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Émission 1083 - Jonas 2.1-2.10

Diffusé le 18 février 2016 - ::

Chapitre 2

Verset 1

Jon 2:2

Verset 2

En février 1891, le bateau appelé Star of the East (Étoile de l’Orient) était au large des îles Falkland lorsque l’équipage a repéré un cachalot qui faisait entre 25 et 30 mètres de long. Deux chaloupes avec des membres d’équipage se lancèrent alors à sa poursuite pour tenter de le capturer. Lorsqu’ils furent à proximité du monstre, l’un des chasseurs lança son harpon qui blessa sérieusement le cachalot. Celui-ci fit volte-face et chargea alors les chaloupes qui faillirent se retourner. Mais finalement, ils eurent raison de la bête et la ramenèrent à leur bateau-usine.

Une fois tout le monde sur le pont, ils s’aperçurent que l’un des marins, James Bartley, n’était plus parmi eux. Ils conclurent que pendant le feu de l’action, il avait dû tomber à l’eau et s’était noyé. Six heures plus tard, les matelots commencèrent à dépecer le monstre mais comme à minuit, ils n’avaient pas encore fini cette lourde tâche, ils allèrent tous se coucher. Le lendemain matin, ils reprirent leur travail et c’est alors que se produisit un événement inattendu. Les marins furent surpris de constater que quelque chose bougeait dans l’estomac du cachalot. Ils découpèrent la chair tout autour et trouvèrent James Bartley, le matelot manquant, inconscient et dans la position fœtale.

On le plaça dans un bain chaud d’eau de mer qui le ramena à lui, mais il délirait. Alors, on l’installa dans la cabine du capitaine. Une fois qu’il eut complètement repris tous ses esprits, James Bartley se souvint avoir été heurté par la queue du cachalot puis être entouré de profondes ténèbres alors qu’il glissait le long d’une paroi lisse qui semblait bouger et le pousser en avant. Ses mains touchèrent une substance gélatineuse qui se rétractait à son contact. Il pouvait facilement respirer mais la chaleur était tellement suffocante qu’elle sapait toute son énergie. Ensuite plus rien jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits dans la cabine du capitaine.

Mis à par le fait que son visage, son cou et ses mains avaient pris l’aspect du blanc délavé, Bartley ressortit intact de ce tragique accident. S’il est possible à un homme de survivre après avoir été englouti par un cachalot, un prédateur armé de dents de 20 cm de long, l’histoire de Jonas est tout à fait plausible même pour les plus sceptiques.

En dehors du requin-baleine et de la baleine bleue dont j’ai déjà parlé et qui sont les meilleurs candidats pour sauvegarder un homme à la mer, il existe un autre animal qui pourrait à la rigueur être le protecteur de Jonas ; il s’agit du requin-taureau qu’on trouve aujourd’hui en Méditerranée. Seulement, il est relativement petit puisqu’il ne fait jamais plus de quatre mètres de long. Sa très grande gueule armée de dents très effilées et recourbées lui donne un air très agressif bien qu’en général, il ne le soit pas. Il aurait pu avaler Jonas sans problème et sans le croquer. En effet, selon le témoignage de Samuel Gobat (1799-1879) qui au 19e siècle fut évêque de Jérusalem, un jour, près d’Alexandrie, il assista au dépeçage d’un requin-taureau dans lequel on trouva le corps d’un homme mort mais conservé parfaitement intact.

Le commentateur biblique Godet écrit aussi qu’on lui a raconté l’histoire extraordinaire d’un matelot qui en 1758, tomba dans la Méditerranée et fut à l’instant même englouti par un requin. Le capitaine fit aussitôt ouvrir le feu sur lui, qui atteint par le boulet, rejeta sa proie et le matelot fut ramené vivant à bord de la chaloupe (Commentaire sur Jonas 2.1).

Le miracle de Jonas ne consiste pas tellement dans la conservation de son corps mais plutôt dans la présence de l’animal aquatique au bon moment, quand le prophète fut jeté à la mer, puis dans la conservation de sa vie. De toute façon, quand on accepte que Dieu a le droit d’être Dieu, les événements extraordinaires, qu’ils soient miraculeux ou naturels, ne sont jamais une source de difficultés.

Je continue à lire dans le second chapitre du livre de Jonas.

Dans le ventre du poisson, il adressa cette prière à l’Éternel son Dieu (Jonas 2.2).

Cette prière est une formule que Jonas utilise pour introduire un psaume de louange suite à la délivrance qu’il a vécue. Cette prière s’inspire largement du livre des Psaumes auquel la plupart des paroles sont textuellement empruntées. De plus, comme elle est écrite sous forme poétique, c’est qu’elle a été très travaillée, ce qui veut aussi dire qu’elle ne correspond pas mot pour mot au cri de détresse de Jonas alors qu’il était en train de se noyer. Cependant, l’esprit est le même. Jonas, qui est l’auteur du livre qui porte son nom, veut associer le lecteur aux impressions et sentiments qu’il a éprouvés à partir du moment où il a été jeté par-dessus bord.

Alors qu’il est à l’intérieur de l’animal aquatique, qu’il soit poisson ou mammifère, Jonas remercie Dieu de l’avoir préservé d’une mort certaine.

Jon 2:3

Verset 3

Je continue.

Il (Jonas) dit : Dans ma détresse, moi, j’ai crié à l’Éternel et il m’a répondu. Oui, du cœur du séjour des morts j’ai crié au secours et tu m’as entendu (Jonas 2.3 ; Auteur).

Bien que prophète récalcitrant, Jonas a reçu une réponse de l’Éternel quand il a crié à lui. En effet, au moment où il a été englouti par l’animal, il a senti que ce dernier était un instrument, non de mort, mais de salut, alors il a fait éclater sa reconnaissance envers Dieu. C’est à ces sentiments que Jonas donne corps par ce cantique. Mais il parle d’abord de l’appel au secours qu’il adressa à l’Éternel alors qu’il coulait à pic au fond de la mer. Ses premières paroles rappellent les cris du psalmiste qui écrit :

Dans ma détresse, j’appelai l’Éternel. Vers mon Dieu, je lançai mon appel au secours, mon cri parvint à ses oreilles et, de son temple, il m’entendit (Psaumes 18.7 ; comparez 118.5 ; 120.1 ; 130.1-2).

Éternel, tu m’as retiré de la mort, tu m’as rendu à la vie quand j’allais vers le tombeau (Psaumes 30.4).

Quand Jonas dit : Du cœur du séjour des morts j’ai crié au secours , il ne parle pas du ventre du poisson où il était en sécurité, mais de la mer qu’il voyait déjà comme son tombeau.

Jon 2:4

Verset 4

Je continue.

Tu m’as fait jeté dans l’abîme au fond des océans et les courants m’ont encerclé, tous tes flots et tes vagues ont déferlé sur moi (Jonas 2.4 ; Auteur).

Jonas reconnaît que les marins païens furent les instruments de l’Éternel, exécutant la sanction divine contre lui. Ici encore, il cite un psaume où il est écrit :

Un abîme en appelle un autre : tu fais gronder tes chutes ; tous tes flots et tes lames ont déferlé sur moi (Psaumes 42.8 ; comparez Psaumes 88.7-8).

Alors que dans le psaume, ces paroles sont à prendre au sens figuré, pour Jonas elles se sont littéralement accomplies.

Jon 2:1

Verset 1

Je continue.

Je me disais : Je suis chassé loin de tes yeux. Pourtant, je me tournerai à nouveau vers ton Temple saint (Jonas 2.5 ; Auteur).

Ces paroles rappellent le psalmiste qui écrit :

Désemparé, je me disais : « Il ne se soucie plus de moi. » Mais tu m’as entendu quand je te suppliais, quand je t’appelais à mon aide (Psaumes 31.23).

Ayant fui la présence de l’Éternel en Israël, Jonas craignait d’avoir perdu la faveur de Dieu. Ces paroles prononcées à l’intérieur du poisson correspondent à l’expérience de Jonas quand il sombrait au fond de la mer, puis quand il s’est vu sauvé par l’animal aquatique.

Quand Jonas dit : Je suis chassé loin de tes yeux , il sous-entend loin de la protection de Dieu à cause de sa désobéissance. Le mot pour « chassé » est très fort ; il signifie expulsé avec violence. Mais maintenant que Jonas est à l’abri et bien au chaud, et même un peu trop, il peut dire : Pourtant, je me tournerai à nouveau vers ton Temple saint , parce qu’il a l’assurance que si l’Éternel a répondu à son appel au secours en suscitant l’animal qui l’a avalé, c’est pour le sauver complètement.

Le Temple auquel Jonas se réfère est celui que Salomon avait fait construire à Jérusalem ; les Juifs pieux priaient en regardant dans sa direction. Cela dit, Jonas se rendait très certainement dans la ville sainte au moins trois fois par an pour les fêtes obligatoires (Pâques, Cabanes, Pentecôte) en compagnie des Israélites fidèles du royaume des 10 tribus du Nord.

Jon 2:6

Verset 6

Je continue le texte.

Les eaux m’environnaient et menaçaient ma vie, l’abîme m’enserrait ; tout autour de ma tête, les roseaux s’enlaçaient (Jonas 2.6 ; Auteur).

Jonas s’inspire ici du psalmiste qui écrit :

Oui, le séjour des morts m’entourait de ses liens, le piège de la mort se refermait sur moi (Psaumes 18.5).

Ô mon Dieu, sauve-moi, j’ai de l’eau jusqu’au cou. Dans la boue, je m’enlise, sans point d’appui. Me voici descendu au plus profond des eaux ; le torrent me submerge (Psaumes 69.2-3 ; comparez Lamentations 3.53-54).

Un commentateur qui considère que Jonas est en train de décrire son expérience alors qu’il est dans l’estomac du poisson dit que le prophète a de l’eau jusqu’au cou et que l’animal avait avalé des tonnes d’algues qui s’enroulaient autour de lui jusqu’au sommet de sa tête. Cependant, les baleines et les requins ne sont pas herbivores et puis cette prière correspond à ce que Jonas a vécu avant qu’il ne soit avalé.

La référence à des roseaux qui s’enlacent autour de la tête de Jonas présente des difficultés d’interprétation. On pourrait penser que Jonas a touché le fond et s’est enlisé dans la végétation sous-marine. Mais les spécialistes considèrent que le terme « roseaux » symbolise et représente la mer des roseaux , c’est-à-dire la mer Rouge et par extension toute mer. Ce procédé est courant en poésie hébraïque. Soit dit en passant que l’ancienne version grecque que les écrivains du Nouveau Testament utilisaient omet carrément le mot roseau .

La Méditerranée était devenue la prison de Jonas, ce qu’il répète trois fois dans le même verset. En effet, il dit : Les eaux m’environnaient  ; l’abîme m’enserrait et les roseaux, c’est-à-dire la mer l’enlaçait .

Jon 2:7

Verset 7

Je continue le texte.

Et je suis descendu jusqu’au tréfonds des mers où naissent les montagnes. La terre avait déjà tiré derrière moi ses verrous pour toujours. Mais du fond de la fosse tu m’as fait remonter, ô Éternel, mon Dieu ! (Jonas 2.7).

Jonas s’inspire ici d’un psaume qui dit :

Éternel, tu m’as retiré de la mort, tu m’as rendu à la vie quand j’allais vers le tombeau (Psaumes 30.4 ; comparez 71.20).

Pour fuir l’Éternel, Jonas est d’abord descendu au port de Jaffa puis il est descendu dans le bateau et enfin, il est descendu dans la cale pour aller dormir (Jonas 1.3, 5). Alors, Dieu s’est fâché et c’est comme s’il lui avait dit : Ah ! tu as voulu descendre ! Eh bien ! Laisse-moi t’aider  ! L’Éternel l’a donc fait descendre bien plus bas que la cale du bateau puisque Jonas dit ici :

Et je suis descendu jusqu’au tréfonds des mers où naissent les montagnes.

Après sa dernière descente, le prophète a vraiment eu envie de remonter parce qu’il se voyait enfermé dans la prison du séjour des morts sans issue possible ; c’était comme si la porte par laquelle il aurait pu sortir et rejoindre le monde des vivants était verrouillée à double tour.

Selon la conception du monde du Proche-Orient ancien, les montagnes plongeaient leurs racines aux cœurs des mers et jouaient le rôle de piliers pour soutenir la terre.

Jon 2:8

Verset 8

Je continue.

Quand je désespérais de conserver la vie, je me suis souvenu de toi, ô Éternel, et ma prière est montée jusqu’à toi, jusqu’à ton Temple saint (Jonas 2.8).

Jonas a touché le fond du trou, car il savait qu’il ne pouvait strictement rien faire pour sauver sa vie. Il était à moins de deux doigts de la mort parce que son cerveau n’étant plus alimenté en oxygène, il ne fonctionnait plus guère, ce qui fait que le prophète était en train de perdre connaissance. C’est dans ce moment de détresse totale qu’il a lancé son dernier cri en direction de l’Éternel. C’est alors qu’il fut happé par l’animal aquatique et qu’il a su que son appel au secours avait été bien reçu.

Quand on s’adresse à Dieu et que notre prière ne monte pas plus haut que le plafond, on peut dire avec certitude qu’on n’a pas été entendu. Mais comme le dit Jonas, si la prière atteint le Temple saint, le trône du Dieu Tout-Puissant, alors là c’est que la réponse ne va pas se faire attendre.

Jon 2:9

Verset 9

Je continue.

Ceux qui s’attachent à de vaines idoles, ces vanités trompeuses, se privent de la grâce (Jonas 2.9 ; Auteur).

L’idolâtrie est une tare monstrueuse qui revient constamment dans les Écritures. Ici, Jonas établit un contraste entre, d’une part, le Dieu du ciel qui est esprit et le Créateur de toutes choses, et d’autre part, les fausses divinités avec leurs représentations physiques sous la forme d’une statue quelconque en bois ou en un autre matériau. Il va sans dire que de telles vanités trompeuses ne pourraient en aucun cas venir en aide à Jonas en train de sombrer dans la mer.

Au sujet de l’idolâtrie, Moïse a lancé un avertissement terrible à la génération des Hébreux qui allaient entrer en Terre promise ; il leur a dit :

Maudit soit l’homme qui fait une image taillée ou une image en fonte, abomination de l’Éternel, œuvre des mains d’un artisan, et qui la place dans un lieu secret ! Et tout le peuple répondra, et dira : Amen ! (Deutéronome 27.15).

Aujourd’hui, en plus des statuettes catholiques traditionnelles, on trouve facilement des statues de Bouddha ou des images de dieux hindous. Mais c’est pure folie que de s’incliner devant une fabrication humaine, ce que rappelle le prophète Ésaïe avec un certain humour mordant quand il écrit :

Une idole moulée, un artisan la fond, l’orfèvre la recouvre d’un fin placage d’or et, pour l’orner, il coule des chaînettes d’argent. Celui qui est trop pauvre pour une telle offrande choisit un bois qui ne pourrisse pas, puis il s’en va chercher un artisan habile pour faire une statue qui ne vacille pas (Ésaïe 40.19-20).

Le fondeur de l’idole encourage l’orfèvre. Le polisseur soutient celui qui bat l’enclume. Il dit de la soudure : Voilà du bon travail ! Et il la fixe avec des clous afin qu’elle ne bouge pas (Ésaïe 41.7).

À quoi bon faire un dieu, couler une statue, qui n’est d’aucun profit ? Or, l’homme se sert de ces bois pour les brûler, il en prend une part pour se chauffer, il allume le feu pour y cuire son pain. Avec le même bois, il fait un dieu, et il l’adore ; il fabrique une idole et se prosterne devant elle. Quant au reste du bois, il en fait une idole, il la prend pour son dieu, il se prosterne devant elle et il l’adore. Il l’invoque et lui dit : Délivre-moi car toi, tu es mon dieu ! (Ésaïe 44.10, 15, 17).

Aujourd’hui encore de par le monde, autant en Occident qu’en Orient, d’innombrables gens s’inclinent bien bas ou s’agenouillent devant des statues, des images ou des icones, mais ça, c’est surtout pour le bas peuple. Les hommes d’affaires, quant à eux, sont en costume cravate et pour la plupart, ils ne s’abaissent pas à de tels enfantillages ; ils sont intelligents eux, ils ont fait les grandes écoles eux. Oui mais ils sont corps et âme au service de Mamon le dieu de l’argent (comparez Matthieu 6.24) qui les fait courir du matin au soir et du soir au matin car avides comme des éponges, ils veulent toujours plus de fric.

Ou pire encore, ils mettent Mamon au service d’une autre idole encore plus cruelle. Ils font du tourisme sexuel et partent pour ces pays du tiers monde où ils peuvent abuser des jeunes filles et même des enfants en toute impunité ou presque. Même certains de nos politiques ont participé ouvertement à ce tourisme odieux et sont allés jusqu’à raconter leurs exploits dans un livre (Mitterand en 2009). Bon, je me suis éloigné du type d’idole dont parle Jonas, mais il faut dénoncer les scandales qui affligent notre monde, que ce soient les traders ou les prédateurs de tout poil qui tondent et exploitent leurs concitoyens. Ces réflexions me font penser aux paroles du philosophe anglais (Thomas Hobbes, 1588-1679) qui a dit :

L’homme est un loup pour l’homme.

Il avait raison.

En disant que ceux qui s’attachent à de vaines idoles […] se privent de la grâce , Jonas établit non seulement un contraste entre le Dieu unique et les choses vaines, mais aussi et surtout entre la fin misérable des idolâtres et la joie et le réconfort qui sont le privilège de ceux qui ont une foi personnelle en l’Éternel. Au lieu de jouer au prophète sectaire, désobéissant, grincheux et boudeur qui s’enfuyait en Espagne parce qu’il avait la haine au ventre contre les habitants de Ninive et ne voulait pas qu’ils puissent bénéficier de la miséricorde divine, Jonas a crié vers le seul vrai Dieu qui l’a entendu et qui lui a fait grâce.

Jon 2:10

Verset 10

Je continue le texte.

Mais moi je t’offrirai un sacrifice en disant ma reconnaissance (Lévitique 7.12), et je m’acquitterai des vœux que j’ai formés, car c’est de l’Éternel que vient la délivrance (Jonas 2.10).

Dieu seul a le pouvoir de nous délivrer des pires situations dans lesquelles nous pouvons nous trouver engluer car il commande et tout dans la nature lui obéit à l’exception de l’homme qui dans son arrogance ose lui tenir tête. C’est ce qu’a fait Jonas mais maintenant qu’il est à l’abri à l’intérieur d’un énorme animal aquatique, il promet de s’amender ; il ira à Ninive et annoncera le message de l’Éternel à ses habitants.

Ici encore, dans sa prière d’actions de grâces, Jonas s’inspire de plusieurs citations de Psaumes comme :

En sacrifice à Dieu offre donc ta reconnaissance ! Accomplis envers le Très-Haut les vœux que tu as faits (Psaumes 50.14).

Je viens dans ta maison avec des holocaustes, je m’acquitte envers toi des vœux que je t’ai faits (Psaumes 66.13).

Je t’offrirai un sacrifice, pour marquer ma reconnaissance, et je m’adresserai à toi, ô Éternel (Psaumes 116.17).

Parce que c’est un réflexe de ma nature déchue, il m’est beaucoup plus facile de me plaindre de ceci ou de cela que d’être reconnaissant pour ce qui va bien, alors quelques fois il faut que je passe par une épreuve pour apprécier et compter les bienfaits de Dieu à mon égard.