Réseau PHARE FM

AUX PORTES DU DAUPHINÉ (38 La Verpillière, Grand Est Lyonnais)107.0 FM21:30
GRENOBLE (38)96.6 FM21:30
HAUTE-NORMANDIE (76 Yvetot/Louvetot)94.9 FM21:30
MONTAUBAN (82)92.0 FM21:30
MONS (Belgique)89.3 FM21:30
MULHOUSE (68)95.3 FM21:30
HAGUENAU (67)92.5 FM21:30

AQUITAINE RADIO

MEILHAN SUR GARONNE (47)103.6 FM20:30 à partir de juin sinon 21:00

RADIO ALBATROS

LE HAVRE (76)88.2 FM20:45
FÉCAMP (76)89.8 FM20:45

RADIO ALTITUDE

CLERMONT FERRAND (63)97.0 FM22:00

RADIO CRISTAL

ÉPINAL (88)107.3 FM22:00
GÉRARDMER (88)92.7 FM22:00

RADIO LA SENTINELLE

ROUEN (76)97.9 FM21:30

RADIO OMEGA

AUDINCOURT (25)90.9 FM09:00 et 20:00

RADIO ALLIANCE PLUS

NÎMES (30)103.1 FM13:15 le mardi

RADIO FM PLUS

MONTPELLIER (34)91.0 FM13:15 le mardi

FM ÉVANGILE 66

PERPIGNAN (66)88.7 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00
EYNE (66)103.4 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00

RADIO VIE

Iles de la Réunion105.5 et 93.3 FM13:30 heure locale.

WEB RADIO

Phare FMwww.pharefm.com21:30
Louange Réunionlouangereunion.re10:00, 18:00 et 22:00 (heures locales)
Radion Vie FMwww.radio.vie-fm.fr05:00, 09:00 et 15:00
Radio Prédicationwww.radiopredications.com10:00 et 19:00
Radio France Évangilewww.radio-rfe.com09:00 et 18:00
African Revival Radio USAhttp://ar-fellowship.org04:15 et 14:15
Mission FM USAwww.missionfm.org07:00 et 19:00
Radio Vie lumière Burkina Fasowww.cvk-lvd.com22:00

Émission 1279 - Apocalypse 14.6-14.11

Diffusé le 18 novembre 2016 - ::

Chapitre 14

Verset 6

Il est de la nature humaine de toujours espérer des jours meilleurs, après tout, l’espoir fait vivre. On voudrait tant que le sida et le cancer soient vaincus, que tous les enfants mangent à leur faim, que les grands de ce monde se montrent raisonnables et s’accordent pour préserver l’environnement et pour mettre fin à la pauvreté dans le monde au lieu de fabriquer des bombes. On souhaite voir les nations en conflit trouver un terrain d’entente afin de faire régner la paix et l’harmonie.

Mais ces aspirations des peuples ne font que servir les intérêts des politiciens de tout poil qui sont prêts à promettre la lune afin des se faire élire. Et au final, tous les efforts humains, aussi louables soient-ils, pour créer un monde meilleur, sont voués à l’échec. Tout ce que nos dirigeants parviennent à faire, c’est tout juste déplacer les chaises sur la plage afin de donner aux vacanciers une meilleure vue sur l’arrivée du tsunami qui va les emporter.

Nous courrons à notre perte car Dieu va juger le monde aussi sévèrement que quand il l’a détruit par le déluge, mais cette fois-ci, ce sera par le feu. Ensuite seulement viendront les jours meilleurs dans le royaume du Seigneur Jésus.

Dans les événements de la fin des temps, les anges jouent un rôle important car ils sont les messagers et les instruments de Dieu (Apocalypse 8.5-6, 13 ; 11.15 ; 16.1).

Je continue à lire dans le chapitre 14 de l’Apocalypse.

Ensuite je vis un autre ange volant au zénith. Il avait une Bonne Nouvelle éternelle à annoncer à tous les habitants de la terre, à toute nation, toute tribu, toute langue et tout peuple (Apocalypse 14.6).

C’est la première fois que le mot « jugement » ( krisis ) apparaît dans le livre, mais il est interchangeable avec le mot « colère » que Jean a déjà utilisé plusieurs fois.

Ce nouvel ange qui n’est pas identifié vole très haut, littéralement au milieu du ciel ( mesouranêma ) alors que le soleil est au zénith. Tout le monde peut le voir et aussi l’entendre car il crie d’une voix forte.

La proclamation de cet ange est appelée « Bonne Nouvelle éternelle », littéralement un Évangile éternel , et celui-ci est destiné aux habitants de la terre. Son message est le premier de trois annonces (Apocalypse 14.7, 8, 9-11) qui sont les pendants des trois malheurs annoncés par l’aigle qui planait au zénith et qui a crié d’une voix forte – Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! (Apocalypse 8.13 ; comparez Apocalypse 11.14).

Le salut par la foi en Jésus-Christ a déjà été annoncé par les deux témoins venus du ciel, les 144 000 Juifs et par d’autres croyants, car selon les paroles mêmes de Jésus, la Bonne Nouvelle doit être annoncée à tous les peuples de la terre avant que vienne la fin (Matthieu 24.14).

Verset 7

Je continue le texte.

Il (L’ange) criait d’une voix forte : – Révérez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure a sonné où il va rendre son jugement. Adorez donc celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources (Apocalypse 14.7).

Le message de l’ange est similaire à celui que proclamaient les prophètes de l’Ancien Testament au peuple d’Israël idolâtre. L’ange déclare que l’heure du juste jugement de Dieu a sonné. Cet ultime avertissement est un dernier appel à la repentance, et il est urgent car les coupes de la colère de Dieu sont sur le point d’être déversées sur la terre. En clair, l’ange somme tous les habitants de la terre de se détourner des deux bêtes, l’Antichrist et le faux prophète, pour révérer et adorer le Créateur du ciel et de la terre.

Au début de la révélation de l’avenir à Jean, on a assisté à une scène de louanges dans le ciel où les 24 vieillards disent :

Tu es digne, Seigneur notre Dieu, qu’on te donne gloire, honneur et puissance, car tu as créé tout ce qui existe, l’univers entier doit son existence et sa création à ta volonté (Apocalypse 4.11 ; comparez Psaumes 19.1-4 ; Ésaïe 40.21-26).

Les hommes qui ne croient pas en l’existence de Dieu et qui refusent de l’adorer sont sans excuse. L’apôtre Paul écrit :

Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l’honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi malhonnêtement la vérité. En effet, ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu lui-même le leur ayant fait connaître. Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ils n’ont donc aucune excuse. Alors qu’ils connaissent Dieu, ils ont refusé de lui rendre l’honneur que l’on doit à Dieu et de lui exprimer leur reconnaissance. Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d’intelligence s’est trouvée obscurcie (Romains 1.18-21).

L’orgueil des non-croyants se manifeste dans leur esprit rebelle, leur refus de révérer et d’honorer Dieu. Les Écritures enseignent que l’homme doit craindre et rendre gloire à son Créateur et il est écrit plusieurs fois que la crainte révérencielle de l’Éternel est le commencement de la sagesse (Psaumes 111.10 ; Proverbes 1.7 ; 9.10 ; 23.7 ; 24.21 ; 1Pierre 2.17).

Le message de jugement imminent et avec lui la nécessité impérieuse de se repentir, que l’ange proclame à tous les habitants de la terre, est futile. En effet, les hommes qui sont encore debout sont blasés. Ils ont souffert le calvaire sous les jugements dévastateurs des sceaux et des trompettes ; ils ont vu des prodiges terrifiants à répétition ; la terre est dévastée et il y a des milliards de victimes. Mais malgré tout ce qu’ils ont vécu, ils refusent obstinément de se repentir. Mais dans sa grâce et sa miséricorde, Dieu lance un ultime appel aux pécheurs afin qu’ils se tournent vers lui.

Pour les croyants par contre, la proclamation de l’ange est une excellente nouvelle parce qu’elle signifie la fin des persécutions et de la sentence de mort qui pèse constamment sur eux, ainsi que le châtiment de leurs ennemis (Apocalypse 11.18). De plus, ces derniers jugements seront tout de suite suivis du retour du Christ qui établira son règne tant attendu sur terre. Alors, les desseins de Dieu pour l’humanité seront entièrement accomplis, une annonce qui a déjà été faite par un ange quand il a dit :

Au jour où retentira la trompette du septième ange, tout le plan secret de Dieu s’accomplira, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, ses prophètes (Apocalypse 10.7).

Verset 8

Je continue le texte.

Un second ange le suivit (le premier), disant : – Elle est tombée, la grande Babylone est tombée, celle qui a fait boire à toutes les nations le vin de sa furieuse prostitution (Apocalypse 14.8).

Contrairement au premier ange, le second qui lui emboîte le pas, proclame uniquement un jugement. Il anticipe la chute de Babylone (Apocalypse 18.2) qui sera décrite plus loin (Apocalypse 17 et 18) comme si elle avait déjà eu lieu. En effet, le verbe « tomber » est répété deux fois et conjugué au passé, ce qui est une façon d’affirmer que la destruction de cette ville maudite est certaine, et sera finale et totale.

Depuis le début de l’humanité, Babylone symbolise le mal et la rébellion contre Dieu. La Babylone antique, située en Mésopotamie, était la capitale politique, commerciale et religieuse d’un puissant empire du Moyen-Orient. Cette ville s’appelait d’abord Babel. Elle fut fondée par Nimrod (Genèse 10.9), un souverain orgueilleux et puissant. C’est à Babel que le premier système idolâtre fut créé (Genèse 11.1-4), symbolisé par la tour du même nom.

En fait, c’était une ziggourat, un édifice à degrés constitué de plusieurs terrasses. On croit savoir que la Ziggourat de Babylone, appelée «  la Maison du Fondement, du Ciel et de la Terre » ( L’Etemenanki ), était rectangulaire, avait plus de 90 mètres de haut et 7 étages. Au sommet se trouvait un petit temple où demeurait en permanence Mardouk, le dieu de la ville.

C’est à Babel que Dieu a porté un premier jugement contre l’idolâtrie de l’humanité rebelle en confondant son langage. Alors, ceux qui se comprenaient se groupèrent ensemble et se dispersèrent sur la surface de la terre (Genèse 11.5-9). Mais bien sûr, ces gens emportaient avec eux le culte du faux dieu et partout où ils allèrent la fausse religion prit racine.

C’est à Babylone qu’au 6e siècle av. J-C, le peuple du royaume de Juda a été emmené en exil. Ensuite, certains courants du judaïsme ont donné ce nom à Rome. C’est le cas dans le livre de l’Apocalypse où Babylone représente tout le système politique, commercial et religieux de l’Empire romain reconstitué sous la botte de l’Antichrist. Plus loin dans le livre, ce système est jugé comme l’ancienne Babylone l’a été. Le prophète Jérémie écrit :

Babylone était bien comme une coupe d’or entre les mains de l’Éternel ; elle enivrait la terre entière ; les nations ont bu de son vin ; c’est pourquoi les nations en ont perdu le sens. Babylone est tombée soudainement et elle s’est brisée (Jérémie 51.7-8 ; comparez Ésaïe 13.19-22 ; Jérémie 50.39-40 ; 51.24-26, 62-64).

Tout comme l’humanité était unie à Babel sous l’emprise d’une fausse religion idolâtre, de même elle le sera à la fin des temps sous l’égide du dernier système politique, économique, et religieux mondial. On reviendra donc à la case départ et la boucle sera bouclée. Plus loin dans le livre, la dernière Babylone est personnifiée en une prostituée (Apocalypse 17.1-5). Il est dit :

Les rois de la terre se sont livrés à la débauche avec elle, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution (Apocalypse 17.2).

L’idolâtrie et toute l’immoralité qui l’accompagne fascineront et intoxiqueront les habitants de la terre.

Ici, Jean anticipe et dit déjà que Babylone a fait boire à toutes les nations le vin de sa furieuse prostitution . Le mot pour « furieuse » ( thumos ) décrit un désir ardent qui consume. La prostitution dont il est question est d’ordre spirituel, c’est une façon de décrire l’idolâtrie qu’instituera l’Antichrist quand il exigera d’être reconnu et adoré comme dieu. Les habitants de la terre ayant bu le vin de la furieuse prostitution de Babylone devront aussi boire le vin de la fureur de Dieu.

Versets 9-10 a

Je continue le texte.

Un troisième ange les suivit (le premier et le second), proclamant d’une voix forte : – Celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu (Apocalypse 14.9-10 a).

Les anges apparaissent dans un ordre logique et chronologique, encore que les deuxième et troisième pourraient échanger leur position respective. En tout cas, les habitants de la terre qui refusent d’écouter le premier ange et donc de se repentir seront sévèrement châtiés pour avoir adoré l’Antichrist. Afin que nul ne soit pris par surprise, le troisième ange proclame haut et fort au monde entier que tous les idolâtres qui adorent la bête et qui reçoivent sa marque seront exposés à la fureur de Dieu.

Ce passage montre clairement que pendant la Tribulation, il n’est pas possible de rester neutre et que chacun doit décider à qui il prête allégeance. À un moment de son ministère, Jésus a dit :

Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Matthieu 12.30 ; comparez Luc 11.23).

Il en sera de même pendant la Tribulation. Les gens seront dans une situation inconfortable car ils seront forcés de prendre ouvertement position pour la bête ou pour Jésus ; c’est blanc ou noir et il faut choisir.

Dans toutes les parties du monde qui sont sous le contrôle de l’Antichrist, les êtres humains doivent l’adorer sous peine de mort, et en signe de loyauté, ils sont aussi tenus de porter sa marque sur la main ou sur le front.

D’un autre côté, l’ange les avertit que s’ils se soumettent à la bête, un sort bien pire les attend car ils sont sous la fureur et le jugement de Dieu. En réalité, cette mise en garde est un acte de la grâce de Dieu car il appelle une fois encore les pécheurs à la repentance, à rejeter l’Antichrist et à se tourner vers lui.

Dans les Écritures, la colère de Dieu n’est jamais un état impulsif, une émotion incontrôlée ou un caprice, mais une action délibérée et réfléchie qui est la réponse à la rébellion de l’homme contre son Créateur. La colère de Dieu est toujours juste et aussi dure qu’une lame d’acier. L’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

Il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10.31).

Cependant, Dieu n’oublie pas sa miséricorde et on a plusieurs exemples d’hommes, comme Abraham, Moïse, David, Daniel ou Job qui ont intercédé pour des coupables et réussi à fléchir Dieu. Bien entendu, nul ne peut faire changer Dieu d’avis si ce n’est pas déjà dans son plan. Ici, par contre, la fureur de Dieu sera impitoyable contre tous ceux qui portent la marque de la bête.

Verset 10 b

Je continue le texte.

Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine (Apocalypse 14.10 b).

Dans l’Ancien Testament, le jugement est souvent représenté sous l’aspect d’une coupe qui est donnée à boire au coupable. Le psalmiste écrit :

L’Éternel tient dans sa main une coupe pleine d’un vin âpre et mélangé. Il en verse aux méchants de la terre qui devront vider la coupe en buvant jusqu’à la lie (Psaumes 75.9 ; comparez Ésaïe 51.17 ; Jérémie 25.15).

Les prophètes de l’Ancien Testament comparent la colère de Dieu à du vin qui remplit peu à peu une coupe. Puis quand elle est pleine, le pécheur est obligé de tout boire jusqu’à la lie, ce qui indique un châtiment sévère et l’absence de toute miséricorde.

Le vin de la fureur de Dieu sera versé pur, littéralement : mélangé sans être mélangé . Cette expression fait allusion à la pratique dans l’Antiquité, qui consistait à diluer le vin avec de l’eau. Mais ici, le vin est non dilué, ce qui veut dire que les habitants de la terre vont expérimenter la vengeance de Dieu à l’état pur et donc subir sa colère ardente de plein fouet, dans toute sa rigueur. L’Éternel sera sans pitié quand il frappera tous ceux qui portent la marque de la bête.

Verset 10 c

Je continue le texte.

Et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau (Apocalypse 14.10 c).

Dans les Écritures, le feu et le soufre apparaissent souvent dans les jugements de Dieu. Quand l’Éternel a détruit les villes de la vallée de Siddim, le texte dit :

L’Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre enflammé par un feu qui venait du ciel, de l’Éternel (Genèse 19.24).

Et David écrit :

Il (l’Éternel) fait pleuvoir sur les méchants du charbon, du feu et du soufre. Il les expose au vent brûlant : voilà la part qu’il leur réserve (Psaumes 11.6).

Enfin, l’étang ardent de feu et de soufre est la dernière station où tous les damnés sont jetés (Apocalypse 19.20 ; 20.10 ; 21.8). Bien que le feu et le soufre soient une image de la réalité, celle-ci est encore pire que son symbole.

Le verbe traduit par « souffrira des tourments » signifie éprouver une souffrance incessante insupportable . Il apparaît dans la parabole de Lazare et du mauvais riche où le texte dit :

Du séjour des morts, où il souffrait cruellement, il leva les yeux et aperçut, très loin, Abraham, et Lazare à côté de lui (Luc 16.23).

Ceux qui devront boire la coupe de la fureur de Dieu ne seront jamais soulagés de leurs tourments et n’auront aucun répit pendant toute l’éternité. Il est vrai que certains criminels méritent un châtiment sévère et exemplaire. Je pense à celui qui viole puis étrangle une petite fille par exemple. Et puis on a évidemment les grands classiques comme Hitler et Staline. Or, ce n’est pas dans cette vie qu’ils ont purgé leur peine, parce que déjà la plupart des bêtes malfaisantes échappent à la justice humaine et de toute façon celle-ci est totalement inadéquate.

On comprend aussi que le principe du châtiment éternel est cohérent avec la sainteté et la justice infinies de Dieu, mais malgré tout, le châtiment éternel est un concept troublant et terrifiant.

Une seconde source de souffrance pour ceux qui sont jetés dans l’étang de feu et de soufre est qu’ils sont en spectacle devant les saints anges et devant l’Agneau . Non seulement ils expient leurs offenses, mais ils sont également rongés de regrets et de remords de ne pas être dans la gloire. Alors que les croyants sont ridiculisés dans le monde impie, dans l’au-delà les tables sont inversées et ce sont leurs ennemis qui éprouvent de la honte devant les êtres célestes.

Il faut aussi remarquer que les 24 vieillards qui représentent l’Église ne sont pas mentionnés. Damnés et rachetés ne se verront pas et ne communiqueront pas. Il est d’ailleurs probable qu’au ciel, les bienheureux n’auront pas souvenir de leurs amis ou membres de leur famille qui ne sont pas présents avec eux.

Verset 11

Je continue le texte.

La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour, ni de nuit (Apocalypse 14.11).

Le troisième ange enfonce le clou et conclut son message en répétant ce qu’il a déjà dit mais par une image qui fait froid dans le dos. Ésaïe, Daniel, Jean Baptiste et l’apôtre Paul écrivent que ceux qui n’entrent pas dans le royaume des cieux subiront un châtiment éternel (Ésaïe 66.24 ; Daniel 12.2 ; Matthieu 3.12 ; Luc 3.17 ; 2Thessaloniciens 1.9). Quant à Jésus, il a parlé du châtiment éternel (Matthieu 25.46), du feu éternel (Matthieu 18.8 ; 25.41) du feu qui ne s’éteint jamais (Marc 9.43), et d’un lieu où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais (Marc 9.48).

Ces trois anges lancent le dernier appel à la repentance aux habitants de la terre avant que les coupes de la colère de Dieu ne soient déversées sur eux. Mais peu d’hommes y prêteront attention car ils préfèrent les ténèbres à la lumière parce que leurs actes sont mauvais (Jean 3.19).