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Émission 1221 - Malachie 1.1-1.6

Diffusé le 30 août 2016 - ::

Chapitre 1

Introduction

Dans les vieux films de cow-boys, on voit souvent des vautours qui tournoient dans le ciel en attendant que leur prochaine victime meure afin de la dévorer. Ces oiseaux de malheur sont toujours un mauvais présage, un sinistre pressentiment. Pareillement, en hébreu il y a un mot ( massa ) qui, prononcé au début d’un discours annonce sa nature menaçante. Or, c’est par ce mot que Malachie commence sa prophétie.

Verset 1

Je commence à la lire.

Proclamation, parole que l’Éternel a adressée à Israël par l’intermédiaire de Malachie (Malachie 1.1).

Le mot hébreu traduit par « proclamation » est souvent rendu par oracle , mais il veut vraiment dire fardeau . Les prophètes l’utilisent 27 fois (Zacharie 9.1 ; 12.1) pour introduire un message de nature menaçante. Ici, il sert à donner le ton du livre et on sait déjà que ça ne va pas être la joie mais plutôt l’angoisse.

La parole de l’Éternel va être lourde, écrasante. Cependant, et comme le fait remarquer Jérôme , auteur de la Vulgate, cette parole sera aussi consolatrice car elle n’est pas dite contre mais à Israël.

Malachie s’adresse donc à Israël, le nom qui dorénavant désigne l’ensemble du peuple revenu de l’exil babylonien. Ces colons juifs se composent en majorité d’Israélites du royaume de Juda mais toutes les tribus sont représentées. On sait aussi que les Juifs de Palestine et ceux de Perse étaient en constant contact les uns avec les autres. Certes, ce n’était pas instantané comme aujourd’hui car il fallait plusieurs mois pour que des nouvelles parviennent d’un côté à l’autre, mais quand même, ils communiquaient entre eux. Cela veut dire que les oracles de Malachie ont très certainement fait le voyage en Perse.

Comme tous les prophètes, dès le début de sa proclamation, Malachie rappelle qu’il n’est qu’un instrument entre les mains du Maître et que ce qu’il va dire n’est pas de son cru, mais la Parole de l’Éternel.

Il est intéressant de savoir qu’à la fin de ce premier verset, l’ancienne version grecque (la Septante) qui était souvent utilisée par Jésus et les apôtres, a rajouté : fixez la Parole sur vos cœurs , une tournure de phrase qui revient cinq fois chez le prophète Aggée (Aggée 1.5, 7 ; 2.15, 18 deux fois).

Verset 2 a

Je continue le texte de Malachie.

Moi, je vous ai aimés, déclare l’Éternel (Malachie 1.2 a).

En deux, trois mots, Dieu exprime son amour et sa tendresse pour son peuple afin de lui rappeler comment il devrait y répondre. Il ne s’agit pas ici de l’amour de Dieu pour ses créatures, mais de l’amour spécifique de l’Éternel pour Israël. C’est Dieu qui a choisi un homme et sa descendance dans le but d’en faire son peuple particulier qu’il aime éternellement (Deutéronome 4.37 ; 7.6-9). Cet amour est au cœur du traité d’alliance qu’il a passé avec Abraham, Moïse et David. Quand Malachie apparaît, cela fait plus de mille ans que l’amour de Dieu porte Israël.

L’Éternel dit souvent aimer son peuple. À la seconde génération des Hébreux sortis d’Égypte, Moïse dit :

C’est uniquement à tes ancêtres que l’Éternel s’est attaché pour les aimer, et c’est leurs descendants, c’est-à-dire vous, qu’il a choisis parmi tous les peuples (Deutéronome 10.15).

Le prophète Ésaïe écrit :

Oui, parce que tu m’es précieux, et que tu as du prix pour moi, et que je t’aime, je donnerai des hommes en échange de toi, et des nations contre ta vie (Ésaïe 43.4).

Par ses paroles, son ministère et sa vie, le prophète Osée a été une démonstration de l’amour tendre et passionné de l’Éternel pour son peuple (Osée 11.1, 3-4, 8-9). En retour, Israël aurait dû aimer l’Éternel en obéissant à ses commandements, et c’est ce que Moïse a rappelé aux Hébreux quand il leur a dit :

Et maintenant, Israël, qu’attend de toi l’Éternel ton Dieu ? Simplement que tu le révères en suivant toutes les voies qu’il t’a prescrites, en l’aimant et en le servant de tout ton cœur et de tout ton être, en observant ses commandements et ses lois que je te prescris aujourd’hui pour ton bien (Deutéronome 10.12-13).

Verset 2 a, b

Je continue le texte.

Moi, je vous ai aimés, déclare l’Éternel. Et vous me demandez : En quoi donc nous as-tu aimés ? (Malachie 1.2 a, b)

Après avoir déclaré l’amour de Dieu pour son peuple, Malachie répète l’objection de ceux qui le mettent en doute. On retrouve ce type de questionnement tout au long du livre (Malachie 1.6-7 ; 2.17 ; 3.7-8, 13).

En demandant : En quoi donc nous as-tu aimés  ? la majorité du peuple montre qu’il se méfie de son Dieu, qu’il ne lui fait pas confiance et met en question sa fidélité à l’alliance. Il ne voit que sa misère actuelle et surtout ses difficultés d’ordre économique (Malachie 2.2 ; 3.9, 11). Les Israélites étaient ingrats car ils voulaient ignorer qu’environ un siècle plus tôt, l’Éternel leur avait fait la grâce de les ramener dans leur pays et de permettre la reconstruction de Jérusalem et surtout du temple, symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple.

Certes, les promesses glorieuses des prophètes ne s’étaient pas réalisées, les Juifs ne formaient pas une grande nation victorieuse, et le Messie n’était toujours pas venu. Mais s’ils avaient considéré les clauses de la loi, ils auraient vu que leurs problèmes provenaient de leur désobéissance. Bien qu’à cette époque, il y avait un petit groupe de Juifs qui étaient fidèles à l’Éternel (Malachie 3.16-18), la nation dans son ensemble avait grand besoin de se repentir et de revenir à son Dieu.

Verset 2 c

Je continue.

Ésaü n’est-il pas le frère de Jacob ? demande l’Éternel. Or, j’ai aimé Jacob (Malachie 1.2 c)

L’Éternel réfute l’accusation que lui porte son peuple de ne pas l’aimer plus que ça en lui rappelant les destinées très différentes qu’ont eues les descendants des deux frères jumeaux Ésaü et Jacob.

La coutume de l’époque voulait que ce soit le fils aîné qui hérite de la plus grande part du gâteau. Ésaü était né le premier et donc privilégié. Mais avant même la naissance des jumeaux, Dieu avait déjà choisi Jacob (Genèse 25.21-34) comme héritier de la promesse faite à son grand-père Abraham.

Verset 3 a

Je continue.

(Or, j’ai aimé et continue d’aimer Jacob) et j’ai haï et continue de haïr Ésaü (Malachie 1.3 a ; auteur).

Ma phrase est lourde parce que j’ai rendu le temps des verbes (parfait) qui en hébreu exprime la façon d’agir de Dieu dans le passé, dans l’histoire et dans le présent, vis-à-vis des descendants de ces deux hommes. En effet, ce ne sont pas Ésaü et Jacob en tant qu’individus qui sont aimés ou haïs, mais leurs descendants en tant que nations. D’autre part, il faut savoir que cette phrase choquante est en fait une tournure idiomatique qui n’exprime pas un sentiment mais une préférence, le choix de l’un, Jacob et ses descendants, et pas de l’autre, Ésaü et ses descendants (comparez Deutéronome 21.15-16). C’est par ce choix souverain que l’Éternel a démontré son amour gratuit pour Israël.

La première fois que j’ai lu ce passage, je me suis dit que Dieu n’est pas juste. Pourquoi a-t-il décidé comme ça de rejeter Ésaü ? On ne sait pas, mais on peut se poser la question inverse. Pourquoi a-t-il choisi d’aimer Jacob ? On ne sait pas non plus. Il existe une réponse simpliste qui consiste à dire que Dieu savait d’avance comment ces deux hommes allaient être et il a fait son choix en fonction de son omniscience. Mais quand on examine la vie de Jacob, on constate qu’il était plutôt du genre tordu dans tous les sens et donc pas plus spirituel ou moral que son frère. En fait, ils ne valent pas mieux l’un que l’autre. Soit dit en passant que le comportement de ces deux hommes n’est guère surprenant au vu de celui de leurs parents.

Isaac est un patriarche oriental et un mauvais. Alors qu’il est aveugle, il est trop orgueilleux pour demander de l’aide afin de savoir lequel de ses deux fils est celui qui lui prépare son repas. Il ne demande pas pardon à Ésaü pour sa grossière erreur. Il semble complètement incapable d’établir une relation avec sa femme Rébecca qui lui est déloyale. Il est à la tête d’une famille profondément dis-fonctionnelle, partagée par le milieu : Ésaü et le père d’un côté, et Jacob et la mère de l’autre. En plus, les deux camps sont composés d’alliés de génération différente. C’est le chaos total. À la fin de l’histoire, Isaac s’en va passivement dans l’autre monde.

Rébecca ne brille pas non plus. Elle décide délibérément de berner à la fois son mari et son fils aîné parce qu’elle préfère le cadet. Après cette double fourberie, elle disparaît des pages du texte sacré et n’est plus mentionnée avant le jour de sa mort.

Dans une famille normalement constituée, le couple doit faire bloc et établir une frontière, des limites avec les enfants. Mais dans le cas d’Isaac et Rébecca, non seulement le bloc a éclaté, mais chacun des conjoints a pris l’un des enfants comme allié pour satisfaire ses besoins émotionnels. C’était la zizanie.

Je disais que la première fois que j’ai lu que Dieu dit qu’il a aimé Jacob et haï Ésaü, j’étais choqué, mais on m’a dit que l’Éternel a choisi Jacob parce qu’il savait d’avance qu’il serait un homme droit. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que d’une part, cette explication ne colle pas du tout avec la vie de Jacob, et d’autre part, l’apôtre Paul contredit cette idée simpliste ; il écrit :

Rébecca eut des jumeaux […]. Or, Dieu a un plan qui s’accomplit selon son libre choix et qui dépend, non des actions des hommes, mais uniquement de la volonté de celui qui appelle. Et pour que ce plan demeure, c’est avant même la naissance de ces enfants, et par conséquent avant qu’ils n’aient fait ni bien ni mal, que Dieu dit à Rébecca : L’aîné sera assujetti au cadet. Ceci s’accorde avec cet autre texte de l’Écriture : J’ai aimé Jacob et pas Ésaü (Romains 9.10-13).

L’amour de Dieu pour Jacob et la mise à l’écart d’Ésaü découlent uniquement de la volonté divine. Paul se sert de ces deux frères pour illustrer le fait que Dieu a choisi certains Israélites, mais pas tous, pour qu’ils soient sauvés.

Au lieu de douter de l’amour de Dieu, les colons juifs devraient comparer sa manière d’agir envers eux-mêmes, les descendants de Jacob, et les Édomites, descendants d’Ésaü. Ces deux ancêtres étant frères et les deux peuples de proches voisins, la différence de leur destinée respective saute aux yeux, ce qui montre bien que l’Éternel ne les a pas traités de la même façon. Que ce soit Israël ou Édom, les deux nations ont été rebelles à l’Éternel et subirent le juste châtiment qu’ils méritaient. Mais dans sa grâce, Dieu a pardonné à Israël et pas aux Édomites ; c’est ainsi que l’Éternel a prouvé son amour envers Israël.

Au moment de la prophétie de Malachie, les Juifs étaient revenus d’exil et avaient reconstruit leur pays, du moins en partie (Deutéronome 4.29-31 ; 30.1-10). Par contre, le pays d’Édom ne comptait aucun descendant d’Ésaü. Ce royaume fut ravagé (Ésaïe 34.6-15) cinq ans après celui de Juda, par Nabuchodonosor (605-562), roi de Babylone alors qu’il était en campagne contre l’Égypte (en 582 ?). À la fin du 6e siècle av. J-C ou au début du cinquième, une peuplade arabe appelée Nabatéens, fit la conquête de tout le territoire des Édomites et chassèrent tous ceux qui s’y trouvaient encore. Ceux qui purent échapper au massacre se réfugièrent au sud de la Judée (l’Idumée).

Cet événement était l’accomplissement d’une prophétie d’Abdias (Abdias 7 et suivants ; comparez Jérémie 49.7-22 ; Ézéchiel 35). Ils tentèrent alors de reconstituer une nation souveraine mais furent persécutés, en même temps qu’Israël, par les Grecs de la dynastie des Séleucides installée en Syrie. Les Juifs, sous la conduite de la famille de prêtres appelée Maccabées, menèrent contre les Grecs une guérilla efficace et les vainquirent. Après cette victoire, les Juifs obligèrent les Édomites à épouser le Judaïsme, puis à la fin du second siècle av. J-C, leur territoire fut tout bonnement annexé par Juda. Le dernier sursaut d’Ésaü fut la dynastie des Hérode qui était composée d’Édomites.

Au moment du sac de Jérusalem par les légions romaines, la grande majorité des Édomites fut massacrée et les quelques-uns qui survécurent se fondirent dans la masse d’autres peuples et disparurent. Au début du 3e siècle de notre ère, le célèbre savant et théologien chrétien Origène (185-254) écrit qu’à son époque, on ne trouve plus aucune trace des Édomites. Aujourd’hui, ils sont dans les oubliettes de l’histoire alors qu’il existe une nation qui s’appelle Israël et qui occupe une partie de la Terre qui fut promise aux descendants de Jacob.

Verset 3

Je continue le texte.

(J’ai haï Ésaü) : j’ai fait de ses montagnes un pays désolé, et j’ai livré son patrimoine aux chacals du désert (Malachie 1.3).

Petra, la capitale d’Édom se trouvait dans les montagnes et à mi-chemin entre le golfe d’Aqaba sur la mer Rouge et le sud-est de la mer Morte, à 110 km à vol d’oiseau de l’un et de l’autre.

Le rejet du peuple issu d’Ésaü est démontré par l’état de ruine de son pays, qui établit un contraste frappant avec le rétablissement d’Israël. À l’époque de Malachie, Jérusalem et le Temple sont rebâtis, et les Israélites reconstruisent leurs villes et cultivent leurs terres. Pendant ce temps, le pays d’Édom est toujours en friche et partiellement occupé par les Arabes.

Verset 4

Je continue.

Édom peut bien dire : « Nous avons été démolis, mais nous rebâtirons ce qui n’est plus que ruines (comparez Ésaïe 9.8-9). » Mais le Seigneur des armées célestes déclare : Eux, ils rebâtiront, moi, je démolirai. On appellera leur pays : « le territoire de la méchanceté, le peuple contre qui, toujours, l’Éternel sera en colère » (Malachie 1.4).

Malachie utilise l’expression Éternel des armées (célestes) 24 fois dans son petit livre. Si les Édomites essaient de reconstruire leur pays détruit, Dieu les en empêchera, ce qui contraste avec la restauration d’Israël comme je ne cesse pas de le dire. Et comme je l’ai déjà dit, après avoir été la proie des Babyloniens, des Arabes, des Grecs, des Juifs, et des Romains, les Édomites disparurent.

Verset 5

Je continue.

(On appellera Édom, le peuple contre qui, toujours, l’Éternel sera en colère.) Et vous (les Israélites) le verrez de vos yeux, et vous direz : « L’Éternel est très grand, même au-delà du territoire d’Israël » (Malachie 1.5).

La fin de l’indépendance politique du royaume d’Édom puis du peuple descendant d’Ésaü et enfin la disparition de tous les individus issus de lui sont la preuve de l’attention et de l’amour de Dieu pour Israël, son peuple précieux. Alors, il faut espérer que les colons juifs cesseront de murmurer et loueront l’Éternel pour sa bonté à leur égard, et pour sa puissance qui s’est manifestée d’une part, en anéantissant à tout jamais Édom, et d’autre part, en garantissant l’existence d’Israël.

Verset 6

Je continue.

Le Seigneur des armées célestes s’adresse à vous les prêtres : Un fils honore un père, un serviteur son maître. Si je suis votre père, où donc sont les honneurs qui me sont dus ? Si je suis votre maître, pourquoi ne me révérez-vous pas ? Et puis vous demandez : « En quoi avons-nous méprisé ton nom ? » (Malachie 1.6 ; auteur).

Le nom représente Dieu lui-même et tout ce qu’il est.

Le prophète commence par une déclaration d’ordre général que tout le monde accepte, puis l’applique à ses auditeurs. Il expose l’attitude que les Israélites devraient adopter envers leur Dieu.

Malachie s’adresse en priorité aux prêtres parce qu’ils représentent le peuple et l’un de leurs devoirs était d’enseigner aux Israélites la crainte révérencielle de l’Éternel, le respect de son culte, l’obéissance à ses commandements et d’une façon générale, la sainteté (Néhémie 10.1-10.40 ; Esdras 6.16-22 ; 7.10). Cependant, les reproches que Malachie adresse aux prêtres concernent également le peuple qui est grandement coupable.

Le prophète déclare que l’Éternel est le Père des prêtres et par extension, des Israélites. C’est ici la seule fois où Dieu invoque sa paternité envers Israël afin d’être honoré par lui. Trois autres fois dans l’Ancien Testament, dont une dans Malachie, l’Éternel se déclare Père d’Israël parce qu’il est son Créateur (Deutéronome 32.6 comparez 32.18 ; Ésaïe 64.8 ; Malachie 2.10). Toujours dans l’Ancien Testament, une fois, il est Père parce qu’il est tout-puissant (1Chroniques 29.10-11) et six fois il se nomme ou se décrit à Israël comme un Père rédempteur, miséricordieux ou plein de compassion (Psaumes 68.6 ; 103.13 ; Ésaïe 63.16 ; Jérémie 3.4, 19 ; 31.9 ; Osée 11.1-9).

D’autres fois, dans l’Ancien Testament, Dieu appelle Israël son fils avec tendresse (Exode 4.22 ; Deutéronome 1.31 ; etc.). David est la seule personne de l’Ancien Testament que Dieu appelle son fils et quatre fois, probablement parce qu’il est l’image du second David, le Messie, Jésus, qui lui, de toute éternité est le Fils de Dieu.

Dieu est effectivement le Père d’Israël pour l’avoir créé, choisi parmi tous les peuples, aimé, choyé, protégé, et préservé au travers des méandres de son histoire.

Mais les prêtres sont vexés par les reproches de Malachie. Après tout, ils se pressent tous les jours d’aller au temple afin d’y offrir les sacrifices requis par la loi ; ce sont de vrais crapauds de bénitier, les piliers religieux de la nation. Mais ils ont développé une telle carapace d’apathie à l’égard de l’Éternel, et ils ont tellement obscurci la vraie piété par leurs rituels pharisaïques qu’ils ne sont pas conscients de leur état spirituel délabré. Voilà pourquoi, ils demandent à l’Éternel : « En quoi t’avons-nous méprisé  ? »

Au jugement dernier, beaucoup de gens religieux vont poser cette même question au Seigneur, et il vaut mieux ne pas faire partie de ce lot.