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Émission 1248 - Apocalypse 3.7-3.10

Diffusé le 6 octobre 2016 - ::

Chapitre 3

Verset 7

Alexandrie porte ce nom parce qu’elle fut fondée par Alexandre le Grand. Dans l’Antiquité, ceux qui créaient une ville voulaient que ça se sache afin de recevoir les honneurs qui leur étaient dus.

C’est Attale II, roi de Pergame, qui, au 2e siècle av. J-C (en 189), fonda, à l’ouest de la Turquie, la ville de Philadelphie. Ce mot signifie « amour fraternel » et il apparaît sept fois dans le Nouveau Testament, mais il ne désigne une ville que dans un passage du chapitre trois livre de l’Apocalypse.

Le nom de Philadelphie donné à cette ville de la province romaine d’Asie vient du surnom que portait son fondateur Attale II, à cause de sa loyauté envers son frère Eumène auquel il succéda sur le trône.

La lettre à Philadelphie est la sixième et avant-dernière que Jésus-Christ envoie aux Églises d’Asie. Le coursier porteur des sept lettres quitte la vallée de l’Hermus, où Sardes et Smyrne sont situées, et part en direction du sud-est. Au bout d’un voyage de 45 km, il arrive dans une petite vallée (Gogamis) où se trouve Philadelphie.

Bâtie au sommet d’une colline de 245 mètres de haut, cette ville était facile à défendre. Cependant et contrairement à Thyatire, Philadelphie n’avait pas une vocation militaire ; c’était plutôt un centre pour répandre la culture et la langue grecques à la Lydie et à la Phrygie, et ce fut un tel succès qu’avant même la naissance de Jésus, le grec avait remplacé la langue lydienne.

Philadelphie se trouve au carrefour de plusieurs voies romaines commerciales importantes et c’est une halte sur la route postale impériale, ce qui lui vaut le titre de porte de l’Orient . La ville est située aux abords de la terre brûlée (Katakekaumene), une région volcanique dont le sol fertile est idéal pour la culture et la vigne, et qui est réputée pour la qualité de ses produits agricoles. Malheureusement, elle subit des tremblements de terre à répétition qui détruisent la ville à plusieurs reprises, la dernière fois en l’an 17 de notre ère. Cette situation traumatise les habitants comme l’a constaté encore au 19e siècle, un célèbre archéologue (William Ramsay). Il écrit :

Beaucoup d’habitants restaient hors de la ville, vivant dans des huttes et des baraques dans la vallée, et ceux qui étaient assez téméraires pour rester dans la ville, avaient recours à divers moyens pour soutenir et renforcer les murs et les maisons contre les répliques récurrentes. Le souvenir de ce désastre a subsisté longtemps (les gens ont vécu en faisant face à un danger toujours menaçant, redoutant sans cesse une nouvelle catastrophe) (The Letters to the Seven Churches of Asia [Albany, Oregon: AGES Software ; réimpression de l’édition de 1904], p. 316-317).

Déjà, à l’époque de l’apôtre Jean, les habitants de Philadelphie avaient l’habitude de sortir de leur ville à la moindre menace.

Comme beaucoup d’autres cités de l’empire, Philadelphie érige un temple en l’honneur de César. Ses habitants s’associent à ceux de Sardes et d’autres villes détruites ou fortement endommagées par le tremblement de terre de l’an 17, pour construire ensemble un monument à l’empereur Tibère, afin de lui signifier leur reconnaissance pour son aide financière à reconstruire leur ville respective.

Aujourd’hui, Philadelphie s’appelle Alla-Schahr et c’est une ville prospère. On y trouve les restes d’une Église byzantine et il y subsiste encore un témoignage chrétien, mais discret du fait de l’Islam en Turquie.

Comme pour les quatre Églises précédentes (Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes), tout ce que l’on sait concernant celle de Philadelphie est ce qu’en dit le Seigneur. Comme ses consœurs, cette assemblée est sans doute le fruit d’un essaimage de l’Église d’Éphèse au cours du ministère de Paul dans cette ville (Actes 19.10). Bien qu’il ne semble pas que les autorités de Philadelphie aient organisé des battues aux chrétiens, comme dans d’autres villes de l’empire, certains membres de cette Église moururent quand même en martyr, mais à Smyrne, en compagnie de Polycarpe, évêque de l’Église de cette ville.

Plusieurs années après la rédaction de l’Apocalypse, Ignace (35-113), père (apostolique) de l’Église et disciple des apôtres Pierre et Jean, s’arrête à Philadelphie alors qu’il se rend à Rome pour y mourir en martyr. Mais avant sa mort, il a eu le temps d’écrire une lettre d’encouragement et d’instruction à cette Église. Les chrétiens de Philadelphie resteront fermes dans la foi même après la conquête de la région par les Sarrasins, mais l’assemblée de chrétiens disparaît vers le milieu du 15e siècle.

Comme toutes les Églises, celle de Philadelphie est imparfaite. Pourtant, Jésus n’a que des éloges à lui faire. Cette Église et celle de Smyrne sont les deux seules auxquelles le Seigneur n’adresse aucun reproche. En dépit de leurs difficultés, les chrétiens de Philadelphie font preuve de fidélité et d’obéissance dans leur service et leur adoration à Dieu.

La persévérance des croyants de cette ville est l’occasion de rappeler une vérité banale mais importante. L’Église n’est pas un endroit pour les gens biens, bon chic bon genre, ou pour des illuminés, des contemplatifs ou pour ceux qui sont naturellement religieux dans l’âme. Non ! L’Église est bien plutôt comme une sorte d’hôpital ouvert à quiconque se sait spirituellement et moralement décadent. C’est un lieu de communion pour ceux qui sont conscients de leurs défauts, de leurs péchés et de leur culpabilité, qui ont besoin du pardon de Jésus-Christ, et qui aspirent à s’améliorer par la grâce de Dieu.

Je continue maintenant à lire dans le chapitre 3.

Au messager de l’Église de Philadelphie, écris : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui tient la clé de David, celui qui ouvre et nul ne peut fermer, qui ferme, et nul ne peut ouvrir (Apocalypse 3.7 ; auteur).

Dans les cinq lettres précédentes, Jésus s’identifie en utilisant certains titres ou descriptions tirés de la vision que Jean a reçue, et la façon dont il parle de lui donne le ton de la lettre. Mais ici, il s’identifie différemment car ce qu’il dit ne provient pas de ce que Jean a vu.

Dans l’Ancien Testament, le titre le Saint est réservé à l’Éternel (2Rois 19.22 ; Job 6.10 ; Psaumes 71.22 ; 78.41 ; Ésaïe 43.15 ; 54.5 ; Habaquq 3.3) car lui seul est sans tache, sans défaut et possède la sainteté absolue. Le prophète Ésaïe écrit que des séraphins s’adressant l’un à l’autre, ils proclamaient : Saint, saint, saint est le Seigneur des armées célestes. Toute la terre est pleine de sa gloire (Ésaïe 6.3 ; comparez Apocalypse 4.8).

Dans le Nouveau Testament, Jésus est appelé saint (Hébreux 7.26), le saint enfant (Luc 1.35), le Saint de Dieu (Marc 1.24 ; Jean 6.69), le Saint et le Juste (Actes 3.14). En se déclarant le Saint , Jésus s’identifie comme étant Dieu en personne.

Jésus est le Saint , mais aussi le Véritable , un mot qui veut dire sincère, authentique, réel . Il est la vérité (Jean 14.6). Plus loin dans le livre, Jésus, l’Agneau est appelé Maître saint et véritable (Apocalypse 6.10).

Troisièmement, Jésus déclare posséder la clé de David . Dans l’Antiquité, les clés étaient une marque d’autorité (comparez Matthieu 16.19 ; Apocalypse 9.1 ; 20.1). Celui qui possédait les clés d’une maison pouvait en disposer comme bon lui semblait. À Jean, le Seigneur a déjà dit :

Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts (Apocalypse 1.18).

Plus loin dans le livre, Jésus est appelé le rejeton de la racine de David (Apocalypse 5.5 ; 22.16). Il est son descendant et il possède la clé qui lui donne l’autorité, en tant que Messie et roi, de décider qui entre dans son royaume. Quand l’ange Gabriel est venu annoncer à Marie qu’elle serait la mère du Messie, il lui a dit :

Il sera grand. Il sera appelé « Fils du Très-Haut », et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin (Luc 1.32-33).

Et quand l’apôtre Pierre a dit à Jésus : nous savons que tu es le Saint, envoyé de Dieu (Jean 6.69), il reconnaissait en lui le Messie.

Quatrièmement, Jésus est celui qui ouvre et nul ne peut fermer, qui ferme, et nul ne peut ouvrir . Cette citation tirée du prophète Ésaïe (Ésaïe 22.22) fait littéralement référence à la clé de la maison de David qui fut donnée à un certain Éliaqim qui eut alors accès à toutes les richesses du roi. Ce pouvoir de Jésus d’ouvrir ou de fermer appartient à Dieu seul. Dans l’Ancien Testament, l’Éternel déclare :

C’est moi qui suis Dieu. Oui, je le suis depuis toujours et il n’y a personne qui puisse arracher de ma main. Ce que je réalise, qui pourrait l’annuler ? (Ésaïe 43.12-13).

Et le prophète Daniel écrit :

Devant lui (le Très-Haut), tous les habitants de la terre ne comptent pour rien, il agit comme il l’entend envers l’armée des êtres célestes et envers les habitants de la terre. Personne ne peut s’opposer à ses interventions ou lui dire : « Que fais-tu là ? » (Daniel 4.32).

Jésus s’est présenté à l’Église de Philadelphie comme celui qui est saint, véritable, le Messie souverain absolu et tout-puissant. Il y avait de quoi être impressionné. Quand ces braves croyants de l’Église de Philadelphie ont entendu cette entrée en matière, ils ont dû se faire tout petits dans leur soulier, surtout qu’étant en sixième position, ils avaient déjà entendu les reproches que le Seigneur avait adressés à quatre Églises. Mais comme Jésus n’aura que des compliments à leur faire, ils pourront se réjouir et être encouragés.

Verset 8 a

Je continue la lettre.

Je connais ta conduite. Voici : j’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer (Apocalypse 3.8 a).

Comme dans quatre messages précédents, Jésus déclare : Je connais ta conduite ou tes œuvres . Cependant, ici, il ne fait pas suivre cette remarque de menaces, car comme je l’ai dit, il n’a rien à reprocher à ces chrétiens.

En raison de sa fidélité, le Seigneur a ouvert une porte devant l’Église de Philadelphie. Cette porte donne accès au salut et au royaume céleste messianique ; c’est aussi la porte d’accès à la présence de Dieu dans la nouvelle Jérusalem. Mais en attendant le futur glorieux qui attend ces croyants, ils ont devant eux une autre porte ouverte, celle dont parle l’apôtre Paul et qui représente les occasions de témoignage données par le Seigneur à ses serviteurs fidèles. Paul écrit aux Corinthiens :

Pour le moment, je vais rester à Éphèse […], car j’y ai trouvé de grandes possibilités d’action (1Corinthiens 16.8-9 ; comparez 2Corinthiens 2.12).

Et aux Colossiens il dit :

Priez […] pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole (Colossiens 4.3 ; NEG).

Verset 8 b

Je continue la lettre.

Je le sais : tu n’as que peu de puissance, tu as obéi à ma Parole et tu ne m’as pas renié (Apocalypse 3.8 b).

À moins d’être engagé dans une compétition sportive ou dans l’armée, il n’y a aucun mal à manquer de puissance. D’ailleurs l’apôtre Paul déclare :

Je trouve ainsi ma joie dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j’endure pour le Christ. Car c’est lorsque je suis faible que je suis réellement fort (2Corinthiens 12.10).

L’Église de Philadelphie est faible parce qu’elle compte peu de membres et que pour la plupart, ils sont issus des classes inférieures de la société. Mais en dépit de ces handicaps, l’Église est spirituellement forte car la Bonne Nouvelle est proclamée et des vies sont transformées.

Deuxièmement, ces croyants se distinguent pour avoir gardé la parole de Jésus dans leur cœur. Bien plus tard, Martin Luther dira :

Ma conscience est captive de la Parole de Dieu.

Troisièmement, le texte dit littéralement : tu n’as pas renié mon nom . Ces croyants demeurent fidèles coûte que coûte. Ils ne font peut-être pas l’objet d’une chasse organisée, mais on sait que de temps en temps, les autorités romaines mettaient les chrétiens à l’épreuve en leur ordonnant, sous peine de mort, de blasphémer le nom de Jésus. De toute façon, on peut être sûr que ces croyants fidèles subissent des affronts, des moqueries et qu’ils sont écartés de toute possibilité de promotion.

Verset 9

Je continue la lettre.

Eh bien, je te donne des membres de la synagogue de Satan. Ils se disent Juifs, mais ne le sont pas : ils mentent. Je les ferai venir se prosterner à tes pieds et reconnaître que moi, je t’ai aimé (Apocalypse 3.9).

Jésus a d’abord mis une porte ouverte devant l’Église de Philadelphie. Maintenant, il lui soumet les faux Juifs. C’est ici une reprise du message adressé aux membres de l’Église de Smyrne. Tout comme ces derniers, ceux de Philadelphie sont en proie à l’hostilité des Juifs incrédules qui s’opposent au témoignage des chrétiens et les persécutent.

D’ailleurs, Ignace, le père de l’Église que j’ai mentionné, croisera le fer avec eux lors de son passage à Philadelphie. Parce qu’ils rejettent Jésus comme Messie, ils se placent hors des bénédictions de Dieu et dans le camp de Satan. Ils sont peut-être Juifs au niveau de la race, de la culture et des cérémonies du judaïsme, mais vis-à-vis de Dieu, ce sont des impies. L’apôtre Paul écrit :

Ce n’est pas ce qui est visible qui fait le Juif, ni la marque visible dans la chair qui fait la circoncision, mais ce qui fait le Juif c’est ce qui est intérieur, et la vraie circoncision est celle que l’Esprit opère dans le cœur et non celle que l’on pratique en obéissant à la lettre de la Loi (Romains 2.28-29).

Ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël ; et ceux qui descendent d’Abraham ne sont pas tous ses enfants (Romains 9.6-7).

L’image des faux Juifs venant se prosterner devant les croyants authentiques est tirée de l’Ancien Testament et surtout du prophète Ésaïe qui décrit le jour à venir où les païens incrédules se prosterneront devant les rescapés fidèles d’Israël qui auront accepté Jésus comme leur Messie (Ésaïe 45.14 ; 49.23 ; 60.14). Cela dit, rien n’empêche qu’à Philadelphie, des Juifs se soient repentis et soient venus se prosterner devant les croyants peu de temps après cette prophétie.

En effet, il est possible qu’il y ait eu un mouvement de réveil parmi les descendants d’Israël qui habitent la ville, qu’un certain nombre d’entre eux ait accepté Jésus comme le Messie, et par conséquent qu’ils soient entrés dans l’Église de Philadelphie. Alors, ils ont bien été obligés de reconnaître que le Seigneur aimait les chrétiens (tant d’origine juive, comme tous les apôtres, et ceux de toute autre race), c’est-à-dire qu’il les avait choisis à la place de la nation juive.

Tout au long de l’Histoire de l’Église, le Seigneur a toujours eu des croyants fidèles qui ont apporté la Bonne Nouvelle de Jésus au peuple juif. Et un jour, tous ceux qui resteront de la race d’Israël seront sauvés, écrit l’apôtre Paul (Romains 11.26). Cette repentance nationale aura lieu à la fin de cette période terrible appelée « la grande tribulation ». Le prophète Zacharie écrit :

(En ce jour-là,) je répandrai alors sur la famille de David et sur ceux qui habitent Jérusalem un Esprit de pitié et de supplication. Alors ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé. Ils porteront le deuil pour lui comme on porte le deuil pour un enfant unique ; ils pleureront sur lui tout comme on pleure amèrement pour son fils premier-né (Zacharie 12.10).

Verset 10

Je continue la lettre à l’Église de Philadelphie.

Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai hors de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre (Apocalypse 3.10 ; auteur).

C’est la troisième promesse que Jésus fait aux membres de l’Église de Philadelphie. Parce qu’ils ont été fidèles, le Seigneur va leur épargner l’épreuve ultime. Cependant, cette déclaration formelle s’étend bien au-delà de l’assemblée locale, et englobe tous les croyants authentiques. Mais bien sûr, elle concerne plus particulièrement ceux qui seront vivants sur terre juste avant que ne commencent les sept années de tribulation.

Cette promesse du Seigneur va dans le même sens que la thèse de l’enlèvement de l’Église de Jésus-Christ (comparez Jean 14.1-4 ; 1Corinthiens 15.51-54 ; 1Thessaloniciens 4.13-17) avant la tribulation. Cette épreuve terrible correspond à la soixante-dixième semaine de Daniel (Daniel 9.25-27) et au temps de détresse pour les descendants de Jacob dont parle le prophète Jérémie (Jérémie 30.7). Ce châtiment à venir concernera les non-croyants du monde entier et durera un temps limité de sept ans.

La thèse selon laquelle l’enlèvement de l’Église aura lieu avant le jugement du monde est confirmée par le vocabulaire grec. L’expression « je te garderai hors de » ( têreô ek ) apparaît une autre fois dans le Nouveau Testament, dans la prière dite sacerdotale de Jésus, quand il dit à son Père :

Je ne te demande pas de les retirer (hors) du monde (Jean 17.15).

Ces deux citations sont du Seigneur Jésus et elles sont rapportées par le même apôtre Jean.

En second lieu, la croyance au départ de l’Église avant la tribulation est confirmée par ce qui va s’y passer. En effet, dans la suite du livre, on constate que ceux qui sont devenus croyants pendant le jugement de l’Apocalypse, ne sont pas gardés du tout puisque beaucoup meurent martyrs (Apocalypse 6.9-11 ; 7.9-14). De toute façon, les croyants n’ont rien à faire ici-bas quand Dieu jugera le monde ; leur espérance n’est pas de partager le châtiment des impies sur terre, mais la gloire dans les cieux.