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Émission 1254 - Apocalypse 5.6-5.13

Diffusé le 14 octobre 2016 - ::

Chapitre 5

Verset 6 a

Au 16e siècle, une surprise était un impôt extraordinaire. Pour une surprise, elle avait de quoi surprendre. Aujourd’hui, ce n’est plus un impôt, et une surprise peut être bonne ou mauvaise, ou neutre. C’est en tout cas l’expérience de l’apôtre Jean. Il est au ciel entouré d’éclairs et le tonnerre gronde, ce qui laisse présager le jugement terrible que va subir le monde impie. Il regarde vers le trône, le poste de pilotage des opérations qui ne sauraient plus tarder. Il s’attend à voir le lion de la tribu de Juda, mais, oh surprise, au lieu d’un lion, il voit un agneau.

Je continue à lire dans le chapitre cinq du livre de l’Apocalypse.

Alors je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui se tenait debout (Apocalypse 5.6 a).

Ici, le mot pour « agneau » ( arnion ) signifie agnelet ou agneau domestique , ce qui a pour but de mettre en valeur sa docilité, et rappelle que Jésus a donné sa vie de plein gré ; personne ne lui a prise. D’ailleurs l’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

En entrant dans le monde, le Christ a dit (à Dieu) : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande : tu m’as formé un corps. Alors j’ai dit : Voici je viens – dans le rouleau du livre, il est question de moi – pour faire, ô Dieu, ta volonté (Hébreux 10.5, 7).

Le mot agnelet revient 31 fois dans l’Apocalypse et une fois à la fin de l’Évangile selon Jean où il est appliqué aux croyants (Jean 21.15). C’est une forme diminutive du mot habituel pour agneau ( arnos  ; Jean 1.29, 36 ; Actes 8.32 ; 1Pierre 1.19 ; arên  ; Luc 10.3). Cet agnelet évoque la Pâque juive car pour célébrer cette fête, les familles devaient sacrifier un agneau. Mais avant de l’égorger, il fallait qu’ils le gardent chez eux pendant quatre jours pour s’assurer qu’il était en parfaite santé (Exode 12.3-6).

Jésus n’est représenté sous la forme d’un agneau qu’une seule fois dans l’Ancien Testament, par le prophète Ésaïe qui écrit :

On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot (Ésaïe 53.7).

Ce passage est cité dans le livre des Actes (Actes 8.32) du Nouveau Testament. Les apôtres Jean et Pierre sont les seuls qui appellent Jésus un agneau. Parlant de lui, Jean dit deux fois :

Voici l’agneau de Dieu (Jean 1.29, 36).

Et Pierre écrit :

Il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous (1Pierre 1.19).

Ce sont là les quatre références où dans le Nouveau Testament, Jésus est appelé agneau avec le mot usuel pour cet animal. Par contre, et comme je l’ai dit, dans l’Apocalypse agnelet appliqué à Jésus revient 31 fois.

Même si Jean voit Jésus sous l’aspect d’un agneau, l’un des 24 anciens l’a désigné comme le lion de la tribu de Juda . L’agneau, c’est Jésus humble lors de sa première venue mais il va revenir en tant que lion, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Ici, Jean ne le voit pas à la droite de Dieu mais sur le trône parce que c’est lui qui va ordonner les séries de jugements du monde qui préparent et conduiront à son retour en gloire.

Verset 6 b, c

Je continue le texte.

(Alors je vis au milieu du trône un Agneau qui se tenait debout.) Il semblait avoir été égorgé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre (Apocalypse 5.6 b, c).

Cet agneau est tout à fait inhabituel. Il est là bien vivant et pourtant il semble avoir été immolé car il a encore une plaie béante ou il porte la cicatrice de la blessure mortelle qu’il a reçue. Cependant, bien qu’on l’ait fait mourir, il est ressuscité et a triomphé de la mort et de ses ennemis.

Jean remarque aussi qu’il a sept cornes. Dans les Écritures, les cornes, dont l’image est tirée du monde des animaux, symbolisent la force, la puissance, et l’aptitude à combattre. Le chiffre sept marque la perfection, la totalité. « Sept cornes » symbolise donc l’autorité et la puissance absolue de l’Agneau.

Enfin, Jean nous rapporte que l’agneau possède sept yeux. Dans les Écritures, les yeux symbolisent la connaissance et comme il y en a sept, elle est totale ; c’est l’omniscience divine.

Quant à ces sept, ce sont les yeux de l’Éternel qui parcourent toute la terre (Zacharie 4.10).

Il s’agit du Saint-Esprit en pleine action qui joue le rôle d’éclaireur avant que l’attaque contre le monde impie soit lancée.

Verset 7

Je continue le texte.

L’Agneau s’avança pour recevoir le livre de la main droite de celui qui siégeait sur le trône (Apocalypse 5.7).

Cette scène est émouvante car c’est le dernier acte de la première vision que Jean a reçue alors qu’il est dans le royaume de Dieu. Quelqu’un dans l’univers a le droit, la puissance et l’autorité d’ouvrir les sept sceaux du livre. Il va livrer bataille à Satan, ses cohortes et l’Antichrist afin de reprendre possession de la terre. Ce moment est décisif dans l’histoire de l’humanité car il signifie que le temps des nations est arrivé à son terme.

Je ne suis pas sûr de pouvoir expliquer comment l’Agneau qui se tient debout au milieu du trône s’avance pour recevoir le livre de la main droite de celui qui siégeait sur le trône . Quoi qu'il en soit, sous le regard émerveillé de Jean, l’Agneau prend le livre de la main droite de Dieu avec la ferme intention d’ouvrir les sept sceaux.

Verset 8

Je continue le texte.

Lorsqu’il (l’Agneau) eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières de ceux qui appartiennent à Dieu (Apocalypse 5.8).

L’apparition de l’Agneau qui vient chercher le livre déclenche une symphonie de louanges venant des quatre coins du ciel. Cet élan spontané d’adoration provient de la réalisation par toutes les créatures qui habitent le royaume des cieux que le moment si longtemps attendu est enfin arrivé.

Après sa résurrection, Jésus est monté aux cieux et s’est assis à la droite du Père où il a retrouvé la gloire qu’il avait avant les origines du monde (Jean 17.5). L’apôtre Paul écrit :

Le Christ est placé bien au-dessus de toute Autorité, de toute Puissance, de toute Domination et de toute Souveraineté : au-dessus de tout nom qui puisse être cité, non seulement dans le monde présent, mais aussi dans le monde à venir (Éphésiens 1.21).

Mais bien qu’il ait été ainsi exalté, Jésus ne règne pas encore. Un célèbre prédicateur du début du siècle passé (Donald Gray Barnhouse) a fait remarquer un jour dans un sermon qu’il y a quatre éléments qui ne sont pas à leur place dans l’univers : l’Église, qui devrait être dans les cieux ; Israël, qui devrait vivre en paix dans le pays que Dieu lui a donné ; Satan, qui devrait être enfermé dans l’étant de feu ; et Jésus-Christ, qui devrait siéger sur son trône et régner. Ces quatre anomalies seront toutes corrigées une fois que le Seigneur sera allé chercher le rouleau scellé des sept sceaux.

Voilà pourquoi quand il se lèvera pour le prendre de la main de son Père, l’ouvrir, juger le monde et rétablir toutes choses comme elles étaient avant la faute de nos premiers parents, ce sera le jour le plus important de l’Histoire de l’humanité. Pour fêter cet événement, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternent devant l’Agneau pour l’adorer, et les vieillards s’apprêtent à entonner un cantique.

À ce moment-là, Jean remarque que chacun d’eux tient une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des croyants. Dans l’Ancien Testament, la harpe est souvent associée à l’adoration. Avec la trompette, ce sont les deux seuls instruments de musique mentionnés dans l’Apocalypse pour adorer Dieu.

Quant aux coupes d’or, elles faisaient partie de la vaisselle sacrée du temple utilisée pour le service de l’autel. La fabrication de l’encens destiné au culte de l’Éternel était très élaborée et très parfumée. Ici, l’encens représente les soupirs des fidèles de tous les temps. Leur prière ardente va enfin être exaucée. Satan, le péché et la mort vont être vaincus, et le Seigneur triomphant va établir son royaume de justice en ce monde. La malédiction qui a pesé pendant des millénaires sur la terre et ses habitants va enfin être levée.

Étant donné que les 24 anciens représentent l’Église glorifiée, leur présence dans le troisième ciel est l’exaucement de l’une des requêtes que Jésus a adressées à son Père dans la prière dite sacerdotale. En effet, à cette occasion il a demandé :

Père, mon désir est que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je serai et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la création du monde (Jean 17.24).

Or, au moment de la vision de Jean, les croyants du temps de l’Église sont avec Jésus et contemplent sa gloire.

Verset 9

Je continue le texte.

Et ils (les 24 vieillards) chantaient un cantique nouveau : Oui, tu es digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux car tu as été mis à mort et tu as racheté pour Dieu, par ton sang répandu, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations (Apocalypse 5.9).

Des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations est une formule universelle qui inclut tout le genre humain et qui apparaît plusieurs fois dans le livre de l’Apocalypse (Apocalypse 7.9 ; 11.9 ; 13.7 ; 14.6 ; voir aussi Apocalypse 10.11 ; 17.15).

Dans l’Ancien Testament, un cantique nouveau célébrait la victoire de Dieu sur ses ennemis, la délivrance de son peuple, ou son œuvre de création. Ici, il célèbre la rédemption accomplie par Jésus sur la croix.

Tandis que les quatre êtres vivants et les vingt-quatre anciens se prosternent devant l’Agneau, ces derniers entonnent en même temps ce cantique de louange. L’adoration qu’ils ont rendue auparavant au Père (Apocalypse 4.10) est maintenant destinée au Seigneur Jésus.

Il ne semble pas que les quatre créatures participent à ce cantique parce que ce sont des êtres angéliques et les Écritures parlent rarement d’anges qui chantent. L’exception qui confirme la règle se trouve dans la réponse de l’Éternel à Job quand il lui dit :

Où étais-tu quand je posai les fondations du monde ? Quand les étoiles du matin éclataient, unanimes, dans des chants d’allégresse, et que tous les anges de Dieu poussaient des cris de joie ? (Job 38.4, 7).

Les étoiles du matin, qui sont probablement des anges, chantaient pour rendre gloire au Créateur pour son œuvre. Mais contrairement aux hommes, ils n’ont pas expérimenté la rédemption et leur compréhension de l’amour de Dieu est forcément différente de la nôtre. Malgré les problèmes inhérents à la vie, les croyants ont une bonne raison de célébrer Dieu pour sa grâce et son amour manifestés dans l’œuvre du Christ sur la croix.

Le cantique entonné par les 24 vieillards commence par affirmer une fois encore que Jésus est digne de prendre le livre, et d’en briser les sceaux. Il est digne parce qu’il est l’Agneau qui a été égorgé (Apocalypse 5.6). Puis le cantique précise que par ce sacrifice, des hommes issus de toutes les familles du genre humain ont été rachetés. Alors que la pâque juive concernait uniquement Israël tout en annonçant la mort du Christ, le sacrifice de Jésus sur la croix est au bénéfice de l’humanité entière.

Les vieillards chantent la rédemption que Jésus nous a acquise. Le verbe « rachetés » ( agorazô ) est fréquent dans le Nouveau Testament. Il décrit l’acte de rédemption, illustré par les esclaves qui, dans l’Empire romain, étaient achetés sur la place publique pour être ensuite affranchis. À la croix et par son sang (1Pierre 1.18), le Seigneur Jésus a payé le prix de notre rançon afin de racheter du marché du monde, des esclaves du péché, des hommes de toute ethnie, de toute langue, de toute race et de toute culture (comparez 1Corinthiens 6.20 ; 7.23 ; Galates 3.13).

Précédemment (chap. 2–3), Jean a écrit sept lettres à des Églises de la province d’Asie. Or, cinq d’entre elles sont en proie à de graves difficultés internes ou externes et menacent de disparaître, ce qui a dû passablement inquiéter l’apôtre. Mais cette vision le rassure car il vient d’être agréablement surpris d’apprendre qu’un jour, des gens du monde entier feront partie des rachetés. C’est d’ailleurs aussi ce que Jésus avait annoncé quand il a dit à l’apôtre Pierre :

Je te déclare : […] sur cette pierre j’édifierai mon Église, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien (Matthieu 16.18).

Ni le péché, ni les persécutions n’empêcheront la flamme de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ de se répandre sur toute la terre.

Verset 10

Je continue le texte.

Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres au service de notre Dieu, et ils régneront sur la terre (Apocalypse 5.10).

Selon d’autres versions, les vieillards s’incluent dans la rédemption accomplie par le Seigneur Jésus. Ils disent : tu nous as faits rois et prêtres à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre (auteur) ; même chose pour le verset précédent où ils disent tu nous as rachetés au lieu de tu as racheté . Cette inclusion des vieillards dans le cantique de rédemption se trouve dans la Vulgate, la traduction latine des Écritures, la version anglaise du 17e siècle appelée King James, la traduction de Luther et certaines versions françaises (OST).

Ces deux versets rendus selon les anciennes versions n’en changent pas le sens. Par contre, elles confirment que les 24 vieillards sont bel et bien des êtres humains puisqu’ils se disent rachetés par le Christ. Mais de toute façon, il ne fait guère de doute que ce ne sont pas des anges pour les raisons que j’ai déjà avancées.

Après avoir affirmé que Jésus est digne de prendre le livre et d’en briser les sceaux parce qu’il a racheté des hommes du monde entier, la chorale loue Dieu pour les bénédictions qui résultent de la rédemption. Les croyants sont rois parce qu’ils participeront activement au règne du Christ sur terre, ce qui est confirmé par les vieillards assis sur des trônes. Les croyants sont également prêtres car ils ont un accès direct auprès de Dieu, pour le prier, l’adorer et le servir. L’apôtre Pierre écrit :

Édifiez-vous pour former un temple spirituel et pour constituer un groupe de prêtres consacrés à Dieu, chargés de lui offrir des sacrifices spirituels qu’il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ (1Pierre 2.5).

Vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière (1Pierre 2.9).

Et plus loin dans le livre, Jean dit :

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux. Ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant les mille ans (Apocalypse 20.6 ; comparez 2Timothée 2.12).

Verset 11

Je continue le texte.

Puis je vis, et j’entendis la voix d’anges rassemblés en grand nombre autour du trône, des êtres vivants et des vieillards. Ils étaient des milliers de milliers et des millions de millions (Apocalypse 5.11).

C’est la quatrième fois que dans ce chapitre, Jean dit voir quelque chose.

Aux voix des quatre êtres vivants et au cantique nouveau des 24 vieillards, vient s’ajouter la voix d’une multitude d’anges. Le texte grec dit que leur nombre [est] des myriades de myriades et des milliers de milliers . Le mot « myriade » signifie dix milles  ; c’était le nombre le plus élevé jusqu’auquel les Grecs pouvaient compter.

Verset 12

Je continue.

Ils disaient d’une voix forte : Il est digne, l’Agneau qui fut égorgé, de recevoir la puissance, la richesse et la sagesse, la force et l’honneur et la gloire et la louange (Apocalypse 5.12).

Le vocabulaire grec indique bien que les vieillards chantent ( adousin  ; Apocalypse 5.9) tandis que les anges disent ( legontes ) des louanges ; ils récitent une doxologie à la gloire de Jésus. Celle-ci en rappelle une autre du roi David qui dit :

À toi, Éternel, appartiennent la grandeur, la puissance et la magnificence, et la gloire et la majesté. Car tout ce qui est dans le ciel et sur la terre est à toi, Éternel. C’est à toi qu’appartient le règne, tu es le souverain au-dessus de tout être (1Chroniques 29.11).

Versets 13-14

Je finis le chapitre cinq.

Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers, je les entendis proclamer : À celui qui siège sur le trône et à l’Agneau soient louange et honneur, gloire et puissance pour toute éternité. Les quatre êtres vivants répondaient : « Amen », et les vieillards se prosternèrent et adorèrent (Apocalypse 5.13-14).

Maintenant tout ce qui vit se joint à cette immense proclamation et déclare haut et fort la gloire de Dieu. La création ne peut contenir sa joie à la perspective de sa rédemption imminente (Romains 8.19-22). Éperdus d’émerveillement, les quatre êtres vivants acquiescent par un retentissant Amen ! « Qu’il en soit ainsi ! »

Les chapitres quatre et cinq ont révélé la gloire indescriptible et la majesté infinie de Dieu dans le ciel.

Bientôt, cette armée puissante marchera hors des cieux pour exécuter le jugement de Dieu, rassembler les élus et revenir avec Christ lorsque celui-ci établira son royaume terrestre. Le décor est planté.