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Émission 1271 - Apocalypse 11.13-11.19

Diffusé le 8 novembre 2016 - ::

Chapitre 11

Verset 13

Parmi toutes les catastrophes naturelles possibles et imaginables, le tremblement de terre est probablement celle qui cause le plus d’angoisses. C’est compréhensible parce qu’il est presque toujours suivi d’autres secousses, généralement moins fortes mais suffisamment inquiétantes pour garder la population dans un état de panique. Si le séisme a lieu en mer, il déclenche un tsunami dont les conséquences peuvent facilement être bien plus graves que le tremblement de terre initial.

De plus, comme les pays du tiers monde et bien d’autres n’ont pas de système d’alerte en place, la population profite paisiblement de la plage quand tout à coup surgit une vague de 20 mètres de haut qui balaie tout sur son passage.

Dans le livre de l’Apocalypse, il a déjà été question de deux séismes de très forte intensité. Le premier a eu lieu quand l’Agneau, c’est-à-dire Jésus-Christ, a ouvert le sixième sceau. Jean rapporte :

Il y eut un violent tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une toile de sac, la lune tout entière devint rouge comme du sang (Apocalypse 6.12).

Le second a suivi l’ouverture du septième sceau. Jean dit alors :

L’ange prit l’encensoir, le remplit de braises ardentes prises sur l’autel et le lança sur la terre. Il y eut alors des coups de tonnerre, des voix, des éclairs et un tremblement de terre (Apocalypse 8.5).

Le troisième séisme a lieu dans le chapitre onze de l’Apocalypse que je continue à lire.

(Ils [les deux témoins] montèrent au ciel dans la nuée sous les regards de leurs ennemis.) Au même instant se produisit un grand tremblement de terre qui fit s’effondrer la dixième partie de la ville et, dans ce tremblement de terre, sept mille personnes périrent. Les survivants furent saisis d’effroi, et rendirent hommage au Dieu du ciel (Apocalypse 11.13).

Ce tremblement de terre accompagne la montée des deux témoins au ciel comme pour annoncer : maintenant, place aux jugements  ! La mention par Jean de 7 000 hommes plutôt que de personnes, signifie qu’il s’agit de gens influents, des responsables du gouvernement de l’Antichrist. C’est donc probablement le quartier des dirigeants politiques qui s’est effondré.

Ce violent tremblement de terre est limité à Jérusalem et à ses environs immédiats. Les survivants de la ville, une fois n’est pas coutume, ont une réaction saine face à cette catastrophe puisqu’ils sont non seulement saisis d’effroi , mais ils reconnaissent la souveraineté de Dieu dans les affaires des hommes. Dans les Écritures, rendre hommage au Dieu du ciel est généralement la marque d’une repentance sincère. Jean ne nous dit pas qui sont ces survivants, mais il s’agit sans doute de Juifs, mais alors on ne comprend pas trop bien ce qu’ils font dans Jérusalem vu qu’ils ont été pourchassés et persécutés à mort.

Verset 14

Je continue le chapitre onze.

Le deuxième malheur est passé ; voici, le troisième malheur vient rapidement (Apocalypse 11.14).

L’intermède entre la sixième et septième trompette, qui a commencé avec le chapitre dix, se termine ici avec la fin du deuxième malheur, mais il y en a encore un. Tous trois ont été annoncés par un aigle qui planait au zénith , et Jean dit :

Je l’entendis crier d’une voix forte : – Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! (Apocalypse 8.13).

Il ne reste plus qu’une sonnerie de trompette, la septième, et elle ne saurait tarder, en fait, elle est imminente. Et quand elle retentira, ce sera l’heure du jugement des sept coupes. Comme Jean ne mentionne plus le troisième malheur, c’est qu’il correspond à la septième trompette.

La sonnerie de cette trompette qui a lieu dans la dernière année des sept ans de tribulation marque un tournant du livre de l’Apocalypse, car il déclenche les derniers jugements appelés les 7 fléaux ou les 7 coupes (Apocalypse 15.1 ; 16.1) de la colère de Dieu. Celles-ci seront de courte durée mais dévastatrices et conduiront au retour du Seigneur sur terre et à l’établissement de son règne de mille ans (comparez Daniel 2.34-35, 44-45 ; 7.13-14, 18, 22, 27 ; Michée 4.1-3 ; Zacharie 14.9).

Cependant, les sept derniers jugements ne seront décrits qu’à partir du chapitre 16 car les chapitres 12 à 15 sont une sorte de parenthèse qui décrit les événements de la fin des temps selon une perspective différente. Les chapitres 12 et 13 considèrent la Tribulation au travers de sept grands personnages qui jouent un rôle important dans la seconde moitié des sept ans de tribulation.

Il s’agit d’une femme enveloppée du soleil représentant Israël (Apocalypse 12.1-2) ; un dragon énorme, couleur de feu. Il avait (avec) sept têtes et dix cornes, et qui représente Satan (Apocalypse 12.3) ; ensuite, on a un garçon qui représente Jésus (Apocalypse 12.5-6) ; l’archange Michel qui expulse du ciel Satan et ses démons (Apocalypse 12.7-12) ; la postérité de la femme persécutée par le dragon (Apocalypse 12.13-17) ; la bête montant de la mer qui est l’Antichrist (Apocalypse 13.2-10) ; et enfin la bête qui monte de la terre et qui est le faux prophète (Apocalypse 13.11-18).

Les chapitres 14 et 15 considèrent les événements de la Tribulation selon le point de vue du royaume des cieux. Chronologiquement parlant, les chapitres 12 à 15 ne font pas progresser le récit proprement dit, mais sont un développement de ce qui se passe sur terre et dans les cieux jusqu’au moment de la sonnerie de la septième trompette. Ils font, entre autres, la chronique de la montée au pouvoir de l’Antichrist.

Verset 15

Je continue le texte du chapitre onze.

Le septième ange sonna de la trompette, et des voix retentirent dans le ciel : – Le royaume du monde a passé maintenant aux mains de notre Seigneur et de son Christ. Il régnera éternellement (Apocalypse 11.15).

Comme je l’ai dit, les effets sur terre de cette sonnerie sont différés comme ce fut le cas après l’ouverture du septième sceau (Apocalypse 8.2-5). Par contre dans le ciel a lieu une réaction immédiate, qui est l’expression d’une grande joie à cause de ce qui va se produire. Les habitants des cieux se réjouissent car ils voient la lumière au bout du tunnel. Satan va perdre son titre de prince de ce monde, et la fin de la longue rébellion du diable et de l’humanité impie contre l’autorité de Dieu, marque le début du règne de Jésus comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Le royaume de Dieu sur terre est d’ailleurs le point d’orgue de toute l’histoire de la rédemption.

Quand dans le désert, Jésus a été tenté par le diable, il a refusé de céder à ses pressions et de s’approprier la souveraineté de la terre en acceptant les conditions du diable, ce qui lui aurait permis d’éviter la croix. Je rappelle à nouveau ce passage :

Le diable l’entraîna sur une hauteur, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre et lui dit : – Je te donnerai la domination universelle ainsi que les richesses et la gloire de ces royaumes. Car tout cela a été remis entre mes mains et je le donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, tout cela sera à toi. Jésus lui répondit : – Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte (Luc 4.5-8).

Maintenant donc, le Seigneur va reprendre le titre de propriété du monde qu’il a légalement acquis par sa mort sur la croix en satisfaisant la justice de Dieu.

Quand Jean dit : Le royaume du monde a passé maintenant aux mains de notre Seigneur et de son Christ. Il régnera éternellement , on peut faire quatre remarques intéressantes.

Premièrement, en grec, le temps du verbe passé (aoriste proleptique) exprime un événement futur mais qui est tellement certain qu’on peut le considérer comme un fait accompli. C’est ce qui explique pourquoi les cieux acclament déjà le roi avant qu’il règne.

Deuxièmement, alors que dans le Nouveau Testament, le mot grec pour « Seigneur » ( kurios ) est généralement attribué à Jésus, dans l’Apocalypse il désigne plutôt le Père.

Troisièmement, le mot pour royaume est au singulier, parce que tous les empires et tous les pays quels que soient leurs langues, cultures, ou systèmes politiques, constituent en réalité un seul royaume sur lequel règne Satan. D’ailleurs dans le Nouveau Testament, il est appelé dieu de ce monde (2Corinthiens 4.4), prince de la puissance de l’air (Éphésiens 2.2 ; LSG) et prince de ce monde (Jean 12.31 ; LSG). Même si c’est Dieu qui a établi les gouvernements humains (Romains 13.1), ils sont dans le giron du diable parce qu’ils refusent de se soumettre à Jésus-Christ.

Finalement, Jean ne fait pas de différence entre le millénium et le royaume éternel parce qu’à la fin des mille ans, le royaume terrestre devient simplement le royaume éternel et Jésus continue à régner aux siècles des siècles.

Verset 16

Je continue maintenant le texte.

Et les vingt-quatre vieillards qui siègent devant Dieu sur leurs trônes se prosternèrent la face contre terre, et adorèrent Dieu (Apocalypse 11.16).

Au début de sa prophétie, dès que Jean est arrivé au ciel, il a vu le trône de Dieu puis autour de celui-ci les vingt-quatre vieillards ou anciens (Apocalypse 4.4). Comme cela a été dit, ils représentent l’Église glorifiée dans les cieux, et ici, dans un geste d’adoration, ils saluent solennellement la sonnerie de la septième trompette. C’est la quatrième fois qu’on les voit se prosterner la face contre terre (Apocalypse 5.8, 14 ; 7.11 ; comparez Apocalypse 19.4).

Verset 17

Je continue le texte.

(Ils adorent Dieu) en disant : Seigneur Dieu tout-puissant qui es et qui étais, nous te disons notre reconnaissance car tu as mis en œuvre ton immense puissance pour établir ton règne (Apocalypse 11.17).

Dieu est adoré pour ses attributs et tout d’abord parce qu’il est le tout-puissant. Ce mot ( pantokratôr ) est utilisé dix fois dans le Nouveau Testament dont neuf dans l’Apocalypse (Apocalypse 1.8 ; 4.8 ; 15.3 ; 16.7, 14 ; 19.6, 15 ; 21.22). Ensuite Dieu est loué parce qu’il est éternel. Il est de toute éternité ; il n’a ni commencement ni fin. Ce concept est difficile à saisir parce que tout ce que nous connaissons a un début et une fin, alors on n’arrive pas à imaginer quelqu’un qui a toujours été et qui est indéfiniment.

Jésus a déjà été appelé celui qui est, qui était, et qui vient (Apocalypse 1.4, 8) et aussi : le Seigneur, Dieu tout-puissant, celui qui était, qui est, et qui vient (Apocalypse 4.8). Ici par contre, Dieu est défini comme qui est et qui était . L’ajout qui vient ne figure plus parce que le règne de Dieu est déjà vu comme ayant commencé.

La troisième raison pour laquelle Dieu est adoré est parce qu’il a mis en œuvre son immense puissance pour établir son règne. Le temps du verbe « mis en œuvre » (parfait) signifie que Dieu a déjà exercé sa puissance et qu’il va poursuivre son action.

Verset 18 a

Je continue le texte.

Les nations s’étaient soulevées dans leur fureur, mais ta colère est arrivée (Apocalypse 11.18 a).

Le verbe utilisé pour s’étaient soulevés indique une hostilité profonde, violente et permanente des nations païennes impénitentes envers le Seigneur. Aveuglés par leur haine, elles s’assembleront pour mener campagne contre lui lors de la bataille d’Harmaguédon, mais seront toutes détruites (Apocalypse 16.14, 16). Le psalmiste écrit :

Pourquoi tant d’effervescence parmi les nations ? Et pourquoi donc trament-elles tous ces complots inutiles ? Pourquoi les rois de la terre se sont-ils tous soulevés et les grands conspirent-ils contre Dieu et contre l’homme qui a reçu son onction ? (Psaumes 2.1-2).

Dans la phrase, mais ta colère est arrivée , le temps du verbe (aoriste proleptique) exprime un événement futur mais tellement certain qu’on peut le considérer comme un fait accompli. La colère de Dieu bouillonne et il va la manifester avec force au son de la septième trompette dans la dernière année des sept ans de tribulation.

Verset 18 b, c

Je continue le texte.

L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, tous ceux qui t’appartiennent, tous ceux qui te révèrent, petits et grands, seront récompensés (Apocalypse 11.18 b, c).

La septième trompette déclenche les coupes de la colère de Dieu, mais aussi tous les événements qui marquent la fin de l’humanité, ce qui inclut le jugement des morts, les bons et les mauvais. À seigneur tout honneur, et le premier acte divin consiste à récompenser ceux qui le méritent. Mais il faut savoir que c’est une grâce que le Seigneur fait à ses fidèles serviteurs car il ne doit rien à personne. Cela dit, la Parole de Dieu promet des récompenses et des couronnes, et plus loin dans le livre, Jésus dit :

Oui, je viens bientôt. J’apporte avec moi mes récompenses pour rendre à chacun selon ce qu’il aura fait (Apocalypse 22.12).

Les prophètes d’antan qui, malgré l’opposition dont ils ont fait l’objet, sont restés fermes dans leur foi verront leur ténacité et leur consécration révélées au grand jour et récompensées. Dans l’au-delà, à un moment ou à un autre, l’œuvre accomplie par tous les croyants de tous les temps sera passée en revue. L’apôtre Paul écrit :

Nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ, et chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps (2Corinthiens 5.10).

Les croyants du Nouveau Testament ont leurs œuvres évaluées au moment de l’enlèvement de l’Église et ceux de l’Ancien Testament, juste avant le début du millénium. Tout le monde n’obtiendra pas un premier prix, c’est sûr, mais quant à moi, je me contenterai d’un accessit.

Verset 18 d

Je continue le texte.

C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits (Apocalypse 11.18 d).

Ce ne sont pas les pollueurs qui sont visés mais tous les pécheurs impénitents. Quand Dieu a créé Adam et Ève, il leur a confié la gérance de la terre, mais l’homme est en train de la détruire. Sa convoitise, son avidité et sa cupidité sont à l’origine de tous les maux écologiques dont souffre la planète. En ce moment par exemple, on parle plutôt de la déforestation de la forêt amazonienne parce qu’on est fatigué d’entendre que les océans sont des poubelles.

Verset 19 a

Je finis le chapitre onze.

Alors s’ouvrit le Temple de Dieu qui est dans le ciel, et le coffre de son alliance y apparut (Apocalypse 11.19 a).

Ce chapitre se termine d’une manière extraordinaire. Jean va et vient tout au long de sa vision ; il se trouve dans le ciel quand soudainement il voit le Temple de Dieu et le coffre sacré (ou coffre de l’alliance).

On sait que dans la nouvelle Jérusalem, il n’y aura pas de temple parce que Jean écrit :

Je ne vis aucun temple dans la ville : son temple, c’est le Seigneur, le Dieu tout-puissant, ainsi que l’Agneau (Apocalypse 21.22).

Cependant et assez curieusement, en ce moment, il y a un temple dans les cieux. Cette constatation par Jean n’est pas vraiment une nouvelle révélation car dans le livre de l’Exode, on apprend que l’Éternel a dit à Moïse :

Le peuple me fabriquera un sanctuaire pour que j’habite au milieu de lui. Je te montrerai le modèle du tabernacle et de tous les ustensiles qu’il contiendra, et vous exécuterez tout exactement selon ce modèle (Exode 25.8-9).

Or, tout porte à penser que le modèle que Dieu a montré à Moïse est le temple céleste. De plus, l’auteur de l’Épître aux Hébreux dit :

Selon la Loi, presque tout est purifié avec du sang, et il n’y a pas de pardon des péchés sans que du sang soit versé (Hébreux 9.22).

Puis il ajoute :

Ces objets (le tabernacle et tous les ustensiles du culte ; verset 21) qui représentaient des réalités célestes devaient donc être purifiés de cette manière-là. Il fallait de même que les réalités célestes le soient, elles, par des sacrifices bien meilleurs (Hébreux 9.23).

En d’autres mots, tout comme le sang des animaux purifiait les objets du temple terrestre, il fallait que leur contrepartie céleste le soit également, mais par un sang pur et parfait ; celui de Jésus. Après sa mort, il est monté au ciel et a purifié le temple céleste et ses ustensiles en leur appliquant son propre sang. En effet, l’auteur de l’Épître aux Hébreux finit sa pensée en disant :

Car ce n’est pas dans un sanctuaire construit par des hommes, simple image du véritable, que le Christ est entré : c’est dans le ciel même, afin de se présenter maintenant devant Dieu pour nous (Hébreux 9.24).

L’équivalent spirituel du temple de Jérusalem se trouve au ciel et c’est lui que Jean a vu.

Le tabernacle terrestre comportait deux parties : le Lieu saint et le Lieu très saint qui était fermé par un épais rideau. Or, seul le grand-prêtre y avait accès une fois l’an pour le Yom Kippour et il devait y pénétrer avec le sang frais d’un taureau égorgé (Lévitique 16.2-16 ; Hébreux 9.7, 25), sinon il était terrassé sur place. Mais ici, Jean constate que le Lieu très saint est grand ouvert. Le coffre de l’alliance que voit Jean symbolise la présence de l’Éternel et c’est là que sous le couvert du sang s’établissait la communion entre Dieu et son peuple.

Verset 19 b

Je finis le chapitre onze.

Il y eut des éclairs, des voix, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une forte grêle (Apocalypse 11.19 b).

L’apparition du coffre de l’alliance est scandée par un spectacle son et lumière impressionnant. Ce genre de manifestation est associé au trône céleste, c’est-à-dire à la sainteté de Dieu ainsi qu’à ses jugements. En effet quand Jean est arrivé dans les cieux, après avoir décrit le trône, il a dit :

Du trône jaillissaient des éclairs, des voix et des coups de tonnerre (Apocalypse 4.5).

Plus tard, avant le déclenchement des jugements des trompettes, Jean dit :

(Un ange) prit l’encensoir, le remplit de braises ardentes prises sur l’autel et le lança sur la terre. Il y eut alors des coups de tonnerre, des voix, des éclairs et un tremblement de terre (Apocalypse 8.5 ; comparez Apocalypse 16.18).

La sonnerie de la septième trompette, la dernière, qui, dans la dernière année des sept ans de la Tribulation, déclenche les jugements des coupes, va proclamer haut et fort, et avec perte et fracas que Jésus-Christ est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, le seul souverain digne de régner. Il vient pour reprendre le gouvernement de la terre à Satan l’usurpateur et à ses émissaires, les hommes impies. L’Histoire progresse inexorablement vers son dénouement, le point d’orgue de l’histoire de l’humanité qui est le règne terrestre de mille ans de Jésus.