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Émission 1268 - Apocalypse 10.3-10.11

Diffusé le 3 novembre 2016 - ::

Chapitre 10

Verset 3

Un gros orage avec des grondements de tonnerre et un ciel constamment illuminé par des éclairs, c’est un spectacle fantastique mais effrayant. D’ailleurs, il n’est pas rare que la foudre tue, si ce n’est pas directement, c’est en détruisant un arbre qui tombe sur quelqu’un qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment.

Quand l’Éternel a donné la loi aux Israélites, le texte dit :

Dès le lever du jour, il y eut des coups de tonnerre et des éclairs, une épaisse nuée couvrit la montagne et l’on entendit un son de corne très puissant. Dans le camp, tout le peuple se mit à trembler de peur. Le mont Sinaï était entièrement enveloppé de fumée parce que l’Éternel était descendu là au milieu du feu, et la fumée s’élevait comme celle d’une fournaise. Toute la montagne était secouée d’un violent tremblement de terre. Le son du cor allait en s’amplifiant énormément. Moïse parla, et Dieu lui répondait dans le tonnerre (Exode 19.16, 18-19).

Dieu a parlé à son serviteur Moïse à travers le tonnerre et pourtant, ses paroles étaient parfaitement intelligibles. Un peu plus de mille ans plus tard, l’apôtre Jean fait une expérience similaire. Il entend le rugissement puissant d’un ange gigantesque suivi du roulement de sept coups de tonnerre.

Je continue à lire dans le chapitre 10 du livre de l’Apocalypse.

Il (l’ange qui avait posé son pied droit sur la mer et le gauche sur la terre) se mit à crier d’une voix forte comme rugit un lion. Quand il eut crié, les sept tonnerres firent retentir leur voix (Apocalypse 10.3).

De toute évidence, ce colosse d’ange n’est pas d’humeur à plaisanter. Par sa taille démesurée et son cri tonitruant, il inspire peur, tremblement et respect. Sa forte présence symbolise la puissance, la majesté et l’autorité divines.

Le mot traduit par « rugit » ( mukàomai ) n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. En grec, c’est l’équivalent du son « meuh » émis par les bovins. Mais deux écrivains grecs classiques l’utilisent pour le lion (Aristophane ; Théocrite) et un pour le tonnerre (Aristophane).

Plusieurs prophètes comparent la voix de Dieu à un rugissement de lion. Jérémie écrit :

L’Éternel rugit de là-haut, de sa demeure sainte, il donne de la voix, il pousse des rugissements contre son pâturage, il crie contre tous les habitants du pays (Jérémie 25.30 ; comparez Osée 11.10 ; Joël 4.16 ; Amos 1.2 ; 3.8).

Dès que l’ange a poussé son cri de guerre, sept tonnerres se font entendre. Comme ils sont distincts de la voix de l’ange, il s’agit certainement de la voix de Dieu, ce qui renforce le caractère effrayant de la scène. Dans l’Ancien Testament, les Juifs avaient l’habitude d’appeler le tonnerre « les sept voix (de Dieu) » ; dans un psaume, le roi David écrit sept fois que la voix de l’Éternel retentit comme un grondement de tonnerre. Je le lis :

La voix de l’Éternel (retentit) sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ; l’Éternel (est) sur les grandes eaux. La voix de l’Éternel avec puissance, la voix de l’Éternel avec majesté, la voix de l’Éternel brise les cèdres ; l’Éternel brise les cèdres du Liban, il les fait bondir comme un veau ; le Liban et le Sirion comme un jeune buffle. La voix de l’Éternel fait jaillir des flammes de feu. La voix de l’Éternel fait trembler le désert ; l’Éternel fait trembler le désert de Qadèch. La voix de l’Éternel fait enfanter les biches, elle dépouille les forêts. et dans son palais tout s’écrie : Gloire ! (Psaumes 29.3-9 ; SER).

Et dans le livre de Job, Élihou dit de l’Éternel :

Oui, sa voix tonne de façon extraordinaire, il fait de grandes choses dépassant notre entendement (Job 37.5).

Dans les Écritures, le tonnerre annonce souvent le jugement de l’Éternel (Exode 9.23 ; 1Samuel 2.10 ; 7.10 ; 2Samuel 22.14 ; Job 37.5 ; Psaumes 18.14 ; Ésaïe 29.6 ; Apocalypse 8.5 ; 11.19 ; 16.18). Ici, il y en a sept qui correspondent aux sept coupes de la colère de Dieu qui vont être déversées sur le monde impie.

Verset 4

Je continue le texte.

Quand ils (les tonnerres) eurent fini de parler, je me disposais à transcrire leur message, lorsqu’une voix venant du ciel me dit : « Garde sous le sceau du secret les déclarations des sept tonnerres, ne les note pas » (Apocalypse 10.4).

Les sept tonnerres ne font pas seulement du vacarme mais donnent des informations. Or, au tout début de la vision, le Seigneur a dit à Jean :

Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui va arriver ensuite (Apocalypse 1.19).

L’apôtre s’apprête donc à écrire ce qu’il a entendu quand une voix lui ordonne de n’en rien faire. En toute probabilité, c’est Jésus qui vient de lui parler puisque c’est lui qui avait demandé à Jean de mettre la vision par écrit. Les paroles que la voix du tonnerre vient de dire sont les seules de l’Apocalypse à être scellées, alors que toutes les autres doivent être communiquées aux croyants. D’ailleurs, à la fin du livre, un ange dit à Jean :

Ne tiens pas secrètes les paroles prophétiques de ce livre, car le temps de leur accomplissement est proche (Apocalypse 22.10).

On ne sait pas pourquoi Jean ne doit pas révéler le message des sept tonnerres, mais ce n’est pas la première fois qu’une telle interdiction est faite à un auteur sacré. Un ange a dit au prophète Daniel :

Ce qui t’a été annoncé dans la vision des soirs et des matins est parfaitement vrai, mais tiens-la secrète, car elle concerne une époque très lointaine (Daniel 8.26).

Quant à toi, Daniel, tiens ces paroles secrètes et conserve le livre scellé jusqu’au temps de la fin. Alors, beaucoup l’étudieront et verront leur connaissance s’accroître (Daniel 12.4).

L’apôtre Paul aussi a eu une révélation qu’il n’a pas eu le droit de communiquer. Il écrit :

Je connais un homme, un chrétien, qui, il y a quatorze ans, a été enlevé jusqu’au troisième ciel […] et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire (2Corinthiens 12.2, 4).

Dans certaines situations, Dieu choisit de ne révéler certaines vérités qu’à un seul homme comme ce fut le cas à Daniel, Paul ou Jean.

Versets 5-6 a

Je continue le texte.

Alors, l’ange que j’avais vu debout sur la mer et sur la terre leva la main droite vers le ciel et jura solennellement par celui qui vit éternellement, qui a créé le ciel et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui s’y trouve, la mer et tout ce qui s’y trouve (Apocalypse 10.5-6 a).

Le geste solennel de ce personnage gargantuesque qui lève la main droite pour prononcer un serment a dû offrir à Jean un spectacle fantasmagorique. Cependant, son but n’est pas de nous épater mais d’attirer notre attention sur ce qu’il va dire car son serment est la vérité et de la plus haute importance. Il est évident qu’il s’agit d’un ange, un être créé parce qu’il jure par le Créateur, au nom d’un plus grand que lui. Quand l’Éternel prononce un serment, il le fait en son propre nom. En effet, l’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

Lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, il prêta serment par lui-même, car il ne pouvait pas jurer par un plus grand que lui (Hébreux 6.13).

Si donc ce personnage céleste était Jésus, il jurerait par lui-même car il est Dieu, la seconde personne de la Trinité. Dans l’Évangile et parlant de lui, Jean écrit :

Au commencement était celui qui est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu. Au commencement, il était avec Dieu. Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n’a été créé sans lui (Jean 1.1-3).

C’est aussi ce qu’affirme l’apôtre Paul qui dit de Jésus :

C’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. Oui, par lui et pour lui tout a été créé (Colossiens 1.16).

Dieu est la cause première et unique de tout ce qui existe tant dans le domaine matériel que spirituel (Actes 14.15 ; 17.22-26). Au travers des Écritures, que ce soit l’Ancien ou le Nouveau Testament, la mention de Dieu comme Créateur (Apocalypse 4.11 ; 14.7) répond aux spéculations des adeptes du transformisme évolutionniste concernant l’origine de la terre, de l’univers et des êtres vivants, et affirme la toute-puissance et la justice de Dieu pour juger le monde quand le temps sera venu.

Ce n’est pas la première fois qu’un ange de Dieu jure au nom de Dieu. Le prophète Daniel écrit :

Alors l’homme vêtu de lin qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve leva sa main droite et sa main gauche vers le ciel et je l’entendis déclarer : – Je le jure par celui qui vit à jamais : ce sera dans un temps, deux temps et la moitié d’un temps. Quand la force du peuple saint sera entièrement brisée, alors toutes ces choses s’accompliront (Daniel 12.7).

Verset 6 b

Je continue le texte.

(L’ange jura solennellement) – Désormais, il n’y aura plus de délai ! (Apocalypse 10.6 b).

Cet ange démesuré a fait une arrivée remarquée, mais son entrée sur scène spectaculaire a pour but de préparer sa déclaration. Il jure solennellement qu’il n’y aura plus de délai avant le jugement final du monde impie et la venue du royaume de Jésus-Christ sur terre. C’est donc la réponse aux prières des saints martyrs qui ont demandé à Dieu :

Maître saint et véritable, jusques à quand tarderas-tu à juger les habitants de la terre et à leur demander compte de notre mort ? (Apocalypse 6.10).

L’établissement du millénium est aussi l’exaucement des premières requêtes du Notre Père qui sont :

Notre Père, toi qui es dans les cieux, que tu sois reconnu pour Dieu, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, et tout cela, sur la terre comme au ciel (Matthieu 6.10).

Verset 7

Je continue le texte.

Au jour où retentira la trompette du septième ange, tout le plan secret de Dieu s’accomplira, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, ses prophètes (Apocalypse 10.7).

La sonnerie de la trompette du septième ange déclenchera la succession des sept coupes de la colère de Dieu. Ces jugements s’étendront sur plusieurs semaines voire quelques mois, mais ils amèneront enfin le royaume de Dieu sur terre et le règne de Jésus-Christ. En effet, au chapitre suivant, on lit :

Le septième ange sonna de la trompette, et des voix retentirent dans le ciel : – Le royaume du monde a passé maintenant aux mains de notre Seigneur et de son Christ. Il régnera éternellement. Et les vingt-quatre vieillards qui siègent devant Dieu sur leurs trônes se prosternèrent la face contre terre, et adorèrent Dieu en disant : Seigneur Dieu tout-puissant qui es et qui étais, nous te disons notre reconnaissance car tu as mis en œuvre ton immense puissance pour établir ton règne (Apocalypse 11.15-17).

Aux dires de l’ange, il apparaît clairement que la patience de Dieu est arrivée à son terme et qu’il est temps d’en finir avec les derniers châtiments qui doivent frapper les habitants de la terre, c’est-à-dire le monde impie.

Alors, tout le plan secret de Dieu s’accomplira . Le mot pour « plan secret » est mystère , un terme qui désigne ce que Dieu tient caché mais qu’il révèle en temps voulu. Dieu a déjà fait connaître en partie ses intentions par l’intermédiaire des écrivains sacrés de l’Ancien et du Nouveau Testament, de Jésus et des apôtres (Matthieu 24.1–25.46 ; 2Thessaloniciens 1.5–2.12) et surtout du livre de l’Apocalypse qui nous donne des informations complémentaires sur la fin du monde et sur l’état éternel.

Certes, nous n’avons pas tous les détails, tant s’en faut, mais quand Jésus établira son royaume, la terre sera remplie de la glorieuse connaissance de l’Éternel comme les eaux recouvrent le fond des mers, écrit le prophète Habaquq (Habaquq 2.14). Alors, le voile se lèvera sur bien des interrogations qui depuis toujours tourmentent les croyants. Cela ne veut pourtant pas dire que dans le ciel, les fidèles du Seigneur auront toutes les réponses et posséderont la connaissance parfaite.

D’ailleurs, beaucoup de questions qui aujourd’hui nous tiennent à cœur se volatiliseront dès que nous verrons le Seigneur, tellement elles nous paraîtront dérisoires. Mais en attendant, comme je n’ai pas toutes les réponses, le Seigneur me dit :

Mon enfant, mets ta main dans la mienne et marche avec moi dans l’obscurité. Tu verras, tout va s’arranger. Nous allons bientôt sortir à la lumière et alors tu comprendras.

Verset 8

Je continue le texte du chapitre 10 de l’Apocalypse.

De nouveau, la voix que j’avais entendue venant du ciel m’adressa la parole : – Va, me dit-elle, prends le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre (Apocalypse 10.8).

La voix que Jean a déjà entendue venant du ciel est celle qui lui a interdit d’écrire ce qu’il a entendu quand il y a eu les sept coups de tonnerre (Apocalypse 10.4) ; il s’agit très certainement de la voix de Jésus-Christ.

Comme il l’a déjà fait quatre fois auparavant (Apocalypse 1.17 ; 4.1 ; 5.4-5 ; 7.13-14), Jean délaisse son rôle de spectateur, entre dans la scène et devient un participant actif.

Versets 9-10

Je continue.

Je m’approchai donc de l’ange, en le priant de me remettre le petit livre. – Tiens, me dit-il, mange-le. Il te remplira l’estomac d’amertume, mais dans ta bouche, il sera doux comme du miel ! Je pris donc le petit livre de la main de l’ange et je le mangeai. Dans ma bouche, il fut doux comme du miel, mais, après l’avoir mangé, mon estomac fut rempli d’amertume (Apocalypse 10.9-10).

Ce curieux incident a aussi été vécu par le prophète Ézéchiel. Il rapporte :

Celui qui me parlait me dit : Fils d’homme, mange ce qui t’est présenté, avale ce rouleau, puis va parler à la communauté d’Israël. J’ouvris la bouche et il me fit manger le rouleau. Puis il me dit : – Fils d’homme, nourris ton corps et remplis ton ventre de ce rouleau que je te donne. Je le mangeai donc et, dans ma bouche, il fut doux comme du miel (Ézéchiel 3.1-3 ; comparez Psaumes 119.103).

Pour Ézéchiel ou l’apôtre Jean, le rouleau représente la révélation divine. Tous deux se l’approprient et elle fait la joie de leur cœur car pour celui qui reçoit favorablement la Parole de Dieu, c’est une nourriture agréable source de vie. Alors qu’il est dans le désert tenté par le diable, Jésus a cité un passage du livre du Deutéronome et a dit à Satan :

Il est écrit : L’homme n’a pas seulement besoin de pain pour vivre, mais aussi de toute parole que Dieu prononce (Matthieu 4.4 ; comparez Deutéronome 8.3).

Mais alors pourquoi, une fois avalées et digérées, les paroles de ce livre suscitent-elles une réaction amère ? C’est à cause de la difficulté de la vocation de prophète qui a la charge de faire connaître la Parole de Dieu à des gens qui souvent ne veulent pas l’entendre surtout quand il s’agit d’un avertissement ou de l’annonce de la venue imminente d’un jugement. Jérémie exprime bien l’ambivalence de son rôle de prophète quand il écrit :

Dès que j’ai trouvé tes paroles, je les ai dévorées. Elles ont fait ma joie et mon bonheur, car je porte ton nom, ô Éternel, Dieu des armées célestes ! Pourquoi donc ma souffrance est-elle permanente, et ma plaie douloureuse, rebelle aux soins ? Vraiment : pour moi tu es une source trompeuse au débit capricieux (Jérémie 15.16, 18) !

Comme Jérémie et tous les croyants fidèles, Jean aime la Parole de Dieu mais il est terrifié par ses jugements. D’un côté, il désire que le Seigneur reprenne possession de la terre, soit exalté et glorifié. Il attend ardemment le royaume millénaire qui établira enfin la justice et la paix dans le monde. Mais il sait aussi que ce règne sera précédé par les sept jugements des coupes de la colère de Dieu qui vont se déverser sur l’humanité, une perspective qui pour Jean est pleine d’amertume.

Verset 11

Je finis le chapitre dix.

Alors on me dit : – Tu dois encore prophétiser concernant beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois (Apocalypse 11.11).

C’est la deuxième fois que l’apôtre reçoit la charge d’écrire les révélations que Dieu va lui communiquer. La première fois, le Seigneur lui a dit :

Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui va arriver ensuite (Apocalypse 1.19).

Ce que Jean va maintenant découvrir concerne le monde entier, toute tribu, toute langue, tout peuple, toutes les nations (Apocalypse 5.9 ; 7.9) et ce sera plus terrible, mais aussi plus grandiose que tout ce qui lui a été révélé jusqu’à présent. Cependant, le devoir de l’apôtre comme de tout prophète est de consigner fidèlement par écrit la totalité de la vision qu’il reçoit.

Comme Jean est sur Patmos, un îlot rocailleux désertique, il n’a pas d’auditoire. Mais cela ne l’empêche pas d’assumer sa charge de prophète-sentinelle qui doit sonner l’alarme dès qu’il voit poindre le danger. Jean doit remplir le même rôle que celui du prophète Ézéchiel à qui l’Éternel a dit :

Eh bien, toi, fils d’homme, je t’ai posté comme sentinelle pour la communauté d’Israël : tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : « Méchant homme, tu vas mourir », et si tu ne dis rien pour l’avertir afin qu’il abandonne sa mauvaise conduite, ce méchant mourra à cause de sa faute, mais je te demanderai compte de sa mort. Si, au contraire, tu avertis le méchant en lui demandant d’abandonner sa mauvaise conduite, et s’il ne veut pas l’abandonner, il mourra à cause de sa faute, mais toi, tu seras déchargé de toute responsabilité (Ézéchiel 33.7-9).

En écrivant le livre de l’Apocalypse, Jean avertit l’humanité que de terribles jugements vont venir. On a déjà passé en revue l’ouverture des sceaux et la sonnerie des six premières trompettes, mais il reste encore la septième qui va déclencher les jugements des coupes de la colère de Dieu. Nous sommes dans l’intermède qui se situe entre la sixième et la septième trompette et il est aigre-doux parce qu’il annonce, d’une part, des châtiments horribles, et d’autre part, l’établissement du règne de Dieu sur terre.

Cet intermède rappelle également aux croyants que, comme l’apôtre Jean, ils ont la responsabilité d’avertir leurs concitoyens que le monde ne va pas continuer indéfiniment son bonhomme de chemin comme aujourd’hui, mais que dans les coulisses Dieu prépare son jugement et la fin de l’humanité telle que nous la connaissons.