qui était exigé, parce que c'était une façon de consacrer à l'Éternel, en même temps et la mère et l'enfant. À celui-ci se joint et en premier lieu un sacrifice d'expiation parce qu'elle a mis au monde un être humain qui est corrompu et doté d'une nature rebelle à l'Éternel. Toutefois, comme il n'y avait pas eu de transgressions spécifiques, celui-ci était peu important.

Cette loi sur la purification après un accouchement révèle que le péché, le mal, affecte le don de la vie. En effet, la nature insoumise de l'homme se transmet avec la vie. Le pouvoir de faire le mal s'immisce dans toutes les activités de l'existence humaine, y compris dans les fonctions les plus naturelles et ainsi les corrompt.

Chapitre 13

Introduction

Nous voici au chapitre 13 du Lévitique. En plein cœur de ce livre dont le sujet est l'adoration du Dieu saint, se trouve cette longue section sur les impuretés corporelles et en particulier les maladies de la peau. L'Éternel donne les règles qui doivent régir toutes ces affections graves de la peau, contagieuses et malignes. Ces saletés s'attaquent également aux objets, vêtements et maisons sous forme de moisissures ou de lichens. Elles aussi sont appelées lèpre. Les symptômes décrits ici, et le fait qu'ils puissent changer rapidement, semblent indiquer qu'il s'agit de toute une gamme de maladies de la peau et pas seulement de ce qu'on a coutume d'appeler la lèpre et qui est plus spécifiquement la maladie de Hansen, puisque c'est lui qui l'a identifiée. Mais pour simplifier, je les appellerais toutes lèpre, même si cette terminologie est inexacte. Cet ensemble d'affections est la seule qui soit complètement décrite dans l'Ancien Testament.

Les passages bibliques mettent l'accent sur l'importance du diagnostic précoce et de la prévention de cette maladie. Les affections de la peau, dont celle de Hansen, étaient très répandues jadis, même en Europe où au 13e siècle il y avait environ 19 000 léproseries. Au 14e siècle, l'Église catholique romaine prit l'initiative de choisir comme principe directeur de prévention la notion de contagion telle qu'elle était décrite dans l'Ancien Testament, c'est-à-dire, identifier la maladie, isoler la personne impure en l'excluant de la communauté, brûler ses vêtements et nettoyer les objets et habitations qui avaient été contaminés. On assista alors à des résultats spectaculaires et à une éradication systématique de la maladie. Les mêmes principes furent appliqués avec succès lors des épidémies de peste.

Dans l'ensemble des Textes Sacrés, ces maladies cutanées à caractère infectieux symbolisent le caractère impur et répugnant du mal qui habite l'homme et qui s'appelle le péché. En effet, à l'approche de quiconque, le lépreux devait crier : impur, impur ! Ce cri était une proclamation qui rappelait à tout un chacun qu'il était lui-même un lépreux sur le plan spirituel et moral et avait continuellement besoin de la purification divine. Le parallèle entre les symptômes physiques de cet ensemble d'affections cutanées et le péché est fréquent dans les Écritures, par exemple cet extrait d'un Psaume de l'Ancien Testament que je lis :

Il n'y a rien de sain dans ma chair à cause de ta colère, Il n'y a plus de vigueur dans mes os à cause de mon péché. Car mes iniquités s'élèvent au-dessus de ma tête ; Comme un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes, Par l'effet de ma folie. Je suis courbé, abattu au dernier point ; Tout le jour je marche dans la tristesse. Car un mal brûlant dévore mes entrailles, Et il n'y a rien de sain dans ma chair. Je suis sans force, entièrement brisé ; Le trouble de mon cœur m'arrache des gémissements. Car je reconnais mon iniquité, Je suis dans la crainte à cause de mon péché (Psaumes 38.4-9, 19).

La lèpre, maladie de Hansen, est déformante et épouvantable. Elle commence par un tout petit symptôme de rien du tout, puis petit à petit il ronge le patient qui ne souffre pas et ne va pas mourir subitement comme quelqu'un qui est frappé d'une crise cardiaque. La première conséquence du diagnostic de lèpre est l'isolement. L'Israélite n'avait plus droit ni d'entrer en contact avec quiconque, ni de participer à la vie religieuse de son peuple. Il devenait immédiatement un paria, un rejeté de sa société, alors que peu à peu la maladie s'installait, lui ôtant les sensations des extrémités et le détruisant inexorablement jusqu'à ce qu'un jour il s'écroule mort.

Il y a un peu plus d'un siècle, un voyageur qui avait parcouru la Palestine écrivit ces lignes : Je rencontrai un groupe de lépreux dans les environs de Jérusalem. Ces pauvres mendiants étaient sans yeux, sans nez, sans oreilles, sans dents et sans cheveux. Ils tendaient vers moi des bras sans mains, et des sons incompréhensibles montaient de leur gorge sans palais. C'était tout simplement horrible !

Tout comme la lèpre, le mal spirituel qui afflige l'homme se révèle d'abord de façon presque anodine, déjà dans l'enfant par ses caprices, son refus d'obtempérer. Le péché est la raison pour laquelle tout être humain qui vient au monde est d'emblée séparé de son Créateur. Cet état de rébellion qui est en moi, s'il est laissé sans frein, va immanquablement prendre de l'ampleur et éventuellement il y aura des pots cassés. Un scandale éclate, une famille n'est plus ou bien il y a des milliers voire des millions de morts. Une description de la progression de ce penchant au mal qui m'habite est décrite dans le Nouveau Testament. Je la lis :

Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante la transgression ; et celle-ci étant consommée, produit la mort (Jacques 1.14-15).

La mort est le point final de tout homme parce qu'il est né avec le péché en lui. Les Textes Sacrés donnent à la fois le remède spirituel à mon péché et des règles très détaillées concernant les affections cutanées. Moïse n'a point légiféré sur d'autres maladies tout aussi graves et mortelles, car elles n'étaient pas considérées comme une source de souillure. Une raison est que la lèpre était envisagée comme une punition spécifique, comme un jugement de Dieu infligé à l'homme coupable de quelque faute précise. Cette opinion n'était pas particulière aux Hébreux ; elle était présente chez tous les peuples où la lèpre était endémique, dans l'antiquité comme dans le Moyen-Âge.

D'une manière générale, les Textes Sacrés n'offrent pas de traitement médical à suivre. La guérison, comme la maladie elle-même, est censée ne venir que de Dieu. Lorsqu’effectivement le malade est guéri, c'est encore le prêtre qui ordonne la cérémonie de purification rituelle. Voilà pourquoi dans tous les préceptes concernant la lèpre, l'Éternel va parler à la fois à Moïse et à Aaron, le grand-prêtre. C'est lui en effet, en tant que pontife de Dieu qui devait constater le mal, ordonner la séquestration provisoire ou la relégation définitive, et aussi déclarer la guérison. Il est donc mentionné dans ce chapitre à cause du rôle important que lui et ses descendants vont jouer dans cette terrible maladie.

Versets 1-2

Je commence à lire :

L'Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes : Si une boursouflure, une dartre ou une tache sur la peau de la chair de quelqu'un devient une plaie qui fait suspecter une maladie de peau évolutive, du genre lèpre, on le présentera au prêtre Aaron ou à l'un de ses descendants (Lévitique 13.1-2).

La peau de sa chair est une expression qui indique que le siège du mal qui se remarque à la peau est dans la chair. Une tumeur est une élévation de la peau, alors qu'une dartre produit un écoulement. Une tache est une partie plus claire se détachant sur la peau, ce qui se remarque encore mieux chez les Orientaux au teint foncé. Boursouflure, dartre ou tache, ce sont là les trois symptômes critiques. Si l'un d'entre eux se produit sans cause apparente ou par contagion sur des parties de la peau dénuées de cheveux ou de barbe, il faut aller voir le prêtre. Bien sûr, la méthode de diagnostic utilisée à cette époque était quelque peu rudimentaire, comparée aux moyens dont dispose la médecine moderne.