Réseau PHARE FM

AUX PORTES DU DAUPHINÉ (38 La Verpillière, Grand Est Lyonnais)107.0 FM21:30
GRENOBLE (38)96.6 FM21:30
HAUTE-NORMANDIE (76 Yvetot/Louvetot)94.9 FM21:30
MONTAUBAN (82)92.0 FM21:30
MONS (Belgique)89.3 FM21:30
MULHOUSE (68)95.3 FM21:30
HAGUENAU (67)92.5 FM21:30

AQUITAINE RADIO

MEILHAN SUR GARONNE (47)103.6 FM20:30 à partir de juin sinon 21:00

RADIO ALBATROS

LE HAVRE (76)88.2 FM20:45
FÉCAMP (76)89.8 FM20:45

RADIO ALTITUDE

CLERMONT FERRAND (63)97.0 FM22:00

RADIO CRISTAL

ÉPINAL (88)107.3 FM22:00
GÉRARDMER (88)92.7 FM22:00

RADIO LA SENTINELLE

ROUEN (76)97.9 FM21:30

RADIO OMEGA

AUDINCOURT (25)90.9 FM09:00 et 20:00

RADIO ALLIANCE PLUS

NÎMES (30)103.1 FM13:15 le mardi

RADIO FM PLUS

MONTPELLIER (34)91.0 FM13:15 le mardi

FM ÉVANGILE 66

PERPIGNAN (66)88.7 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00
EYNE (66)103.4 FM06:00 et 11:30. En espagnol à 23:00

RADIO VIE

Iles de la Réunion105.5 et 93.3 FM13:30 heure locale.

WEB RADIO

Phare FMwww.pharefm.com21:30
Louange Réunionlouangereunion.re10:00, 18:00 et 22:00 (heures locales)
Radion Vie FMwww.radio.vie-fm.fr05:00, 09:00 et 15:00
Radio Prédicationwww.radiopredications.com10:00 et 19:00
Radio France Évangilewww.radio-rfe.com09:00 et 18:00
African Revival Radio USAhttp://ar-fellowship.org04:15 et 14:15
Mission FM USAwww.missionfm.org07:00 et 19:00
Radio Vie lumière Burkina Fasowww.cvk-lvd.com22:00

Émission 1281 - Apocalypse 14.15-15.1

Diffusé le 22 novembre 2016 - ::

Chapitre 14

Verset 15

Ceux qui vivent de la terre, qui la cultivent, qui sèment et récoltent dépendent presque entièrement du bon vouloir de la météo ; une forte grêle au mauvais moment, et les céréales et les fruits sont déchiquetés. Heureusement, ces pluies dévastatrices sont souvent isolées. Par contre une sécheresse prolongée est un fléau bien pire, parce qu’il sape le moral de l’agriculteur qui sait que si le ciel reste fermé trop longtemps, tous ses champs seront brûlés et c’est la totalité des récoltes qui périt sur pied. Or, il est justement question d’une moisson qui a séché dans le chapitre 14 de l’Apocalypse.

Je continue à le lire.

Puis un autre ange sortit du Temple, criant d’une voix forte à celui qui siégeait sur la nuée : – Lance ta faucille et moissonne ! Car l’heure est venue de moissonner et la moisson de la terre est desséchée (Apocalypse 14.15 ; auteur).

C’est le quatrième ange qui apparaît dans ce chapitre. Alors que les trois premiers ont annoncé la venue du jugement, celui-ci sort du Temple céleste, où il se tenait devant le Trône de la majesté divine. Il parle d’une voix forte qui communique l’urgence, et l’autorité de l’Éternel. Il s’adresse pour la dernière fois au Fils de l’homme qui siège sur la nuée, car à partir d’ici, Jésus est le Seigneur de gloire et non plus le Fils de l’homme.

L’ange transmet donc à Dieu le Fils, de la part du Père, que l’heure est venue d’exécuter les derniers jugements. Il s’agit des coupes de la colère de Dieu, qui sont pleines et prêtes à être déversées sur la terre. C’est le début de l’accomplissement d’un décret promulgué par l’Éternel qui dit à son Fils :

Demande-moi : Que veux-tu ? Je te donne en patrimoine tous les peuples de la terre ; et le monde, jusqu’en ses confins lointains, sera ta propriété. Avec un sceptre de fer, tu les soumettras ; comme des vases d’argile, tu les briseras (Psaumes 2.8-9).

Dieu le Fils va donc commencer à assumer les pouvoirs que le Père a remis entre ses mains (Jean 5.22, 27 ; Actes 10.42 ; 17.31). En lançant sa faucille pour moissonner, le Seigneur accomplit de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament. Oui, mais le texte dit que cette moisson est foutue car entièrement desséchée, ce qui veut dire qu’elle est tout juste bonne à être arrachée et brûlée. Ceux qui vont être ainsi moissonnés sont les impies qui portent la marque de la bête. Cette mauvaise récolte a été annoncée par Jésus dans une parabole sur la fin des temps. Il a dit :

Comme on arrache la mauvaise herbe et qu’on la ramasse pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde : le Fils de l’homme enverra ses anges et ils élimineront de son royaume tous ceux qui incitent les autres à pécher et ceux qui font le mal. Ils les précipiteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et d’amers regrets (Matthieu 13.40-42).

Verset 16

Je continue le texte.

Celui qui siégeait sur la nuée lança sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée (Apocalypse 14.16).

Le jugement est exécuté sur-le-champ, simplement sans sonnerie de trompettes. La sobriété et la brièveté de ces trois petites phrases sont brutales. Elles font penser au tranchant du fil d’une épée. Les détails horribles seront révélés plus tard dans le chapitre 16.

Verset 17

Je continue le texte.

Un autre ange sortit du sanctuaire céleste, tenant lui aussi une faucille bien tranchante (Apocalypse 14.17).

L’apparition de ce cinquième ange est due à un changement de décor car on passe de la phase 1 des derniers jugements à la phase 2. En effet, il vient d’être question de la moisson de la terre, ce qui correspond aux coupes de la colère de Dieu.

Le cinquième ange sort du sanctuaire céleste avec tenant à la main, comme Jésus précédemment, une faucille bien tranchante. Mais lui, c’est la vendange de raisins bien mûrs et de premier choix qu’il va faire, ce qui correspond à la campagne d’Harmaguédon qui aura lieu à la fin des sept années de la Tribulation.

Tout au long de la vision de Jean, les anges jouent un rôle de premier plan. Ils ont fait venir les quatre cavaliers, et fait retentir les sept trompettes ; ils ont livré bataille contre Satan et ses démons et les ont jetés hors du ciel et sur la terre ; et maintenant, ils vont exécuter les jugements des sept coupes de la colère de Dieu (chap. 16).

Puis c’est encore un ange qui convoquera les oiseaux du ciel pour festoyer sur les corps des soldats morts pendant la bataille d’Harmaguédon (Apocalypse 19.17), et un ange qui enchaînera Satan et l’enfermera dans l’abîme pendant mille ans (Apocalypse 20.1-3).

Verset 18

Je continue le texte.

(Un autre ange sortit du sanctuaire céleste, tenant lui aussi une faucille bien tranchante.) Puis un autre ange encore, l’ange préposé au feu, quitta l’autel et cria d’une voix forte à celui qui tenait la faucille tranchante : – Lance ta faucille tranchante et vendange les grappes de la vigne de la terre, car ses raisins sont mûrs (Apocalypse 14.18).

Décidément c’est le défilé des anges, mais comme on ne connaît pas leur nom, on ne sait jamais qui fait quoi sinon que c’est un être céleste anonyme. Si on lit ces versets l’un après l’autre comme ça à la va-vite, on est rapidement perdu. Si on veut suivre pas à pas les événements que rapporte la vision, et les comprendre, il faut aller très doucement.

Ici donc apparaît un sixième ange. Comme les précédents, il n’a pas de nom. Par contre on sait que son rôle est d’être préposé au feu. Littéralement, le texte dit qu’il sort du feu, car apparemment, c’est là qu’est sa demeure. Ça nous paraît peut-être étrange, mais on a déjà vu des anges qui étaient préposés au vent puisque le texte dit :

Ils retenaient les quatre vents de la terre pour qu’aucun vent ne souffle ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre (Apocalypse 7.1).

Et puis un peu plus loin dans le livre, il est question de l’ange qui a autorité sur les eaux (Apocalypse 16.5). Le monde angélique est dans une tout autre dimension que la nôtre. C’est une réalité qui dépasse la fiction mais qui existe réellement, et où les lois et règles de fonctionnement sont totalement différentes de l’univers physique que nous connaissons et appréhendons avec nos sens.

L’autel d’où sort le sixième ange préposé au feu est lié au jugement des coupes, ce qui fait que plusieurs commentateurs pensent que c’est l’original de l’autel des holocaustes que Moïse a fait construire sur terre. C’est sur cet autel céleste que Jésus a offert son sang après être monté aux cieux. Il a déjà été question de cet autel céleste au moment de l’ouverture du cinquième sceau quand Jean dit :

Je vis, sous l’autel, les âmes de ceux qui avaient été égorgés à cause de leur fidélité à la Parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient rendu (Apocalypse 6.9).

Cependant, après l’ouverture des sept sceaux et avant le jugement des trompettes, un second autel nous a été présenté. Il s’agit du pendant céleste de l’autel d’or ou autel des parfums qui se trouvait dans le Tabernacle, c’est-à-dire, le Lieu saint du temple de Jérusalem. Avant le jugement des trompettes, donc, le texte dit :

Un ange prit l’encensoir, le remplit de braises ardentes prises sur l’autel et le lança sur la terre. Il y eut alors les coups de tonnerre, des voix, des éclairs et un tremblement de terre (Apocalypse 8.5).

Comme cet autel d’or céleste a déjà servi de plate-forme de jugement, tout porte à penser qu’ici, il s’agit du même. Et ce sixième ange qui sort de l’autel signifie que le moment est venu où les prières des martyrs vont être pleinement exaucées, c’est-à-dire que l’empire de l’Antichrist va être détruit et tous les impies, le dragon et les deux bêtes en particulier, vont être jugés une fois pour toutes.

Dès que ce sixième ange est sorti du feu, il ordonne au cinquième ange de lancer sa faucille tranchante pour vendanger les grappes de raisin, littéralement : juste à point pour être récoltées , c’est-à-dire bien juteuses. En d’autres mots, les habitants de la terre sont mûrs pour la deuxième phase du jugement final, qui correspond à la campagne d’Harmaguédon.

Versets 19-20

Je finis le chapitre 14.

L’ange lança sa faucille sur la terre et vendangea la vigne de la terre. Il versa sa récolte dans le grand pressoir de la colère de Dieu. On écrasa les raisins dans le pressoir, hors de la ville. Le sang en sortit si abondamment qu’il éclaboussa les chevaux jusqu’à leur mors sur une étendue de mille six cents stades (Apocalypse 14.19-20 ; auteur).

Dès que le cinquième ange lance sa faucille sur terre, le jugement tombe. Tous les impies qui ont échappé à la première phase du jugement final, c’est-à-dire les sept coupes de la colère de Dieu, sont vendangés comme des grappes de raisin puis versés dans le grand pressoir de la colère de Dieu . Le prophète Joël écrit :

Brandissez la faucille, car la moisson est mûre ! Venez, foulez, car le pressoir est plein et les cuves débordent ! Car grande est leur méchanceté (Joël 4.13).

Dans l’Antiquité, un pressoir à raisins consistait en deux bassins de pierre reliés entre eux par une gouttière. On foulait les grappes à pieds nus dans le plus grand des deux bassins qui étaient surélevés, et par gravité le jus coulait dans l’autre. Il était évidemment impossible d’écraser le raisin sans se tacher un peu partout. Mais ici, dans le grand pressoir de la colère de Dieu , ce n’est pas du jus de raisin qui éclabousse, mais du sang. Les prophètes ont annoncé ce jugement ; je lis deux passages :

Approchez, ô nations, pour écouter, vous peuples, prêtez attention ! Oui, que la terre entière et tout ce qui l’emplit, oui, que le monde et tout ce qu’il produit se mettent à l’écoute ! Car l’Éternel est en colère contre l’ensemble des nations, il est furieux contre toutes leurs troupes, il les voue à lui-même : il les livre au massacre. Leurs victimes seront abandonnées, l’odeur de leurs cadavres se répandra, leur sang ruissellera sur les montagnes (Ésaïe 34.1-3).

L’épée de l’Éternel est saturée de sang et couverte de graisse […]. Car pour l’Éternel est prévu un sacrifice dans Botsra et un grand carnage en Édom (Ésaïe 34.6).

Qui donc est-il, celui qui arrive d’Édom, qui nous vient de Botsra en habits écarlates, drapé avec splendeur, et qui s’avance fièrement dans l’éclat de sa force ? – C’est moi, dit l’Éternel, qui parle avec justice et qui ai le pouvoir de vous sauver. – Pourquoi tes vêtements sont-ils tachés de rouge et pourquoi tes habits ressemblent-ils à ceux des vendangeurs qui foulent au pressoir ? – C’est que j’ai été seul à fouler la cuvée. Et nul parmi les peuples n’a été avec moi, oui, j’ai foulé les peuples dans ma colère, je les ai piétinés dans mon indignation. Leur sang a rejailli sur mes habits, j’ai taché tous mes vêtements. J’avais fixé le jour de la rétribution, elle est venue, l’année de la libération de tous les miens. J’ai regardé partout : personne pour m’aider ! Je me suis étonné : n’y a-t-il donc personne pour me prêter main-forte ? Mais mon bras m’a sauvé, et mon indignation a été mon soutien. J’ai écrasé les peuples dans ma colère, je les ai enivrés dans ma fureur, j’ai fait couler leur sang par terre (Ésaïe 63.1-6).

Le commentateur imaginaire qui demande à l’Éternel s’il a taché ses beaux vêtements en foulant du raisin exprime son étonnement devant la sévérité de ce jugement.

La première fois que Jésus est venu, il a versé son sang pour tous les hommes de tous les temps, mais comme l’immense majorité des habitants de la terre l’a rejeté, autant lui que son sacrifice, maintenant, il va fouler les impies dans une immense cuve, une plaine appelée Hamaguédon, et c’est leur sang qui sera versé. Plus loin dans le livre, Jean nous donne la perspective céleste de cette bataille. Il écrit :

Je vis le ciel ouvert et voici, il y avait un cheval blanc. Son cavalier s’appelle « Fidèle et Véritable ». Il juge avec équité, il combat pour la justice. Il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Il s’appelle La Parole de Dieu. Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs. De sa bouche sort une épée aiguisée pour frapper les nations. C’est lui qui sera leur berger car il les dirigera avec un sceptre de fer. Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse est inscrit un titre : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19.11-16).

Je vis la bête et les rois de la terre. Ils avaient rassemblé leurs armées pour combattre le Cavalier et son armée. La bête fut capturée et, avec elle, le faux prophète qui avait accompli des signes miraculeux pour le compte de la bête. Par ces miracles, il avait trompé les hommes qui portaient la marque de la bête et qui avaient adoré son image. Ils furent tous deux jetés vifs dans l’étang ardent de feu et de soufre. Les autres hommes furent tués par l’épée qui sort de la bouche du Cavalier. Et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair (Apocalypse 19.19-21).

La cuvée de raisins sera foulée hors de la ville de Jérusalem car elle sera protégée. Le centre de cette campagne meurtrière est dans la plaine d’Harmaguédon, à 95 km au nord de Jérusalem. Ce sera un gigantesque bain de sang, le carnage le plus horrible de l’histoire par la quantité de sang qui sera répandu en très peu de temps. Alors que pendant la guerre de 14-18, il mourrait en moyenne mille soldats par jour dans chaque camp, ici ce seront des millions en quelques jours. Il y aura de vastes quantités de sang partout et il éclaboussera les chevaux jusqu’aux harnais. Mais est-ce une image ou de véritables chevaux ?

La plupart des commentateurs, même ceux qui adoptent l’approche littérale, pensent qu’il s’agit d’une hyperbole, une façon de parler, et ces chevaux pourraient représenter des chars d’assaut par exemple. Mais d’un autre côté, il est possible que de vrais chevaux soient engagés dans cette guerre en même temps que des véhicules blindés, car on ne sait pas quelles seront les conditions qui prévaudront à cette époque.

La bataille principale s’étendra sur 1 600 stades, c’est-à-dire environ 290 km, ce qui est la distance du territoire d’Israël qui allait de Dan tout au nord jusqu’à Beer-Sheva tout au sud à l’époque des rois David et Salomon. Ce passage ne veut pas dire que la campagne d’Harmaguédon sera confinée à la Palestine car tous les auteurs sacrés s’intéressent d’abord à ce qui se passe en Israël.

En effet, dans la prophétie où l’Éternel foule des peuples, l’auteur mentionne Botsra, une ville de l’ancien royaume d’Édom, à 32 km au sud-est de la mer Morte. D’autre part, Daniel qui prophétise la campagne d’Harmaguédon, cite l’Égypte, le grand Nord et l’Orient (Daniel 11.40-45 ; comparez Apocalypse 16.14). Ce sera donc une guerre d’envergure mondiale.

Chapitre 15

Introduction

Nous arrivons au chapitre 15, le plus court du livre. Il sert d’introduction à la vision des sept coupes de la colère de Dieu (chap. 16). Ces coupes sont contenues dans la septième trompette qui est le troisième malheur annoncé par l’ aigle qui planait au zénith et qui s’est écrié d’une voix forte : – Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! (Apocalypse 8.13).

Ces sept coupes de la colère de Dieu constituent la troisième et dernière série de jugements. Elle fait suite aux sept sceaux et aux six premières trompettes. Ces coupes qui vont être déversées sur terre s’appellent aussi la moisson de la terre (Apocalypse 14.15), qui est la première phase du grand jugement final, la deuxième phase étant la campagne d’Harmaguédon. C’est un peu difficile de s’y retrouver, j’en conviens.

Une certaine confusion est due au fait que dans le livre de l’Apocalypse, Jean décrit une série de jugements qui est sur le point d’arriver puis il ouvre une autre fenêtre de sa vision. Ensuite il revient sur ce qu’il a dit et ajoute quelques détails. Cette méthode didactique n’est pas toujours facile à suivre et pourtant elle est fréquente dans les Écritures.

Par exemple, dès le premier chapitre de la Genèse, Moïse raconte la création du monde puis au chapitre deux, le Saint-Esprit revient sur la création de l’homme et donne beaucoup de détails supplémentaires. Plus loin dans le livre de l’Exode, on a le compte rendu de la loi, puis 40 ans plus tard, dans le Deutéronome, son interprétation et surtout comment l’appliquer dans la vie de tous les jours.

Tout comme ce fut le cas avant les jugements des sceaux (chap. 4–5) et des trompettes (Apocalypse 8.2-6), le chapitre 15 qui précède le jugement des coupes, ouvre une fenêtre sur une scène céleste.

Verset 1

Je commence à lire ce chapitre.

Puis je vis dans le ciel un autre signe grandiose qui me remplit d’étonnement : sept anges portant sept fléaux, les sept derniers par lesquels se manifeste la colère de Dieu (Apocalypse 15.1).

C’est le troisième signe grandiose que Jean voit. Le premier était une femme (qui) avait pour vêtement le soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête , et le second était un dragon énorme, couleur de feu. Il avait sept têtes et dix cornes. Chacune de ses sept têtes portait un diadème (Apocalypse 12.1, 3).

Comme les deux précédents, ce troisième signe est très important car il introduit les jugements des coupes qui vont frapper les êtres humains qui sont encore vivants, dans un feu nourri, une suite ininterrompue de salves, genre « orgues de Staline ».

Les sept anges portent sept fléaux. Le mot « fléaux » ( plêgê ) signifie coup ou plaie . Il est appliqué quatre fois à l’apôtre Paul dans le Nouveau Testament (Actes 16.23, 33 ; 2Corinthiens 6.5 ; 11.23). C’est aussi le mot qui a été utilisé pour la blessure mortelle de la première bête, c’est-à-dire l’Antichrist. Les sept coupes de la colère de Dieu vont donc être des coups portés directement contre les habitants de la terre.

Ces coupes sont les sept derniers fléaux , ce qui sous-entend que les deux autres séries, c’est-à-dire les sceaux et les trompettes, étaient aussi des fléaux, et que dans l’ordre chronologique des jugements, elles ont effectivement précédé les coupes. Ce qui est également sûr et certain est que Dieu, qui jusqu’à l’époque de la Tribulation contenait sa colère avec patience, va maintenant lui donner libre cours contre les habitants de la terre.