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Émission 1259 - Apocalypse 7.3-7.4

Diffusé le 21 octobre 2016 - ::

Chapitre 7

Verset 3

Toutes les personnes qui prétendent avoir rencontré un ange n’ont que de bonnes choses à dire de ces êtres célestes. Rien d’étonnant à cela car dans l’inconscient populaire, un ange ne peut faire que du bien, tandis que les souffrances des hommes proviennent forcément des esprits mauvais aussi appelés démons. La réalité est quelque peu différente puisque les anges sont aussi les agents du jugement de Dieu, ce qui apparaît autant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.

Je continue à lire dans le chapitre sept du livre de l’Apocalypse.

(Et je vis un autre ange monter du côté de l’Orient. […] Il cria d’une voix forte aux quatre anges.) Il leur dit : – Ne faites pas de mal à la terre, à la mer, ni aux arbres, tant que nous n’avons pas marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu (Apocalypse 7.3).

D’une certaine façon, ces quatre anges sont les bourreaux exécuteurs du jugement de Dieu. Mais ici, ils reçoivent l’ordre exprès d’attendre, avant de commencer leur besogne, jusqu’à ce que les fidèles du Seigneur reçoivent sur leur front la marque du sceau de Dieu.

Ces hommes sont appelés serviteurs de notre Dieu , sans doute parce que pendant l’ouverture des six premiers sceaux, ils ont œuvré avec zèle, prêchant la Bonne Nouvelle à tous ceux qui voulaient l’entendre.

Plus loin dans le livre (Apocalypse 14.5), ces serviteurs sont décrits comme étant d’une très grande consécration au Seigneur Jésus. Ce sont, d’une part, les plus fidèles, les plus loyaux et les plus dévoués des serviteurs de Dieu durant les jours sombres de la Tribulation, et d’autre part, les missionnaires les plus efficaces que le monde ait jamais connus.

D’ailleurs, ils joueront un rôle primordial dans la conversion de leurs compatriotes juifs, ainsi que des païens des autres nations. Mais dans l’immédiat, ils vont avoir besoin d’une protection surnaturelle afin de pouvoir continuer leur ministère de proclamation de la Parole de Dieu. Dès qu’ils auront été marqués du sceau divin, les jugements reprendront.

En réalité, les anges n’ont pas besoin de marquer les croyants pour les reconnaître, mais s’ils le font, c’est pour notre bénéfice, afin de nous rappeler que Dieu s’occupe des siens en toute circonstance.

Verset 4

Je continue le texte.

J’entendis le nombre de ceux qui furent ainsi marqués : ils étaient cent quarante-quatre mille de toutes les tribus du peuple d’Israël à porter cette marque (Apocalypse 7.4).

Ces croyants et évangélistes sont de la race d’Israël, de la postérité physique d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Ils ne peuvent donc représenter l’Église en aucun cas. Cette idée saugrenue encore répandue aujourd'hui a surgi dans la deuxième moitié du second siècle et semble avoir des racines antisémites. Ces 144 000 Juifs sont les premiers Israélites à reconnaître en Jésus leur Messie et Sauveur mais beaucoup d’autres suivront (Zacharie 12.10–13.1 ; 13.8-9 ; Romains 11.26).

Quand les Romains ont détruit Jérusalem en l’an 70 de notre ère, les registres des tribus d’Israël ont disparu. Cependant, Dieu sait très bien qui appartient à chaque tribu. L’ange marque donc du sceau de Dieu douze mille Juifs de douze tribus citées dans l’ordre suivant : Juda, Ruben, Gad, Aser, Nephtali, Manassé, Siméon, Lévi, Issacar, Zabulon, Joseph, et Benjamin. Dans l’ensemble des Écritures, il existe 29 listes des douze tribus et il n’y a pas une seule façon de les énumérer.

En fait il existe dix-neuf manières différentes de le faire et aucune ne correspond à la liste donnée ici. C’est ainsi que dans l’Ancien Testament, les auteurs sacrés suivent indifféremment l’ordre des naissances (Genèse 29.32–35.18), l’ordre dans lequel Jacob a prononcé les bénédictions patriarcales sur ses enfants et petits-enfants (Genèse 49.3-27), l’ordre de campement des tribus (Nombres 2.3-31), l’ordre tribal lors du recensement des hommes en état de porter les armes avant à l’invasion du pays de Canaan (Nombres 26.4-51), l’ordre des tribus quand Moïse a énoncé les bénédictions et les malédictions de la Loi (Deutéronome 27.12-13), l’ordre des tribus quand Moïse a prononcé ses bénédictions avant de mourir (Deutéronome 33.6-25), l’ordre des princes de tribus (Nombres 1.5-15), l’ordre des héritages échus à chaque tribu (Josué 13.7-22.34), l’ordre des fils des épouses et concubines de Jacob (1Chroniques 2.1–8.40), ou encore, l’ordre des noms des tribus inscrits sur les portes de la nouvelle Jérusalem (Ézéchiel 48.31-34).

Ruben étant le premier-né de Jacob, en toute logique, il devrait toujours figurer en tête des listes des tribus, mais ce n’est généralement pas le cas parce qu’il a perdu son droit d’aînesse. En effet, un texte dit :

Pendant qu’il (Jacob) séjournait dans cette contrée, Ruben alla coucher avec Bilha, l’épouse de second rang de son père. Celui-ci l’apprit (Genèse 35.22).

Et au moment de la bénédiction patriarcale, Jacob a dit à son fils aîné :

Ruben, tu es mon premier-né, le premier fruit de ma vigueur, du temps où j’étais plein de force, toi, tu es supérieur en dignité et supérieur en force. Bouillonnant comme l’eau, tu n’auras pas le premier rang ! Car tu as profané la couche de ton père, en entrant dans mon lit (Genèse 49.3-4).

Cette délicate affaire de mœurs a poursuivi Ruben toute sa vie. L’auteur du livre des Chroniques écrit :

Ruben était le premier-né d’Israël, mais parce qu’il avait eu des relations sexuelles avec l’une des femmes de son père, son droit d’aînesse fut donné aux fils de Joseph, fils d’Israël ; ainsi Ruben ne fut pas recensé comme l’aîné (1Chroniques 5.1).

Dans la liste du chapitre sept du livre de l’Apocalypse, c’est Juda qui est mentionné en premier parce que c’est la tribu royale, et c’est de lui qu’est issu le Messie qui vient reprendre possession de la terre pour y régner. Cela dit, Juda n’était pas un enfant de chœur, tant s’en faut. Il s’est d’abord séparé de son clan pour ensuite se trouver imbriqué dans une sombre histoire de mœurs avec sa belle-fille. Dans le livre de la Genèse, on lit :

Juda se sépara de ses frères et alla vivre chez un habitant d’Adoullam nommé Hira. Il y fit la connaissance de la fille d’un Cananéen […], il l’épousa (Genèse 38.1-2).

Juda n’aurait jamais dû quitter sa famille et se marier avec une Cananéenne, mais il l’a fait et elle lui donna trois fils. Plus loin dans la Genèse, on lit :

Juda prit pour Er, son premier-né, une femme nommée Tamar. Jugeant Er mauvais, l’Éternel le fit mourir. Alors Juda dit à Onân : – Tu connais ton devoir de proche parent du défunt : épouse ta belle-sœur pour donner une descendance à ton frère (Genèse 38.6-7).

C’est ce qui s’appelle le lévirat, un mot qui en latin signifie frère du mari . Ce devoir d’un beau-frère était antérieur à la loi de Moïse. Il prescrivait à un homme d’épouser la veuve de son frère mort sans descendance, afin que l’aîné des enfants de cette nouvelle union hérite le nom et les biens du défunt. Cette règle fut consignée dans la loi de Moïse ; je la lis :

Si deux frères demeurent ensemble et que l’un d’eux vienne à mourir sans laisser d’enfant, sa veuve ne se remariera pas en dehors de la famille ; son beau-frère l’épousera pour accomplir son devoir de beau-frère envers elle. Le premier fils qu’elle mettra au monde perpétuera le nom du frère défunt pour que ce nom ne s’éteigne pas en Israël (Deutéronome 25.5-6).

Sous le régime de la loi, l’intéressé pouvait se soustraire à cette charge, mais dans ce cas, il subissait un blâme public (Deutéronome 25.7-10), et le devoir d’épouser se transmettait alors à un parent plus éloigné ; c’est toute l’histoire de Ruth (Ruth 4.1-10). Le lévirat avait pour but de maintenir l’intégralité de la famille afin de ne pas laisser s’éteindre la race et le nom d’un homme mort prématurément et privé d’ayant droit. Donc, c’est Onân, le second fils de Juda, qui a la charge d’épouser Tamar, la femme de son frère décédé. Il a obéi à son père mais s’est aussi arrangé pour qu’elle ne tombe pas enceinte. Le texte de la Genèse dit :

Onân savait que les enfants qui naîtraient ne seraient pas pour lui. Chaque fois qu’il avait des rapports avec sa belle-sœur, il laissait tomber sa semence à terre pour éviter de donner une descendance à son frère. Son comportement déplut à l’Éternel qui le fit aussi mourir. Juda dit à Tamar, sa belle-fille : – Reste veuve dans la maison de ton père jusqu’à ce que mon fils Shéla soit devenu adulte. Car il se disait : – Il ne faut pas que celui-ci meure aussi comme ses frères. Tamar retourna donc dans la maison de son père et y resta. Bien longtemps après cela […], Juda monta avec son ami Hira l’Adoullamite à Timna, pour la tonte de ses moutons. Quelqu’un en informa Tamar (Genèse 38.9-13).

À partir de là, l’histoire devient croustillante.

Alors elle ôta ses habits de veuve, se couvrit le visage d’un voile et, ainsi déguisée, s’assit au carrefour d’Enaïm, sur la route de Timna ; car elle voyait bien que Shéla était devenu adulte sans qu’on le lui ait donné pour mari. Juda aperçut cette femme et la prit pour une prostituée, car elle avait le visage voilé. Il s’approcha d’elle au bord du chemin et lui dit : – Permets-moi d’aller avec toi ! Car il n’avait pas reconnu sa belle-fille. Elle répondit : – Que me donneras-tu pour venir avec moi ? – Je te ferai apporter un chevreau du troupeau, lui dit-il. – D’accord, répondit-elle, à condition que tu me donnes un gage jusqu’à ce que tu l’envoies. – Quel gage veux-tu que je te donne ? – Ton cachet, le cordon qui le tient et le bâton que tu as en main. Il les lui remit et s’unit à elle, et elle devint enceinte. Elle se leva et partit ; elle ôta son voile et remit ses habits de veuve (Genèse 38.14-19).

On n’entend plus jamais parler de Shéla, le troisième fils de Juda avec la femme cananéenne ; apparemment, il est tombé dans les oubliettes de l’histoire. Et comme ses deux frères sont morts prématurément sans donner de petits enfants à Juda, il est plutôt évident que l’Éternel n’approuvait pas le mariage de Juda. On pourra aussi remarquer que si le comportement moral de Ruben est très répréhensible, celui de Juda vole bien bas lui aussi.

Cependant, Ruben a commis une offense grave parce qu’elle était dirigée contre son père, qui de plus, était patriarche, et donc prêtre de l’Éternel. Les écarts de Juda sont moins graves, ce qui se voit au fait que non seulement l’Éternel n’a puni ni Juda, ni Tamar, mais cette dernière a mis au monde des jumeaux (Pérets et Zérah) qui sont à l’origine de la puissante tribu royale de Juda, de laquelle est issu Jésus.

Des douze fils qui sont nés de Jacob, Joseph fut vendu comme esclave par dix de ses frères mais il devint un homme à la vie exemplaire. Quant aux autres, je n’irai pas jusqu’à dire que c’était de la racaille, mais leur niveau moral et spirituel volait au ras du sol. Il faut dire pour leur défense que leur père n’était pas non plus un modèle de vertu, tant s’en faut, car Jacob était plutôt un vieux filou maître de flibuste. Cependant, quand il se trouvait dans une situation désespérée, il invoquait l’Éternel, quand même, et à la fin de son périple terrestre, il avait enfin appris à lui faire entièrement confiance.

Quant à Isaac, le père de Jacob, il n’a pas été non plus un exemple à suivre, ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire, car sa femme Rebecca et lui formaient un couple parfaitement dysfonctionnel. Je ne relève pas les fautes de ces personnes par malveillance mais parce qu’elles me rassurent. En effet, en dépit de tous leurs travers, l’Éternel a été patient envers tous ces gens, ce qui prouve qu’il est véritablement un Dieu de miséricorde et que sa grâce n’est pas un vain mot. L’Éternel a non seulement passé l’éponge sur les faiblesses et les péchés des ancêtres d’Israël, mais en plus il les a bénis pour qu’ils donnent naissance à une race qu’il a choisie pour être son peuple précieux.

Pendant que j’y suis, je crois qu’il serait également facile de tirer à boulets rouges sur les apôtres, mais je vais me retenir. Paul était un super grand chrétien à tous les niveaux, un vrai, un pur, mais les autres? Bof ! Ceux et celles qui apparaissent dans les pages des Écritures et dont la vie fut sans faille se comptent sur les doigts des deux mains. Mais comme je l’ai dit pour les pères fondateurs d’Israël, cette constatation est un encouragement pour nous, car si Dieu a pu utiliser des gens dont la vie était, au mieux, médiocre, il peut aussi se servir de moi.

Il n’est donc pas nécessaire d’être une armoire à glace, une sorte de supersaint pour être utile au Seigneur parce qu’il est indulgent, prêt à pardonner et à utiliser ce qu’on lui donne à condition de le révérer, de ne pas chercher à paraître ou à cacher ses fautes. J’aime beaucoup le Psaume 103 dans lequel, suite à des expériences personnelles douloureuses, David écrit :

L’Éternel est plein de pitié et miséricordieux. Il est plein de patience et débordant d’amour. Il ne tient pas rigueur sans cesse et son ressentiment ne dure pas toujours. Il ne nous traite pas selon le mal que nous avons commis, il ne nous punit pas comme le méritent nos fautes. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant l’amour de Dieu dépasse tous ceux qui le révèrent. Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il éloigne de nous nos mauvaises actions. Et, comme un père est rempli de tendresse pour ses enfants, l’Éternel est plein de tendresse pour ceux qui le révèrent : il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il se rappelle bien que nous sommes poussière (Psaumes 103.8-14).

Je disais donc que Juda remplace Ruben, le premier-né des fils de Jacob, à la tête de la liste des douze tribus mentionnées dans ce chapitre sept. Bien que Jacob ait donné naissance à douze fils, dans la réalité, on compte treize tribus. En effet, Joseph, un homme de grande vertu comme je l’ai dit, a été récompensé pour sa consécration à l’Éternel en ayant ses deux fils, Éphraïm et Manassé, adoptés par leur grand-père Jacob, ce qui fait qu’ils sont devenus têtes de tribus.

Cependant, dans les Écritures, toutes les listes de tribus en énumèrent douze et jamais treize, ce qui fait qu’il en manque toujours une. Mais ce n’est pas toujours la même. Souvent, c’est Lévi qui est omise parce que c’était la tribu sacerdotale, et pour exercer son ministère, elle était éparpillée dans les douze autres tribus. Mais ici, dans le chapitre sept, ce n’est pas Lévi mais la tribu de Dan qui manque à l’appel, et ce n’est pas la seule anomalie de cette liste, car Éphraïm est remplacé par Joseph, son père.

Ces deux tribus sont passées sous silence à cause de leur idolâtrie. En effet, c’est Jéroboam, un homme d’Éphraïm, qui fonda le royaume israélite des 10 tribus du Nord qui se sépara de Juda. Mais Jéroboam a fait pire. Comme les hommes de son peuple allaient régulièrement à Jérusalem pour célébrer les fêtes obligatoires, il s’est dit :

Tels que les choses se présentent, les sujets de mon royaume pourraient bien retourner sous l’autorité du fils de David. S’ils continuent à se rendre à Jérusalem pour y offrir des sacrifices dans le Temple de l’Éternel, ce peuple s’attachera de nouveau à son seigneur Roboam, roi de Juda. Alors ils me tueront et se soumettront à Roboam. Après avoir pris conseil, le roi fit faire deux veaux d’or et déclara au peuple : – En voilà assez avec ces pèlerinages à Jérusalem ! Voici votre Dieu, Israël, celui qui vous a fait sortir d’Égypte ! Il dressa l’une des statues d’or à Béthel et installa l’autre à Dan. Ce fut là un péché. Beaucoup de gens accompagnèrent l’un des veaux jusqu’à Dan (1Rois 12.26-30).

Les deux veaux plaqués or, idolâtres, furent installés dans la tribu de Dan et dans la ville de Béthel qui appartenait à Benjamin et qui était frontalière avec Éphraïm. Comme la tribu de Benjamin s’est jointe à celle de Juda, le veau s’est retrouvé du côté d’Éphraïm, sur son territoire. Voilà pourquoi ces deux tribus, berceaux de l’idolâtrie des veaux d’or, sont omises.

L’apparition dans le chapitre sept, des 144 000 Juifs consacrés à l’Éternel, nous montre que dans l’avenir, Dieu reprendra son programme avec le peuple choisi. Si aujourd’hui, Israël est mis de côté, ce n’est que provisoirement. L’apôtre Paul écrit :

L’endurcissement d’une partie d’Israël durera jusqu’à ce que l’ensemble des non-Juifs soit entré dans le peuple de Dieu (Romains 11.25).

Si l’on se place du point de vue de l’Évangile, ils sont devenus ennemis de Dieu pour que vous en bénéficiiez. Mais du point de vue du libre choix de Dieu, ils restent ses bien-aimés à cause de leurs ancêtres. Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (Romains 11.28-29).

Sous le régime de l’Ancien Testament, Israël aurait dû être la nation qui témoignait de la présence et de la grâce de Dieu, mais elle a lamentablement échoué. Cependant, il n’en sera pas de même pendant la Tribulation puisque c’est du peuple juif que sera issue la plus grande force missionnaire que le monde a jamais connue. Et de cet effort résultera la conversion de toute la nation d’Israël (Romains 11.26), ce qui, je l’avoue, est difficile à concevoir.

Cependant, quand l’ange Gabriel est venu voir Marie, il lui a fait remarquer que sa parente Elizabeth qui était trop âgée pour avoir un enfant était enceinte de six mois. Car , a-t-il ajouté, rien n’est impossible à Dieu (Luc 1.37). Et à la question des disciples : Mais alors, qui peut donc être sauvé , Jésus a répondu : –  Aux hommes c’est impossible, mais non à Dieu. Car tout est possible à Dieu (Marc 10.26-27).