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Émission 1282 - Apocalypse 15.2-15.8

Diffusé le 23 novembre 2016 - ::

Chapitre 15

Verset 2 a

La Haute-Savoie est un département très touristique et pour de bonnes raisons. Toutes les fois que j’y suis allé, nous avons pris un petit train à crémaillère puis, une fois au sommet, nous avons dû marcher un peu et sommes arrivés devant la célèbre mer de glace, une immense étendue qui sous le soleil de midi scintillait comme du cristal. Eh bien, c’est un peu le spectacle qui s’offre à l’apôtre Jean, mais pas tout à fait car ce qu’il a vu est bien plus impressionnant.

Je continue à lire dans le chapitre 15 de l’Apocalypse.

Je vis aussi comme une mer cristalline mêlée de feu. Ceux qui avaient vaincu la bête, son image et le nombre de son nom se tenaient sur la mer de cristal (Apocalypse 15.2 a).

Cette mer de cristal rappelle ce que Jean a décrit au début de sa vision du futur après être monté au ciel. Il a vu le trône de Dieu et il dit :

Devant le trône s’étendait comme une mer de verre, transparente comme du cristal (Apocalypse 4.6).

Quand l’Éternel a donné la loi à son peuple, il est également apparu au-dessus d’une mer de cristal. Le texte dit que Moïse, le grand-prêtre Aaron, ses deux fils et soixante-dix responsables d’Israël virent le Dieu d’Israël. Sous ses pieds s’étendait comme une plate-forme de saphirs ayant la pureté du ciel (Exode 24.9-10).

Et dans sa vision, le prophète Ézéchiel aussi dit avoir vu quelque chose qui ressemblait à une étendue céleste et qui avait l’éclat éblouissant du cristal (Ézéchiel 1.22).

La vision de Jean n’est donc pas unique, cependant, la mer de cristal qu’il contemple est agitée car mêlée de feu. Il s’agit du feu ardent de la colère de Dieu dont l’auteur de l’Épître aux Hébreux dit :

(Il) consumera tous ceux qui se révoltent contre Dieu, car notre Dieu est un feu qui consume (Hébreux 10.27 ; 12.29 ; comparez 2Pierre 3.7).

Puis sur cette mer de cristal devant le trône de Dieu Jean remarque aussi ceux qui avaient vaincu la bête, son image et le nombre de son nom (Apocalypse 15.2). Ce sont ceux qui sont devenus croyants pendant la Tribulation, et comme ils ont refusé de porter la marque de la bête, ils sont morts martyrs. On les a déjà rencontrés quand Jean a dit :

Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers (Apocalypse 7.9).

Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7.14).

La résurrection des corps de tous ces martyrs est décrite vers la fin du livre ; Jean dit :

Ensuite je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. C’est la première résurrection. Les autres morts ne revinrent pas à la vie avant la fin des mille ans. Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux. Ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant les mille ans (Apocalypse 20.4-6).

Comme cette première résurrection a lieu à la fin de la Tribulation, juste avant que Jésus n’établisse son royaume de mille ans, ce que voit Jean ce sont donc des âmes désincarnées, mais ça n’a pas l’air de le troubler le moins du monde. Il faut dire aussi que ces martyrs n’ont certainement pas l’allure d’apparitions ou de fantômes, et il se peut même qu’en tant qu’esprits, ils ressemblent à ce qu’ils étaient sur terre.

Verset 2 b-3 a

Je continue le texte.

S’accompagnant de harpes divines, ils chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau (Apocalypse 15.2 b-3 a).

Ces martyrs louent et rendent gloire à Dieu juste avant que ne s’enclenchent les jugements des coupes de la colère de Dieu. Ils se réjouissent parce que leur sang versé va être vengé, et les supplications qu’ils adressent à Dieu depuis déjà longtemps vont être exaucées. En effet, pendant la première série de jugements, Jean nous a dit :

Quand l’Agneau ouvrit le cinquième sceau, je vis, sous l’autel, les âmes de ceux qui avaient été égorgés à cause de leur fidélité à la Parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient rendu. Ils s’écrièrent d’une voix forte : – Maître saint et véritable, jusques à quand tarderas-tu à juger les habitants de la terre et à leur demander compte de notre mort ? (Apocalypse 6.9-10).

Jean nous dit ici que les martyrs entonnent deux cantiques. Celui de Moïse se trouve dans l’Exode. C’est ce Moïse qui a conduit les Hébreux hors d’Égypte, mais ça n’a pas été sans mal. Quelques jours seulement après leur départ, ils se sont trouvés dans une situation sans issue car ils étaient pris dans un étau ; acculés à la mer des Roseaux d’un côté, et talonné par l’armée du Pharaon de l’autre.

Mais l’Éternel est intervenu en ouvrant la mer et en traçant un large passage entre des murailles d’eau refoulées de part et d’autre, et tous les Hébreux ont ainsi pu traverser à pied sec. Sur ces entrefaites leurs ennemis armés jusqu’aux dents, sont arrivés et se sont engagés derrière eux. Pour une mauvaise idée, c’en était une, car dès que les Hébreux furent en sécurité sur l’autre rive, Dieu a ordonné aux murailles d’eaux de s’abattre sur l’armée égyptienne qui a été totalement détruite. Le texte dit :

Pas un seul d’entre eux n’en réchappa. En ce jour-là l’Éternel délivra Israël des Égyptiens et ils virent les cadavres des Égyptiens étendus sur le bord de la mer. Israël vit la grande puissance que l’Éternel avait déployée contre les Égyptiens, et le peuple révéra l’Éternel : il eut confiance en lui et en Moïse son serviteur (Exode 14.28, 30-31).

Suite à ce miracle extraordinaire et très souvent rappelé dans l’Ancien Testament, Moïse et les Israélites entonnèrent un cantique en l’honneur de l’Éternel.

C’est le premier de plusieurs que nous rapporte l’Ancien Testament. Le second a été chanté par les Israélites quand le Seigneur leur a procuré de l’eau dans le désert (Nombres 21.17-18). Puis, peu de temps avant sa mort, Moïse a enseigné aux Israélites un cantique de souvenirs qui passe en revue la fidélité de Dieu à leur égard (Deutéronome 31.19-22 ; 32.1-44). Plus tard, la juge Débora et Baraq, son général d’armée, entonnèrent un chant de victoire après avoir triomphé des Cananéens (Juges 5.1-31). Ensuite les cantiques en l’honneur de l’Éternel se sont multipliés grâce aux psalmistes, le plus célèbre des compositeurs et chanteurs étant le roi David.

Les martyrs de la Tribulation entonneront le cantique de Moïse, mais également celui de l’Agneau. Il faut en effet garder à l’esprit que ce livre est centré sur Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu. Ne nous laissons donc pas emporter par les quatre chevaliers de l’Apocalypse, distraire par l’ouverture des sceaux, hypnotiser par la sonnerie des trompettes, ou impressionner par les signes fabuleux dans le ciel et les catastrophes sur terre.

C’est Jésus le Maître de cérémonie ; c’est lui qui dirige car il est le Seigneur des seigneurs. Et pourtant c’est aussi lui qui met une main dans celle du Père et l’autre dans la main de l’homme et qui les réconcilie.

Nous avons déjà entendu un cantique à la gloire de Jésus ; il a d’abord été entonné par les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards ; le texte dit :

(Ils) se prosternèrent devant l’Agneau. […] Et ils chantaient un cantique nouveau : Oui, tu es digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux car tu as été mis à mort et tu as racheté pour Dieu, par ton sang répandu, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations. Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres au service de notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Puis je vis, et j’entendis la voix d’anges rassemblés en grand nombre autour du trône, des êtres vivants et des vieillards. Ils étaient des milliers de milliers et des millions de millions. Ils disaient d’une voix forte : Il est digne, l’Agneau qui fut égorgé, de recevoir la puissance, la richesse et la sagesse, la force et l’honneur et la gloire et la louange. Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers, je les entendis proclamer : À celui qui siège sur le trône et à l’Agneau soient louange et honneur, gloire et puissance pour toute éternité (Apocalypse 5.8-13).

Tout comme le cantique de Moïse, celui de l’Agneau célèbre la fidélité de Dieu, la délivrance de son peuple et le jugement de ses ennemis.

Un commentateur a fait remarquer que les cantiques de Moïse et de l’Agneau sont chantés devant la mer, Rouge pour les Israélites, de cristal pour les martyrs. Tous deux sont des chants de triomphe, le premier sur les Égyptiens, le second sur l’Antichrist. Le cantique de Moïse est le premier des Textes sacrés tandis que celui de l’Agneau est le dernier ( Exploring Revelation , éd. rév. [Chicago : Moody, 1987 ; réimpr. Neptune, New Jersey : Loizeaux, 1991], p. 187).

Verset 3 b-4

Je continue le texte.

Ils chantaient : Seigneur, Dieu, Tout-Puissant, tout ce que tu as fait est grand et admirable. Roi des nations, ce que tu fais est juste et conforme à la vérité ! Qui oserait, Seigneur, refuser de te révérer et de te rendre gloire ? Car toi seul, tu es saint ; et toutes les nations viendront pour se prosterner devant toi, car il deviendra manifeste que tes actions sont justes (Apocalypse 15.3 b-4).

Les paroles du cantique rapportées par Jean ne correspondent pas exactement ni à celles de Moïse ni à celles entonnées par les êtres célestes. Cependant, tous les trois célèbrent le Seigneur pour les mêmes raisons. Le cantique de l’Agneau est adressé à Dieu pour ses grandes œuvres, sa justice, sa vérité, sa gloire et sa sainteté, des thèmes fréquents dans l’Ancien Testament. Il confirme aussi tous les Textes sacrés qui se rapportent à la seconde venue de Jésus-Christ et à l’établissement de son royaume de mille ans.

Le titre Seigneur, Dieu, Tout-Puissant , revient souvent dans l’Apocalypse (Apocalypse 1.8 ; 4.8 ; 11.17 ; 16.7, 14 ; 19.6, 15 ; 21.22), et la phrase : Roi des nations, […] ! Qui oserait, Seigneur, refuser de te révérer et de te rendre gloire est une citation du prophète Jérémie (Jérémie 10.7). Une fois que l’Antichrist sera dans les oubliettes de l’Histoire, Dieu en Jésus-Christ revendiquera tous ses droits en tant que Souverain du ciel et de la terre.

Le cantique de l’Agneau se termine par une prédiction selon laquelle toutes les nations adoreront Dieu, un thème fréquent de l’Ancien Testament. Zacharie écrit :

Et il arrivera que tous ceux qui subsisteront de toutes les nations qui seront venues attaquer Jérusalem, monteront tous les ans pour se prosterner devant le Roi, le Seigneur des armées célestes, et pour célébrer la fête des Cabanes (Zacharie 14.16 ; comparez Ésaïe 66.4, 23 ; Psaumes 86.9 ; Ésaïe 45.22-23).

Et l’apôtre Paul écrit :

Dieu l’a élevé (Jésus-Christ) à la plus haute place et il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au nom de Jésus tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre, et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2.9-11).

C’est ce que feront toutes les nations pendant le millénium et que confirme la fin du livre de l’Apocalypse (Apocalypse 21.24, 26).

Verset 5

Je continue le texte.

Après cela je vis s’ouvrir dans le ciel le Temple qui abritait le tabernacle du témoignage (Apocalypse 15.5).

L’expression, Après cela , apparaît neuf fois dans le livre de l’Apocalypse et chaque fois, c’est pour signifier l’ouverture d’une nouvelle fenêtre de la vision de Jean.

Si j’ai bien compté, le mot pour temple ( naos ) est utilisé 16 fois dans l’Apocalypse où il désigne plus particulièrement le Lieu très saint qui est la résidence de l’Éternel. Il s’agit du temple originel qui est dans les cieux tandis que celui que Moïse avait construit sur terre, n’était qu’une copie, une image, l’ombre du sanctuaire céleste , écrit l’auteur de l’Épître aux Hébreux (Hébreux 8.5 ; comparez Hébreux 9.23 ; Exode 25.40).

Alors que Jean regardait les martyrs massés devant le trône de Dieu en train de chanter, son attention se porte soudain vers le temple céleste qui est ouvert, ce qui lui permet de voir le tabernacle du témoignage  ; il s’agit du coffre sacré, aussi appelé coffre ou arche de l’alliance ou du témoignage . Ce coffre contenait les deux tablettes de pierre sur lesquelles l’Éternel avait écrit les 10 Commandements (Exode 25.16 ; 40.20), le bâton du grand-prêtre Aaron qui avait fleuri, ainsi qu’un récipient contenant de la manne. C’est la seconde fois que Jean voit le Lieu très saint ouvert et le coffre sacré. Juste avant l’apparition des deux premiers signes, la femme et le dragon énorme, il a dit :

Alors s’ouvrit le Temple de Dieu qui est dans le ciel, et le coffre de son alliance y apparut. Il y eut des éclairs, des voix, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une forte grêle (Apocalypse 11.19).

Verset 6

Je continue le texte.

Les sept anges porteurs des sept fléaux sortirent du Temple. Ils étaient vêtus de tuniques d’un lin pur éclatant, et leur taille était serrée par une ceinture d’or (Apocalypse 15.6).

Alors que Jean regarde la scène qui est devant lui, il voit sept anges. Comme je l’ai déjà dit, les êtres célestes sont particulièrement présents dans ce livre.

Le mot grec qui est traduit par lin ( linon ) dans certains manuscrits, diffère d’une lettre dans d’autres et signifie alors pierre ( lithon ). C’est ce qu’a choisi Jérôme pour la Vulgate, la version latine des Écritures, qui dit donc que les anges étaient vêtus de pierre précieuse étincelante . Bien que la plupart des versions choisissent vêtus de lin, c’est problématique parce que le mot ainsi traduit n’apparaît qu’une autre fois dans le Nouveau Testament et il signifie mèche (Matthieu 12.20). Des anges vêtus de mèche, ça fait pas sérieux.

Étant donné que le vrai mot pour lin est utilisé quatre fois dans l’Apocalypse et une fois dans l’Évangile selon Luc (Apocalypse 18.12, 16 ; 19.8, 14 ; Luc 16.19), il semble préférable de suivre Jérôme dans la version latine et de traduire par des anges vêtus de pierre précieuse étincelante . Dans les Écritures, le seul autre exemple d’un être angélique ainsi décrit est Lucifer, l’astre brillant, avant qu’il ne devienne Satan. Ce passage dit :

Tu étais en Éden, dans le jardin de Dieu. Tu étais recouvert de pierres très précieuses de toutes les espèces : rubis, topaze et diamant, chrysolithe et onyx, jaspe, saphir, escarboucle, émeraude (Ézéchiel 28.13).

Quelle que soit la traduction adoptée, des pierres précieuses ou du lin pur, le vêtement des anges dénote leur dignité et leur majesté, surtout qu’en plus, ils portent une ceinture d’or.

Verset 7

Je continue le texte.

L’un des quatre êtres vivants remit aux sept anges sept coupes d’or remplies de la colère du Dieu qui vit éternellement (Apocalypse 15.7).

Les sept anges porteurs des fléaux reçoivent leurs armes grâce auxquelles ils vont déverser la colère de Dieu sur terre. C’est un chérubin, un ange d’un ordre supérieur, qui leur donne les moyens d’exécuter le jugement divin.

Le mot pour « coupes » ( phialas ) décrit en réalité une soucoupe ou une sous-tasse . Or, si on peut bien verser progressivement un liquide à partir d’une coupe, avec une soucoupe, on ne peut que lancer son contenu d’un seul coup ; c’est ce que les sept anges vont s’empresser de faire et ainsi provoquer un déluge de feu.

Verset 8

Je finis le chapitre 15.

Alors la gloire et la puissance de Dieu remplirent le Temple de fumée, en sorte que personne ne put y pénétrer tant que les sept fléaux, déclenchés par les sept anges, ne s’étaient pas accomplis (Apocalypse 15.8).

Une fois les sept anges sortis du temple, celui-ci se remplit de fumée ce qui symbolise la gloire et la majesté de l’Éternel qui exige une crainte révérencielle de la part de toutes ses créatures et de l’homme en particulier.

Lorsque Dieu a donné la loi à son peuple, le texte dit :

Dès le lever du jour, il y eut des coups de tonnerre et des éclairs, une épaisse nuée couvrit la montagne et l’on entendit un son de corne très puissant. Dans le camp, tout le peuple se mit à trembler de peur. Le mont Sinaï était entièrement enveloppé de fumée parce que l’Éternel était descendu là au milieu du feu, et la fumée s’élevait comme celle d’une fournaise. Toute la montagne était secouée d’un violent tremblement de terre (Exode 19.16, 18 ; comparez Exode 40.34-35 ; 1Rois 8.10-11 ; Ésaïe 6.1-4).

Cette fumée va remplir le temple afin que nul ne puisse y entrer, jusqu’à ce que les sept fléaux soient passés et les habitants de la terre détruits. Il faut en effet, faire table rase avant l’établissement du règne du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs.

Le chapitre 15 met en place le décor, la toile de fond afin de préparer la troisième série de jugements, celle des coupes de la colère de Dieu qui fait suite aux sceaux et aux trompettes.

Les gens du monde se moquent de Dieu et de ses jugements. Ils se disent que s’il y a un Créateur, il ne peut pas punir, mais c’est bien méconnaître les Écritures. En effet, Dieu a d’abord manifesté sa colère en frappant Jésus sur la croix, mais le jour vient où il va frapper le monde parce que ses habitants ont rejeté son Fils et son sacrifice. L’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

(Celui qui désobéit à la Loi de Moïse est mis à mort sans pitié.) À votre avis, si quelqu’un couvre de mépris le Fils de Dieu, s’il considère comme sans valeur le sang de l’alliance, par lequel il a été purifié, s’il outrage le Saint-Esprit, qui nous transmet la grâce divine, ne pensez-vous pas qu’il mérite un châtiment plus sévère encore ? (Hébreux 10.29).