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Émission 1242 - Apocalypse 2.4-2.8

Diffusé le 28 septembre 2016 - ::

Chapitre 2

Verset 4

À part ceux qui sont un peu masochistes sur les bords, nul ne trouve agréable de se faire remonter les bretelles, même s’il le mérite. En tout cas, moi, je n’aime pas être rabroué. Pourtant, la nature humaine étant ce qu’elle est, quoi de plus naturel et facile que de s’écarter du droit chemin, et donc d’avoir besoin d’être remis sur les rails. C’est autant vrai pour les individus que pour une organisation, y compris une Église. C’est la raison pour laquelle, vers la fin du premier siècle de notre ère, le Seigneur a demandé à l’apôtre Jean d’écrire à sept Églises de la province romaine d’Asie.

Deux d’entre elles sont blanches comme neige et Jésus ne leur adresse aucun reproche. Par contre, les cinq autres laissent plus ou moins à désirer, et sont donc instamment priées de revoir leurs comportements. C’est l’Église d’Éphèse qui est la première brebis, un peu galeuse, à être dans le collimateur du Seigneur.

Je continue à lire dans le second chapitre du livre de l’Apocalypse.

J’ai cependant un reproche à te faire : tu as abandonné l’amour que tu avais au début (Apocalypse 2.4).

Malgré la profusion d’éloges, le regard perçant du Seigneur a repéré un grave défaut dans l’Église d’Éphèse. Littéralement, Jésus dit : ton premier amour, tu l’as abandonné . Ce reproche contraste avec ce que l’apôtre Paul leur avait écrit environ 35 ans plus tôt quand il leur disait :

Après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu, je ne cesse de dire ma reconnaissance à Dieu à votre sujet (Éphésiens 1.15-16).

La plupart des Éphésiens étaient de deuxième génération. Certes, leur doctrine était correcte et ils étaient constamment à pied d’œuvre pour le Seigneur, mais leur amour pour lui avait tiédi, ce qui pouvait se traduire par une certaine indifférence vis-à-vis des besoins de leurs frères ou des non-croyants. Jésus a enseigné que ceux qui l’aiment obéissent à ses commandements (2Jean 6)… Or, on a peine à imaginer l’amour intense que les premiers chrétiens manifestaient envers Jésus et les uns envers les autres parce que nous nous sommes habitués à vivre dans une froideur hivernale, au scepticisme, au cynisme et à l’indifférence dans nos relations avec Dieu et avec les autres.

Certes, Dieu désire notre tête et nos mains ; la rigueur doctrinale et le service sont nécessaires, mais ils sont insuffisants. Dieu veut aussi notre cœur, c’est-à-dire un attachement à sa personne qui soit sans faille. Or, les Éphésiens manquaient d’enthousiasme dans leurs rapports avec Dieu et les autres parce qu’ils avaient perdu la dévotion sans bornes pour Jésus-Christ de ceux qui les avaient précédés. Comme ce fut le cas pour Israël (Jérémie 2.2-13 ; Ézéchiel 16.8-14), la lune de miel entre le Seigneur et les Éphésiens avait pris fin pour être remplacée par une certaine routine mécanique.

Verset 5

Je continue le texte.

Allons ! Rappelle-toi d’où tu es tombé ! Change et reviens à ta conduite première ! Sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place si tu ne changes pas (Apocalypse 2.5).

Premièrement, Jésus exhorte les Éphésiens à se souvenir d’où ils sont tombés, c’est-à-dire à reconnaître combien leur faute est sérieuse. Deuxièmement, il leur demande de faire marche arrière en avant toute ! C’est-à-dire, de se repentir et revenir à leur premier amour.

Dans le Nouveau Testament, le croyant est souvent exhorté à aimer Dieu. Jésus a dit que le commandement le plus grand et le plus important est :

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée (Matthieu 22.37 ; comparez Marc 12.30 ; Luc 10.27 ; Jean 14.15, 21, 23 ; 21.15-16 ; Jacques 2.5 ; 1Pierre 1.8).

Jésus a aussi déclaré :

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi (Matthieu 10.37 ; comparez 1Corinthiens 7.32-35 ; Matthieu 22.36-38 ; Marc 12.30).

Les Éphésiens sont donc exhortés à changer d’attitude et même leurs affections. Ils doivent servir le Seigneur non par devoir mais par amour pour lui. En effet, ce n’est pas en se conformant de façon légaliste à des règles de vie, même strictes, qu’on aime le Seigneur pour de vrai, mais en répondant du cœur à l’amour de Dieu qu’on a expérimenté. Jésus-Christ avertit donc les Éphésiens que s’ils n’obéissent pas, leur chandelier c’est-à-dire la lumière de leur témoignage s’éteindrait. Tragiquement, Jésus menace les Éphésiens de mettre fin à l’existence de leur Église. L’histoire enseigne qu’elle a perduré jusqu’au 5e siècle, après quoi, la ville et l’Église connurent un déclin rapide. Depuis le 14e siècle, Éphèse est en ruines et sa région inhabitée.

La façon dont Jésus a confronté l’Église d’Éphèse est riche d’enseignements. Il l’a fait avec amour, dans le but de la restaurer (Apocalypse 2.4-5) et avec l’espoir que son intervention sera accueillie favorablement (Apocalypse 2.7). L’encouragement précède la correction (Apocalypse 2.2-3, 6). Le problème est énoncé clairement et simplement (Apocalypse 2.4-5). Une solution est proposée (Apocalypse 2.5) et les conséquences d’un refus d’obtempérer sont clairement exposées. Puis, assez curieusement, Jésus adresse un nouvel éloge aux Éphésiens.

Verset 6

Je continue le texte.

Voici pourtant une chose que tu as en ta faveur : tu détestes les œuvres des Nicolaïtes, tout comme moi (Apocalypse 2.6).

Les Nicolaïtes sont également mentionnés dans la lettre à l’Église de Pergame (Apocalypse 2.12-15) où ils sont reliés à Balaam, un sinistre personnage qui réussit à faire tomber les Israélites dans le péché de concupiscence et d’idolâtrie, ce qui provoqua le châtiment de la nation. On connaît peu de choses sur cette secte qui avait probablement débuté avec un certain Nicolaus d’Antioche qui, après avoir abandonné la vérité, créa un groupe gnostique.

Il n’a pas eu trop de mal à se faire des disciples parce qu’il enseignait que pour comprendre la substance du péché, il faut se donner tout entier aux plaisirs de la chair, et que de telles pratiques n’affectent pas l’esprit. Clément d’Alexandrie (150-220) aurait dit que les Nicolaïtes s’abandonnent au plaisir comme des boucs […], ne se refusant rien (cité par Barclay, The Revelation of John , 1.67).

Contrairement à l’Église de Pergame qui prônait la tolérance envers les Nicolaïtes (Apocalypse 2.14-15), les Éphésiens les détestent et rejettent leurs enseignements hérétiques.

Verset 7

Je continue le texte.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu (Apocalypse 2.7).

La lettre aux Éphésiens s’achève par une promesse, mais aussi par l’exhortation d’ouvrir toutes grandes ses oreilles, qui termine aussi les sept lettres (Apocalypse 2.11, 17, 29 ; 3.6, 13, 22). Pendant son ministère ici-bas, Jésus a utilisé plusieurs fois l’expression : Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! Il a aussi dit qu’entendre, sous-entendu, du cœur, était une bénédiction de Dieu tandis que de ne pas comprendre les réalités spirituelles, était un jugement. Il incombe donc aux croyants, ou à ceux qui disent l’être de prêter attention à la volonté de Dieu telle qu’elle est révélée dans les Écritures.

Comme l’exhortation finale s’adresse aux Églises — c’est un pluriel — et non pas à une en particulier, par extension, elle concerne aussi toutes les Églises et tous les chrétiens de tous les temps. Pareillement, les sept lettres ont été rédigées afin d’avoir une portée universelle.

Les promesses contenues dans les sept lettres s’adressent au vainqueur , un mot qu’on retrouve en conclusion de chaque lettre (Apocalypse 2.11, 17, 26 ; 3.5, 12, 21). Il ne s’agit pas de ceux qui seraient superspirituels mais de tout croyant authentique. En effet, dans sa première épître, l’apôtre Jean définit un vainqueur quand il dit :

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui, en effet, triomphe du monde ? Celui-là seul qui croit que Jésus est le Fils de Dieu (1Jean 5.4-5).

Jésus dit aussi :

Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu (Apocalypse 2.7).

Cet arbre apparaît la première fois au début du livre de la Genèse et il se trouve au milieu du jardin d’Éden (Genèse 2.9), et il refait surface à la fin du livre de l’Apocalypse dans la Nouvelle Jérusalem où il porte beaucoup de fruits. On lit en effet :

Au milieu de l’avenue de la ville, entre deux bras du fleuve, se trouve l’arbre de vie. Il produit douze récoltes, chaque mois il porte son fruit. Ses feuilles servent à guérir les nations (Apocalypse 22.2).

Ceux qui mangeront du fruit de l’arbre de vie sont les vainqueurs. Comme je l’ai dit, cette promesse s’adresse à tous les croyants et non pas à un groupe particulier.

On pourrait penser que le fruit que produira cet arbre sera spirituel, mais il se peut aussi que ce soit un fruit qui nous est familier parce que Dieu va créer une nouvelle terre. Quoi qu’il en soit, il permettra aux croyants de mener une vie pleine et entièrement satisfaisante par rapport à notre existence présente où nous vivotons plus que nous vivons.

Cet arbre de vie se trouve dans l e paradis de Dieu , c’est-à-dire le royaume des cieux. Le mot « paradis » est utilisé deux autres fois dans le Nouveau Testament, une fois dans la promesse de Jésus au bon larron quand il lui a dit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis (Luc 23.43), et une fois sous la plume de l’apôtre Paul quand il parle de son expérience indicible quand il a été enlevé au paradis et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire (2Corinthiens 12.4). Dans l’éternité à venir, le paradis est identifié à la Nouvelle Jérusalem.

D’une manière générale, on peut donc dire que l’Église d’Éphèse a persévéré et s’est montré fidèle au Seigneur depuis ses débuts, pendant plus de 40 ans. Cependant, ses membres avaient maintenant le cœur froid à l’égard de Dieu, ce qui ne peut jamais être compensé par l’activisme et une doctrine pure. Salomon écrit :

Par-dessus tout, veille soigneusement sur ton cœur, car il est à la source de tout ce qui fait ta vie (Proverbes 4.23).

Par son prophète Osée, l’Éternel a fait une promesse aux Israélites du royaume du Nord qui est applicable à l’Église d’Éphèse ainsi qu’aux quatre autres qui ont droit à des reproches. Dieu dit :

Moi, je les guérirai de leur apostasie, je leur témoignerai librement mon amour parce que ma colère se détournera d’eux (Osée 14.5).

Et bien sûr, cette promesse est aussi pour vous et pour moi.

Verset 8.

Je continue le texte avec la seconde lettre du Seigneur.

Au messager de l’Église de Smyrne, écris : Voici ce que dit celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant (Apocalypse 2.8 ; auteur).

Smyrne signifie myrrhe , une substance résineuse qui servait à fabriquer du parfum. On l’utilisait aussi pour confectionner l’huile d’onction, pour embaumer les morts et comme anesthésique (Exode 30.23 ; Psaumes 45.9 ; Cantique des cantiques 3.6 ; Matthieu 2.11 ; Marc 15.23 ; Jean 19.39).

Située à 55 km au nord d’Éphèse, Smyrne est une très vieille ville dont les origines remontent à l’Antiquité. On pense qu’elle a été fondée vers les 3000 ans av. J-C et qu’elle faisait partie de l’Empire hittite. La première colonie grecque qui s’y est installée remonte à 1000 ans av. J-C. Vers l’an 600 av. J-C, elle fut détruite (par les Lydiens) et resta en ruine pendant plus de trois siècles. Puis, les successeurs d’Alexandre le Grand la firent reconstruire au début du 3e siècle av. J-C. À l’époque de Jean, c’était une grande ville prospère, et aujourd’hui, contrairement à Éphèse qui n’existe plus, Smyrne (Izmir) est encore un grand port de mer avec une population de plus de 200 000 personnes.

La façon dont Jésus se décrit, celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant , est particulièrement appropriée pour encourager les chrétiens de Smyrne parce qu’ils traversent des temps difficiles. En effet, à la fin du premier siècle, sous le règne de Domitien, le refus d’offrir un sacrifice annuel à l’empereur est un crime punissable de la peine capitale. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de croyants de Smyrne souffrent.

Tout comme Jésus quand il était sur terre, ils font la douloureuse expérience d’être persécutés. Cependant, s’ils devaient faire face à la mort, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant serait à leurs côtés. Il est toujours réconfortant de savoir que si Jésus a été crucifié par ses tortionnaires, il a triomphé de la mort (Hébreux 2.14), et il est Celui qui a dit :

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais (Jean 11.25-26).

L’humiliation et l’exécution de Jésus me font penser à un article que j’ai lu récemment, selon lequel, en 1990, dans un quartier de Jérusalem surnommé forêt de la paix, on avait découvert douze ossuaires. C’est une sorte de grande urne funéraire dans laquelle on met les os d’un mort après sa décomposition. Or, l’une de ces boîtes contient les restes de Caïphe, le grand-prêtre qui a présidé l’interrogation de Jésus, violé la justice et s’est arrangé pour qu’il soit crucifié.

En effet, dans l’Évangile selon Matthieu, on lit que Caïphe et les autres membres de la cour suprême décidèrent d’un commun accord de s’emparer de Jésus par ruse pour le faire mourir (Matthieu 26.4).

(Ils) cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour pouvoir le condamner à mort (Matthieu 26.59).

Alors, ils lui crachèrent au visage et le frappèrent. D’autres le giflèrent en disant : – Hé, Messie, fais le prophète ! Dis-nous qui vient de te frapper ! (Matthieu 26.67-68).

Le sujet de l’article était de montrer que l’histoire penche toujours en faveur des récits bibliques, mais moi j’ai essayé d’imaginer ce qui est arrivé à Caïphe tout de suite après sa mort. Je l’ai vu comparaissant devant le Seigneur de gloire qu’il avait honteusement maltraité. Bon d’accord, il y a toujours la possibilité que Caïphe se soit repenti et ait accepté Jésus comme Sauveur, mais j’en doute très fortement. Alors, imaginez l’horreur quand il est arrivé dans l’au-delà et qu’il a été confronté à son forfait.

En tant que grand-prêtre, il était davantage coupable que les autres membres du grand conseil juif de l’injustice qu’a subie Jésus. Son crime était tout aussi grave que la traîtrise de Judas, et bien pire que la décision lâche de Ponce Pilate de faire crucifier Jésus, ce qu’il fit à contrecœur, et pour de sordides motifs politiques.

Les chrétiens de Smyrne connaissaient l’amertume de la souffrance, mais comme le doux parfum de la myrrhe qu’on produit en écrasant une plante odoriférante, l’Église, écrasée par des persécutions, dégage une odeur agréable à Dieu. Contrairement à ce qui se passe à Éphèse, la fidélité des croyants de Smyrne pour Jésus et leur amour pour lui ne faiblissent pas. Le plus connu des martyrs de Smyrne est Polycarpe, disciple de l’apôtre Jean. Il fut exécuté environ un demi-siècle après la rédaction de cette lettre.

Tout au long de l’histoire de l’Église, on a observé un étrange paradoxe : plus les croyants étaient persécutés et plus ils croissaient en nombre et dans leur amour pour Dieu. Si ce postulat ne s’est pas toujours vérifié, c’est l’exception qui confirme la règle, comme on dit. Quand le rideau de fer s’est levé, on a remarqué que les Églises d’Europe de l’Est qui avaient été opprimées pendant plusieurs dizaines d’années se portaient plutôt bien ; les chrétiens étaient animés d’une foi sincère, zélés et consacrés au Seigneur. Aujourd’hui, c’est dans les pays musulmans que les croyants souffrent le plus.

Les croyants doivent savoir que les persécutions sont inévitables. On lit que l’apôtre Paul et Barnabas fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. – Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu (Actes 14.22). Et Paul écrit à Timothée :

En fait, tous ceux qui sont décidés à vivre dans l’attachement à Dieu par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution (2Timothée 3.12).

Quant à l’apôtre Pierre, il décrit les effets bénéfiques des épreuves ; il dit :

Quand vous aurez souffert un peu de temps, Dieu, l’auteur de toute grâce, qui vous a appelés à connaître sa gloire éternelle dans l’union à Jésus-Christ, vous rétablira lui-même ; il vous affermira, vous fortifiera et vous rendra inébranlables (1Pierre 5.10 ; comparez Jacques 1.2-4).

L’Église de Smyrne est la démonstration que l’épreuve du feu a un effet purificateur. Comme le creuset vomit les scories, la persécution élimine les faux-semblants, les hypocrites, mais comme un métal précieux, les croyants authentiques sont purifiés. Alors, privés de tout, ils s’accrochent aux richesses spirituelles qu’ils possèdent et qu’on ne peut pas leur ravir : l’espérance de la vie éternelle, la grâce et l’amour de Dieu, son soutien et sa présence constante.