Réseau PHARE FM

AUX PORTES DU DAUPHINÉ (38 La Verpillière, Grand Est Lyonnais)107.0 FM21:30
GRENOBLE (38)96.6 FM21:30
HAUTE-NORMANDIE (76 Yvetot/Louvetot)94.9 FM21:30
MONTAUBAN (82)92.0 FM21:30
MONS (Belgique)89.3 FM21:30
MULHOUSE (68)95.3 FM21:30
HAGUENAU (67)92.5 FM21:30

AQUITAINE RADIO

MEILHAN SUR GARONNE (47)103.6 FM20:30 à partir de juin sinon 21:00

RADIO ALBATROS

LE HAVRE (76)88.2 FM20:45
FÉCAMP (76)89.8 FM20:45

RADIO ALTITUDE

CLERMONT FERRAND (63)97.0 FM22:00

RADIO CRISTAL

ÉPINAL (88)107.3 FM22:00
GÉRARDMER (88)92.7 FM22:00

RADIO LA SENTINELLE

ROUEN (76)97.9 FM21:30

RADIO OMEGA

AUDINCOURT (25)90.9 FM09:00 et 20:00

RADIO ALLIANCE PLUS

NÎMES (30)103.1 FM13:15 le mardi

RADIO FM PLUS

MONTPELLIER (34)91.0 FM13:15 le mardi

FM ÉVANGILE 66

PERPIGNAN (66)88.7 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00
EYNE (66)103.4 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00

RADIO VIE

Iles de la Réunion105.5 et 93.3 FM13:30 heure locale.

WEB RADIO

Phare FMwww.pharefm.com21:30
Louange Réunionlouangereunion.re10:00, 18:00 et 22:00 (heures locales)
Radion Vie FMwww.radio.vie-fm.fr05:00, 09:00 et 15:00
Radio Prédicationwww.radiopredications.com10:00 et 19:00
Radio France Évangilewww.radio-rfe.com09:00 et 18:00
African Revival Radio USAhttp://ar-fellowship.org04:15 et 14:15
Mission FM USAwww.missionfm.org07:00 et 19:00
Radio Vie lumière Burkina Fasowww.cvk-lvd.com22:00

Émission 1085 - Jonas 3.1-3.3

Diffusé le 22 février 2016 - ::

Chapitre 3

Verset 1

Jon 3:2

Verset 2

Dans nos sociétés occidentales, nous avons l’habitude des scandales, alors on n’y prête guère attention. Mais de temps en temps quand un personnage important, qu’il soit politique ou religieux, commet un gros écart de conduite comme être photographié en petite tenue en compagnie d’une femme avec qui il ne devrait pas être, on est encore surpris. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, ce n’est ni étonnant, ni nouveau. Parmi les grands qui sont tombés, il y a l’apôtre Pierre qui avait la fâcheuse habitude de parler avant de réfléchir. Le soir de son arrestation dans le jardin de Gethsémané, Jésus a dit à ses disciples :

Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. Pierre lui dit : Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé. Et Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois (Marc 14.27-30).

On connaît la suite. Pierre renia son Seigneur à trois reprises, et la troisième fois avec jurons et imprécations, c’est-à-dire en appelant la malédiction de Dieu sur lui s’il mentait. Puis le texte dit :

Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta (Marc 14.72).

Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement (Luc 22.61-62).

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Après la résurrection, Jésus eut un entretien particulier avec Pierre dans lequel il ne lui rappela pas sa trahison odieuse mais lui demanda simplement à trois reprises : Pierre m’aimes-tu  ? Et en même temps, Jésus le rétablit dans sa fonction de chef des apôtres en lui disant :

Prends soin de mes agneaux ! ; Sois le berger de mes brebis ; et : Prends soin de mes brebis (Jean 21.15-17).

Pierre a eu encore d’autres chutes (comparez Galates 2.11-15) mais il a fini son parcours d’apôtre solide comme un roc.

Il y a aussi Jean, surnommé Marc, qui était bien disposé puisqu’il s’est joint à son oncle Barnabas et à l’apôtre Paul pour le premier voyage missionnaire (Actes 12.25). Seulement à un moment donné et pour des raisons qui ne nous sont pas données, Marc a tourné casaque et abandonné l’équipe (Actes 13.13), un comportement qui a vivement contrarié Paul. En effet, quand il a proposé à Barnabas de repartir et que ce dernier voulait à nouveau emmener son neveu avec eux, ils ont eu des mots. Le texte dit :

Leur désaccord fut si profond qu’ils se séparèrent (Actes 15.39).

Cependant, tout comme Pierre, Marc eut une chance de se racheter et apparemment il l’a saisi puisqu’à la fin de sa vie, Paul dit à son disciple Timothée :

Prends Marc et amène-le avec toi ; car il m’est très utile pour mon ministère (2Timothée 4.11).

Pierre et Marc et bien d’autres ont failli et parfois misérablement, mais Dieu leur a donné une nouvelle chance ; il nous tend toujours la main pour nous aider à nous relever et à repartir du bon pied. C’est aussi ce qu’il a fait avec Jonas.

Je continue à lire dans le troisième chapitre du livre de Jonas.

(L’Éternel adressa la parole une seconde fois à Jonas en ces termes :) Mets-toi en route ! Va à Ninive, la grande ville, et proclame là-bas le message que je te communique (Jonas 3.2).

Il est intéressant de noter que c’est Dieu qui appelle Ninive la grande ville, et il le fait trois fois dans le livre (Jonas 1.2 ; 3.2 ; 4.11 ; comparez Jonas 3.3). Cette ville est grande par sa taille et le nombre de ses habitants mais aussi parce que ceux-ci sont ses créatures. En effet et comme l’écrit l’apôtre Paul :

Dieu est aussi le Dieu des non-juifs (Romains 3.29).

De plus, la ville de Ninive avait un rôle à jouer dans le plan de l’Éternel.

Le second ordre de mission ne répète pas la raison pour laquelle l’Éternel envoie Jonas à Ninive, alors qu’auparavant il lui avait dit : proclame des menaces contre ses habitants (Jonas 1.2). Bien que Jonas se soit repenti, il allait obéir en serrant les dents, alors peut-être que Dieu a simplement voulu user de tact.

Située dans le nord de la Mésopotamie, Ninive est l’une des plus anciennes villes de l’Antiquité. La Mésopotamie est un terme qui vient du grec et qui signifie : « entre les fleuves » ; il s’agit du Tigre et de l’Euphrate. La plus grande partie de la Mésopotamie se trouve en République d’Irak.

Au 4e millénaire av. J-C, les premiers documents écrits de l’humanité apparaissent dans le sud de la Mésopotamie. En inventant l’écriture, ainsi que la roue, les Sumériens venaient de créer les prémices de notre civilisation. L’histoire de la Mésopotamie se mêle donc aux origines de notre monde moderne.

Ninive était située sur la rive est (gauche) du Tigre, au confluent d’un petit affluent du Tigre (Khosr ou Khoser, Koussour aujourd’hui) dans les faubourgs de la ville moderne de Mossoul, en Irak qui se trouve de l’autre côté du fleuve. Mossoul a souvent fait la une des journaux à cause des attentats sanglants qui s’y sont produits.

C’est en 1820 qu’un explorateur anglais (Claudius Rich) retrouva la trace de l’antique Ninive. En fait, c’est la colline qui s’appelle beaucoup de moutons (Tell de Kouyoundjik) qu’il examina puis il dessina un plan de masse de ce lieu. Cette colline fut en 1842 la première destination du consul français à Mossoul (Paul-Émile Botta), mais ses trouvailles furent maigres et il alla ailleurs (Dur-Sharrukin, aujourd’hui Khorsabad). Il fut suivi en 1845 par un jeune archéologue anglais (Layard) qui dessina les plans de l’antique Ninive.

Elle avait vaguement la forme d’un trapèze dont les dimensions étaient en gros de 5 km à l’est et à l’ouest, un peu plus de 2 km au nord et 1 km au sud. Ninive était organisée autour de deux collines (des Tells) séparées par un petit affluent du fleuve Tigre. La plus importante des deux, qui s’appelle beaucoup de moutons (Tell de Kouyoundjik), est au nord et fait 30 mètres de haut. L’autre moins importante se nomme prophète Jonas (Tell Nebi Yunus) parce que selon une vieille tradition, il y aurait été enterré, ce qui est fort peu probable.

L’ensemble de ce vaste espace est aujourd’hui une superposition de ruines recouvertes à certains endroits par les nouvelles banlieues de la ville de Mossoul. Des fouilles ont révélé que la première ville bâtie sur l’emplacement de Ninive, à quelque 28 m de profondeur, date du 5e millénaire av. J-C. Mais des sondages (réalisés sous la direction de Max Mallowan en 1931-32) ont déterminé que l’occupation la plus ancienne de la colline principale, beaucoup de moutons, remontait au 7e millénaire av. J-C.

Située à un important carrefour de routes commerciales traversant le Tigre, Ninive occupait une position stratégique sur la grande route entre la mer Méditerranée et l’océan Indien, ce qui lui permit de s’enrichir, de sorte qu’elle devint la plus grande cité de toute la Mésopotamie. Ninive fut la capitale de plusieurs souverains assyriens mais elle doit sa plus grande expansion urbaine, jusqu’à 750 hectares, au choix du roi Sennachérib d’en faire sa capitale officielle au début du 7e siècle av. J-C.

Ninive était protégée par des murailles fabriquées avec de grands blocs calcaires provenant de carrières situées à 50 km en amont le long du Tigre ; elles étaient renforcées par des briques en argile. Cette ceinture qui entourait la ville avait 30 mètres de haut et 15 de large et s’appelait Mur dont l’éclat submerge l’ennemi , en langue sumérienne.

Dans le livre de la Genèse, nous lisons qu’ Assour (ou Asshur) qui était le second fils de Sem et petit-fils de Noé, « bâtit Ninive, Rehoboth, Kalah et Résen entre Ninive et Kalah ; c’est la grande ville  » (Genèse 10.22). Cette dernière expression Ninive, la grande ville englobait toute une agglomération, comme Paris aujourd’hui. On (André Parrot) l’a appelé à juste titre le « triangle de Ninive ». En effet, ce triangle ou sorte de trapèze couvre une superficie de quelque 1000 km2 . Dans cette région, géographes et archéologues ont découvert plusieurs villes importantes. C’est probablement ce grand Ninive dont parlait l’historien grec Diodore de Sicile en 100 av. J-C. Il écrit que le périmètre du rempart extérieur du grand Ninive avait environ 96 km de longueur ce qui comprenait Ninive proprement dite ainsi que d’autres villes et des champs cultivés.

Plusieurs palais ont été mis à jour. Les deux plus importants ont été construits, d’abord, par Sennachérib (705-681), qui a envahi Juda au temps d’Ézéchias roi de Juda, et ensuite par Assourbanipal (669-626), le dernier des grands rois assyriens.

Le palais de Sennachérib était d’une magnificence incomparable ; il avait au moins 80 pièces spacieuses, et sur environ 3 km, les murs étaient ornés de bas-reliefs. On y entrait par 25 portes de chaque côté desquelles se dressaient des taureaux à tête d’homme, pesant chacun entre 10 et 30 tonnes. Sennachérib fit amener de l’eau jusqu’au palais par un aqueduc de 50 km de long. Tous ces détails, un peu fastidieux j’en conviens, permettent de comprendre la fierté des officiers supérieurs au service de Sennachérib quand ils vinrent parler au roi Ézéchias (2Rois 18). On a d’ailleurs trouvé une inscription (sur le bas-relief de Lakich) qui donnait à Sennachérib le titre de « roi de l’univers », rien que ça.

La colline du «  prophète Jonas  » (Tell de Nebi Yunus) qui se dresse à 33 m au-dessus du Tigre, a été très peu explorée car elle a toujours été habitée. Elle doit contenir au moins un palais, celui du fils et successeur (Esar-Haddon) de Sennachérib ainsi que l’arsenal du roi Sargon II.

Depuis le 13e siècle avant notre ère, les rois assyriens (Salmanazar Ier , 1273-1244) commencent à construire des palais à Ninive, mais c’est Sennachérib (705-681) qui en fit la seule capitale assyrienne mais aussi la dernière puisque Ninive tomba en 612 sous les coups des Mèdes et des Babyloniens. Toute sa gloire disparut à tout jamais, ce que le prophète Nahum avait prédit. Il a écrit :

Irrémédiable est ton désastre ! Ta plaie est incurable (Nahum 3.19).

La Ninive que Jonas doit avertir du jugement de Dieu est une grande agglomération mais la ville qui porte le nom de forteresse de Sargon (Dur-Sharrukin, aujourd’hui Khorsabad) et qui se situe à 16 km au nord de Ninive n’existait pas encore au temps de Jonas. Néanmoins, cette ville est importante. Dans le palais de ce roi (722-705 av. J-C) construit en six ans mais jamais terminé, le consul français à Mossoul (en 1842) et ses successeurs trouvèrent un butin archéologique énorme (en 1849 et 1859, 5 volumes présentant 400 planches de ces trésors ont été publiés à Paris). Ce trésor assyrien fut le premier qui fut exposé en Europe et au Musée du Louvre. On y a découvert les annales militaires du roi Sargon II dans lesquelles il mentionne que 27 290 personnes furent déportées de Samarie (en 722). C’est Salmanasar V (727-722) qui avait commencé le siège de Samarie (2Rois 18.10) la capitale du royaume d’Israël Nord, mais il mourut et c’est Sargon II qui l’a prise et qui en a déporté les habitants.

L’agglomération de Ninive comprend aussi la ville de Kalah (Nimrud aujourd’hui) qui se trouve à environ 40 km au sud-est, à la pointe du triangle qui forme l’agglomération appelée Ninive, la grande ville . D’une superficie de plus de 40 km2 , Kalah comptait environ 60 000 habitants. Elle fut fouillée (1845-1848) par un archéologue anglais (Layard ; plus tard par M. E. L. Mallowan, 1949-1961). On y a trouvé un grand nombre de stèles gravées et des sculptures, signes d’une richesse inouïe. Vers 880 av. J-C, l’un des rois qui demeurait à Kalah, (Assour-Nasir-Pal II, 883-859) décrit un banquet de 10 jours où furent rassemblés 70 000 habitants de Ninive (69 574 exactement). À cette occasion, 2 200 bœufs, 16 000 moutons furent mangés, et l’on but 10 000 outres de vin et 10 000 tonneaux de bière ! Comme quoi les Romains n’on pas inventé les orgies. Le fils de ce roi (Salmanasar III, 859-824) attaqua Israël Nord (en 842) et reçut un tribut de Jéhu son roi (842-814). Plus tard, plusieurs souverains assyriens [Tiglath-Piléser III ; Pul (745-727) ; Salmanasar V (727-722) ; Sargon II (721-705)] attaquèrent Israël pour finalement mettre fin à son existence politique comme je l’ai déjà dit.

Au bord du Tigre, immédiatement à 4,5 km au nord de Ninive, se trouvait une autre ville (Tarbisu, aujourd’hui Sherif Khan). À un peu plus de 11 km au sud-est de la forteresse de Sargon (Dur-Sharrukin), il y en avait une autre dont le nom est inconnu. À 5 km puis à 10 km plus au sud, encore deux autres (la deuxième était à 14 km au nord-est de Kalah). D’autres villes et des villages parsemaient ce fameux triangle de Ninive, dont Rehoboth et Résen qui sont mentionnées dans le verset du livre de la Genèse que j’ai lu (Genèse 10.12). Tout ça est laborieux, mais c’est pour dire que Jonas a dû faire vite pour parcourir le triangle de Ninive en trois jours.

Ninive était aussi un important centre cultuel. On y trouvait plusieurs temples. Tout d’abord, celui de la déesse principale de la ville, Ishtar de Ninive, et sa ziggourat, situés sur la colline Beaucoup de moutons (Kouyounjik). La ville renfermait d’importants temples dédiés à divers dieux (Nabû, Sîn, Nergal, Shamash).

Par ailleurs, les Assyriens aimaient les documents écrits et avaient même un dieu de l’Écriture (Nabou). Les découvertes faites à Ninive ont confirmé que la guerre et l’écriture étaient les buts premiers des Assyriens.

Les édifices de la colline Beaucoup de moutons (tell de Kouyoundjik) et en particulier le palais du roi Assourbanipal (669-626), ont révélé près de 30 000 tablettes et fragments, la plupart exhumés dès les fouilles du 19e siècle. Certaines de ces découvertes sont importantes comme le prisme hexagonal d’argile (prisme de Taylor 38 cm x 14 cm) sur lequel sont gravées 8 campagnes militaires de Sennachérib et notamment son invasion de Juda (2Rois 18.13-37). On y trouve également une fameuse épopée (de Gilgamesh ; mythologie vieille de 4000 ans) qui contient un récit du déluge, ainsi que les «  7 tablettes de la création  » (« Enuma Elish »).

On qualifie souvent l’ensemble de ces tablettes par le terme de bibliothèque d’Assurbanipal , parce que ce souverain a été très actif dans la constitution de cette collection. Mais il ne s’agit pas d’une seule et même bibliothèque. Et puis seul un cinquième des tablettes présente un intérêt réel car il est constitué d’archives ayant trait à l’administration de l’Empire assyrien, de lettres, d’inscriptions royales, d’ordres commerciaux, de documents juridiques et quelques traités de paix.

Cependant, la majeure partie des tablettes de Ninive est de type « littéraire », car elle se compose de mythes, d’épopées et de légendes. Le but de ces bibliothèques n’était pas d’être des lieux de savoir, mais d’assurer la protection spirituelle du souverain. En effet, la majorité des écrits sont religieux de nature ; ce sont des rituels, des incantations, des prières et des séries divinatoires, visant à préserver le roi contre les puissances qui pourraient l’attaquer. De toute évidence, ces tablettes furent composées par des prêtres, devins ou exorcistes dont la fonction était très respectée parce que les Assyriens étaient fascinés par la magie.

Jon 3:3

Verset 3

Je continue le texte de Jonas.

Jonas se mit en route et se rendit à Ninive, comme l’Éternel le lui avait demandé. Or, Ninive était une ville grande aux yeux de Dieu. Il fallait trois jours de marche pour en faire le tour (Jonas 3.3 ; Auteur).

Jonas semble décidément revenu à de meilleurs sentiments. Il est maintenant autant prêt à obéir qu’il était auparavant à fuir loin de l’Éternel. Trois jours de marche correspondent à environ 100 km.

Alors que précédemment c’est Dieu qui dit : Va à Ninive, la grande ville , ici c’est Jonas qui déclare que Ninive était une ville grande aux yeux de Dieu , ce qui revient au même. Le triangle de Ninive est important pour l’Éternel, par le nombre de ses habitants et pour le rôle important que cette capitale assyrienne allait jouer dans le plan divin pour Israël et le Proche-Orient.

Jonas suit l’exemple d’Élie à qui l’Éternel avait adressé la parole en ces termes :

Mets-toi en route et va à Sarepta, dans le pays de Sidon, et installe-toi là-bas. J’ai ordonné à une veuve de là-bas de pourvoir à ta nourriture. Élie se mit donc en route et se rendit à Sarepta (1Rois 17.9-10).

Comme Élie, Jonas est envoyé en territoire païen (en Phénicie). La différence est qu’il a fallu à Élie quelques jours tout au plus pour se rendre sur place tandis que Jonas a dû voyager un bon mois parce qu’il avait 900 km à parcourir.

Arrivé à Kalah, à la pointe du triangle de Ninive, dans l’agglomération sud, Jonas commence son travail de prophète en proclamant le message que l’Éternel lui a confié. Comme il souhaitait la destruction pure et simple de Ninive, Jonas ne voulait pas avertir ses habitants de la menace qui pesait sur eux de peur qu’ils se repentent. Il ne voulait pas vraiment faire la volonté de l’Éternel, mais il a quand même obéi et aux yeux de Dieu c’est ce qui compte (Matthieu 21.28-31).