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Émission 1261 - Apocalypse 7.13-7.17

Diffusé le 25 octobre 2016 - ::

Chapitre 7

Verset 13

Je m’imagine mal me retrouver dans une autre dimension que l’espace-temps qui m’est familier. Mais supposons que suite à je ne sais quoi, ça m’arrive. Croyez-moi, je me montrerai discret et marcherai sur la pointe des pieds pour ne pas révéler ma présence. Mais si l’un des personnages de l’au-delà se tournait alors subitement vers moi pour engager la conversation, je crois que j’aurais une grosse frayeur. Une telle expérience n’était pas inhabituelle aux prophètes de l’Ancien Testament. Alors qu’il voit la gloire de Dieu, Ésaïe n’a pas pu s’empêcher de crier :

Malheur à moi ! Je suis perdu, car j’ai les lèvres impures et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Et voici que, de mes yeux, j’ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes. Alors l’un des séraphins vola vers moi, il tenait à la main une braise qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes. Il m’en toucha la bouche, et me dit : – Maintenant que ceci vient d’être appliqué sur tes lèvres, ta faute est enlevée et ton péché est expié. Et j’entendis alors le Seigneur qui disait : – Qui enverrai-je ? Qui marchera pour nous ? Alors je répondis : – Je suis prêt, envoie-moi (Ésaïe 6.5-8).

Le prophète Zacharie aussi est entré dans l’au-delà. Il a vu Josué, le grand-prêtre, couvert d’habits très sales, et l’Ange de l’Éternel qui ordonna :

Ôtez-lui ses vêtements sales ! Et il ajouta à l’adresse de Josué : – Regarde, j’ai enlevé le poids de la faute que tu portais et l’on te revêtira d’habits de fête (Zacharie 3.4).

Alors, Zacharie n’a pas pu s’empêcher d’ajouter :

Qu’on lui mette un turban pur sur la tête ! (Zacharie 3.5).

Et c’est ce qu’on a fait. On lui posa donc le turban pur sur la tête, et on le revêtit d’autres habits (Zacharie 3.4-5) dit le texte.

Je continue à lire dans le chapitre sept du livre de l’Apocalypse.

Alors l’un des vieillards prit la parole et me demanda : – Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? (Apocalypse 7.13).

Les 24 vieillards ou anciens, représentent l’Église ôtée du monde et présente dans les cieux. L’un d’entre eux s’adresse à l’apôtre Jean, faisant de lui un participant actif de la vision. Cet ancien ne cherche pas à obtenir un renseignement, mais ce dialogue est une figure de style dont le but est de communiquer la signification de la vision. On rencontre ce type d’interaction chez plusieurs prophètes. Je lis quelques exemples :

L’Éternel m’adressa encore la parole en ces termes : – Que vois-tu, Jérémie ? Je répondis : – Je vois une branche d’amandier (Jérémie 1.11).

Puis l’Éternel m’adressa une seconde fois la parole : – Que vois-tu encore ? Et je répondis : – Je vois un chaudron en train de bouillir et qui se trouve au nord (Jérémie 1.13).

Il (le Seigneur) me dit : – Que vois-tu, Amos ? Et je dis : – De l’étain. Et le Seigneur me dit : – Je vais mettre l’étain au milieu d’Israël, mon peuple. Et désormais, je ne lui pardonnerai plus (Amos 7.8).

Il me dit : – Que vois-tu, Amos ? Et je lui répondis : – Je vois une corbeille remplie de fruits mûrs. Et l’Éternel me dit : « La fin est arrivée pour Israël, mon peuple, car désormais, je ne lui pardonnerai plus » (Amos 8.2).

Un ange interprète demanda à Zacharie :

Que vois-tu ? Je répondis : – Je vois un chandelier tout en or muni, à la partie supérieure, d’un réservoir. Il est surmonté de sept lampes et il y a sept conduits pour les lampes (Zacharie 4.2).

Il me dit : – Ne sais-tu pas ce que cela représente ? – Non, mon Seigneur, lui répondis-je (Zacharie 4.5 ; comparez Zacharie 5.2-6).

Les visions que reçoivent les prophètes sont souvent des mises en scène fantasmagoriques. Cependant, leur but n’est pas de donner dans le spectaculaire, genre effets spéciaux, mais bien plutôt de transmettre une révélation divine dont chaque détail est important.

La question du vieillard est une forme de rhétorique qui doit conduire notre attention vers la multitude de gens vêtus d’une tunique blanche, et donc de nous rappeler une fois encore que pendant la Tribulation beaucoup de personnes seront sauvées.

Verset 14 a, b

Je continue le texte.

Je lui répondis : – Mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : – Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse (Apocalypse 7.14 a, b).

La réponse de Jean, Mon seigneur, c’est toi qui le sais , exprime son respect envers ce haut personnage. Il lui confesse aussi son ignorance et sa perplexité, et il demande à savoir. Jean se souvient sans doute que Jésus a dit :

Entrez par la porte étroite ; en effet, large est la porte et facile la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et difficile le sentier qui mènent à la vie ! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent ! (Matthieu 7.13-14).

De plus, l’apôtre a vu en vision les Églises d’Asie stagner ou même dépérir, alors cette vision d’une multitude de croyants le laisse confus.

Littéralement, l’ancien dit que ce sont ceux qui sont en train de venir ( erchomenoi ) de la grande détresse . C’est un processus qui dure, qui n’est pas achevé, ce qui veut dire que ce groupe de gens va continuer à grossir. La réponse de l’ancien confirme bien que ces gens sont issus de la Tribulation. C’est pendant cette période d’intenses détresses qu’ils ont placé leur confiance en Jésus, et pour la plupart d’entre eux, leur fidélité au Seigneur s’est soldée par une mort de martyr.

L’explication de l’ancien montre que ce groupe de gens est bien particulier et distinct de tout autre groupe de croyants de l’Histoire. La grande détresse ou grande tribulation définit une période bien précise de l’avenir et qui correspond au jugement divin qui frappera le monde juste avant que Jésus ne revienne sur terre pour établir son royaume. Tous les châtiments du septième sceau, qui inclut les jugements des trompettes et des coupes de la colère de Dieu, seront sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

En dehors du déluge, jamais une dévastation à l’échelle mondiale et planétaire ne se sera produite jusque-là. Jésus a lui-même dit de cette période :

La détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance (Matthieu 24.21).

Les croyants qui seront alors sur terre ne seront évidemment pas directement visés par la colère de Dieu, mais ils en subiront les contrecoups et ils porteront le poids des souffrances que leur imposeront les ennemis de Dieu. La persécution ira en augmentant à partir du milieu des sept ans de tribulation. À la fin du sixième sceau, certains croyants seront déjà morts martyrs (Apocalypse 6.9-11) et beaucoup d’autres suivront.

Verset 14 c

Je continue le texte.

(Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse.) Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7.14 c).

L’un des 24 anciens explique la manière dont les croyants issus de la Tribulation ont obtenu le privilège de se retrouver dans les cieux et devant le trône de Dieu entouré des êtres célestes.

Dans les Écritures, les vêtements sales symbolisent souvent la souillure du péché (Ésaïe 64.6 ; Zacharie 3.3), tandis que le salut et le pardon sont généralement comparés à une purification ou un lavage (Apocalypse 22.14 ; Psaumes 51.9 ; Ésaïe 1.18 ; Tite 3.5). Ces tuniques, ces robes, d’un blanc éclatant que portent au ciel ces croyants, symbolisent la justice, la sainteté et la pureté qui leur ont été attribuées.

A priori, il peut paraître curieux qu’on puisse nettoyer quoi que ce soit avec du sang. Mais dans l’Ancien Testament, la purification rituelle se faisait presque toujours avec le sang d’animaux égorgés. L’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

Selon la Loi, presque tout est purifié avec du sang, et il n’y a pas de pardon des péchés sans que du sang soit versé (Hébreux 9.22).

Sous le régime de l’Ancien Testament, il était nécessaire que le pécheur offre un sacrifice afin de recevoir le pardon de Dieu. Cette nécessité incontournable, d’une part, enseignait au peuple de Dieu qu’une victime innocente est indispensable pour expier les péchés, et d’autre part, préparait l’humanité à la venue du Sauveur qui sur la croix a lavé de leurs péchés tous ceux qui lui font confiance (1Corinthiens 6.11). Cela est vrai pour nous et le restera jusqu’à la fin des temps pour les croyants de la Tribulation.

Verset 15 a

Je continue le texte.

(Ceux qui viennent de la grande détresse ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau.) C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un culte nuit et jour dans son Temple (Apocalypse 7.15 a).

Ceux qui sont devenus croyants et qui sont morts pendant la Tribulation se tiennent devant le trône de Dieu. Cependant, cet immense privilège ne leur est pas accordé à cause de ce qu’ils ont pu souffrir, mais seulement parce qu’ils ont été purifiés et lavés de leurs péchés grâce au sacrifice de Jésus. C’est son œuvre sur la croix, et rien d’autre, qui les rend dignes de paraître devant Dieu et de lui rendre un culte. Cette forme d’adoration est continuelle puisqu’il n’y a ni jour ni nuit dans le royaume des cieux.

Plus loin dans le livre, on apprend que ce culte est rendu à Dieu dans son temple, ce qui veut dire qu’il y en a un dans le ciel, et si j’ai bien compté, Jean le mentionne huit fois. Il y aura également un temple sur terre à Jérusalem pendant les mille ans que durera le royaume du Messie, car tant que le mal est encore présent dans l’univers, un temple est nécessaire pour servir de point de rencontre entre le Dieu saint et l’homme pécheur.

Aujourd’hui, le temple de chaque croyant est son propre corps (1Corinthiens 6.19), et dans les cieux, le temple est constitué par la sphère sainte où réside Dieu, à l’écart de l’univers déchu. Mais dans l’éternité future, il n’y aura plus de temple. À la fin du livre, Jean écrit :

Je ne vis aucun temple dans la ville (la nouvelle Jérusalem) : son temple, c’est le Seigneur, le Dieu tout-puissant, ainsi que l’Agneau (Apocalypse 21.22).

Jusqu’au jugement du grand trône blanc qui aura lieu à la fin du millénium, le péché sera toujours présent dans l’univers. Mais ensuite, après la création du nouveau ciel et de la nouvelle terre, dans l’état éternel, le mal sous toutes ses formes aura entièrement disparu. Dieu sera tout en tous et il sera lui-même le temple.

Verset 15 b

Je continue le texte.

(Ceux qui viennent de la grande détresse […] se tiennent devant le trône de Dieu.) Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa Tente (Apocalypse 7.15 b).

Cette image bucolique évoque la protection, la sécurité et la consolation. Dieu, qui dans toute sa majesté , siège sur le trône, dressera lui-même la tente de sa glorieuse présence sur ces croyants qui ont tant souffert et dont beaucoup sont morts martyrs.

Le mot pour « tente » ( skenoô ) est souvent traduit par tabernacle , et le verbe qui lui correspond, par habité ou vécu (Jean 1.14). À la fin du livre, Jean écrit :

Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu (Apocalypse 21.3).

Dieu a toujours désiré vivre au milieu des hommes. C’était le but de la création et du choix d’Israël comme son peuple. Du temps de Moïse, l’Éternel a dit aux Israélites :

Je ferai ma demeure au milieu de vous […]. Je vivrai au milieu de vous : je serai votre Dieu et vous serez mon peuple (Lévitique 26.11-12).

Et parlant d’Israël dans le royaume millénaire, l’Éternel fait dire au prophète Ézéchiel :

Ma demeure sera près d’eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple (Ézéchiel 37.27 ; comparez Zacharie 2.10-11 ; 8.3, 8).

Ceux qui viennent de la grande détresse ont été les témoins de souffrances et d’horreurs indescriptibles et pour la plupart, ils ont subi des persécutions atroces aux mains de l’Antichrist. Mais dès qu’ils sont entrés dans la présence de Dieu, ils ont pénétré dans le sanctuaire céleste, l’endroit le plus sûr qui soit. Là, ils sont à l’abri des fléaux dévastateurs qui vont frapper le monde impie au fur et à mesure que Dieu déchaînera les jugements des trompettes et des coupes.

Verset 16

Je continue le texte.

Ils (ceux qui viennent de la grande détresse) ne connaîtront plus ni la faim, ni la soif ; ils ne souffriront plus des ardeurs du soleil, ni d’aucune chaleur brûlante (Apocalypse 7.16).

Cette promesse est tirée d’un passage du livre d’Ésaïe qui décrit les bénédictions d’Israël pendant le millénium. Je le cite :

Ils n’endureront plus ni la faim ni la soif, la chaleur du désert et le soleil ne les frapperont plus car celui qui les aime les conduira et il les mènera auprès des sources d’eau (Ésaïe 49.10 ; comparez Ésaïe 35.5-10 ; 41.17-19 ; 42.16 ; 43.19-20 ; Psaumes 121.6).

Il n’est pas rare que chez les auteurs sacrés une même prophétie ait deux, voire même trois applications. Ici, par exemple, Ésaïe annonce le bonheur d’Israël pendant le millénium, tandis que Jean reprend ses paroles et les applique aux croyants issus de la Tribulation qui sont maintenant dans le repos de Dieu.

Ceux qui viennent de la grande détresse ont probablement enduré la faim, la soif et la chaleur étouffante et surtout brûlante du soleil. D’ailleurs, ce phénomène est mentionné plus loin dans le livre où on lit :

Le quatrième ange versa sa coupe sur le soleil. Il lui fut donné de brûler les hommes par son feu. Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage (Apocalypse 16.8-9).

Comme je l’ai déjà dit, pendant les jugements de la Tribulation, Dieu ne visera pas les siens qui sont sur terre ; les anges exécuteurs des châtiments divins ne toucheront pas aux croyants. Par contre, ceux-ci subiront quand même les contrecoups des fléaux naturels. Aucun passage du livre de l’Apocalypse ne précise comment les croyants vont vivre les jugements de Dieu.

On est cependant en droit de penser que certains échapperont miraculeusement à la mort due aux destructions causées par un univers en furie, mais d’autres y perdront la vie. Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’une fois dans les cieux les croyants ne subiront évidemment plus aucun des méfaits physiques, moraux ou spirituels qui tôt ou tard atteignent tous les hommes sur terre.

Verset 17

Je finis le chapitre sept.

Car l’Agneau qui est au milieu du trône prendra soin d’eux comme un berger, il les conduira vers les sources d’eaux vives, et Dieu lui-même essuiera toute larme de leurs yeux (Apocalypse 7.17).

L’image de Dieu en tant que Berger de son peuple est sans aucun doute l’une des plus réconfortantes des descriptions de l’Éternel dans l’Ancien Testament. Même les païens purs et durs ont entendu parler au moins une fois du Psaume 23 où David écrit :

L’Éternel est mon berger. Je ne manquerai de rien. Grâce à lui, je me repose dans des prairies verdoyantes, et c’est lui qui me conduit au bord des eaux calmes. Il me rend des forces neuves, et, pour l’honneur de son nom, il me mène pas à pas sur le droit chemin. Si je devais traverser la vallée où règnent les ténèbres de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es auprès de moi : ta houlette me conduit et ton bâton me protège. Pour moi, tu dresses une table aux yeux de mes ennemis, tu oins de parfums ma tête, tu fais déborder ma coupe. Oui, toute ma vie, ta bonté et ton amour m’accompagneront et je pourrai retourner au sanctuaire de l’Éternel tant que je vivrai (Psaumes 23).

Et le prophète Ésaïe écrit :

(Voici l’Éternel Dieu.) Comme un berger, il paîtra son troupeau et il rassemblera les agneaux dans ses bras. Sur son sein, il les porte et conduit doucement les brebis qui allaitent (Ésaïe 40.11 ; comparez Ézéchiel 34.23).

Dans le Nouveau Testament, Jésus est présenté comme le bon Berger de son peuple. Il a dit lui-même :

Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (Jean 10.11).

Jésus est aussi appelé le grand berger de ses brebis, dans le Nouveau Testament (Hébreux 13.20), et l’apôtre Pierre écrit :

Vous étiez comme des brebis errantes mais, à présent, vous êtes retournés vers le berger qui veille sur vous (1Pierre 2.25).

Ces passages des Écritures que je viens de lire sont particulièrement utiles pour consoler et réconforter celui qui traverse des heures sombres et qui souffre.

Ici, Jésus est l’Agneau qui tendrement prend soin de son peuple. Cependant, ce verbe ( poimainô ) qui signifie paître un troupeau , est utilisé trois autres fois dans le livre de l’Apocalypse (Apocalypse 2.27 ; 12.5 ; 19.15) où il est appliqué à Jésus-Christ. Mais le Seigneur est alors décrit comme un Berger à poigne qui dirige les nations avec un sceptre de fer, comme on le ferait d’un cheval rebelle avec un fouet.

Ces trois références sont l’accomplissement d’une prophétie de l’un des psaumes royaux dans lequel Jésus est présenté comme le roi de la lignée de David qui règne sur toute la terre. Dans ce psaume royal, Jésus dit :

Je publierai le décret qu’a promulgué l’Éternel. Il m’a dit : […]. Demande-moi : Que veux-tu ? Je te donne en patrimoine tous les peuples de la terre ; et le monde, jusqu’en ses confins lointains, sera ta propriété. Avec un sceptre de fer, tu les soumettras ; comme des vases d’argile, tu les briseras (Psaumes 2.7-9).

Non seulement, le bon et grand Berger conduira son troupeau vers les sources d’eaux vives, mais il essuiera aussi toute larme de leurs yeux. Cette image touchante évoque la maman qui fait ce geste envers son enfant pour le consoler de son gros chagrin. Vers la fin du livre, Jean écrit à nouveau :

Il (Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux (Apocalypse 21.4).

Et il ajoute :

La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu (Apocalypse 21.4 ; comparez Ésaïe 25.8).

C’est le grand soupir de l’être humain et ce sera la consolation éternelle des croyants.