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Émission 1289 - Apocalypse 19.1-19.3

Diffusé le 2 décembre 2016 - ::

Chapitre 19

Introduction

Harpagon est le nom de l’Avare de Molière. Mais Charles Dickens aussi a écrit une histoire concernant un radin à faire pâlir d’envie oncle Picsou. En fait, c’est un conte de Noël qui a pour titre Ebenezer Scrooge et qui est le nom d’un homme d’affaires richissime et d’une avarice sans pareille. Trois différents esprits lui rendent visite.

Le premier lui rappelle ce qu’a été sa vie, le second lui apprend ce que les gens pensent de lui et le troisième lui montre ce que l’avenir lui réserve. Eh bien, c’est aussi de cette manière qu’est structuré le livre de l’Apocalypse. Cependant, la troisième partie, celle qui concerne le futur, occupe un espace considérablement plus important que les deux premières.

Depuis le début de la révélation des événements encore à venir, que Jésus appelle ce qui va arriver ensuite (Apocalypse 1.19 ; comparez Apocalypse 4.1), le texte porte exclusivement sur la période de sept années appelée la Tribulation, et surtout sur la seconde moitié qui sera l’époque la plus noire de l’histoire de l’humanité.

Pourtant, à partir du chapitre 19, le ton et le thème changent d’une manière perceptible car nous commençons à passer des ténèbres à la lumière, des jours sombres du jugement aux jours radieux des bénédictions de Dieu.

Comme nous sommes arrivés à la fin des sept ans de tribulation, l’attention du lecteur est dirigée vers le royaume des cieux où le Seigneur prépare sa venue sur terre et son triomphe sur ses ennemis. Pour les anges et tous les croyants, le moment est donc venu de se réjouir.

Le chapitre 19 s’ouvre sur un immense chœur céleste qui chante Alléluia, et conclut sur l’ouverture de l’étang de feu et de soufre qui accueille à bras ouverts les deux bêtes, l’Antichrist et le faux prophète.

Dans ce chapitre sont mentionnés deux festins. Le premier est « les noces de l’Agneau » auxquelles participent tous les croyants du temps de l’Église et de la Tribulation. Le second est le banquet pour les charognards qui dévorent goulûment les chairs des morts de la campagne d’Harmaguédon.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 19.

Après cela, j’entendis dans le ciel comme la voix puissante d’une foule immense qui disait : Alléluia ! Loué soit notre Dieu ! C’est à lui qu’appartiennent le salut et la gloire ainsi que la puissance (Apocalypse 19.1).

Nous avons souvent entendu Jean dire : Après cela ( meta tauta ), mais c’est ici la dernière fois. Cette expression signifie littéralement après ces choses, et se rapporte chronologiquement aux événements du chapitre précédent.

Comme de coutume, « Après cela » ouvre une nouvelle fenêtre de la vision de l’apôtre. Ce qu’il voit a lieu après la destruction de la ville de Babylone et avant le retour glorieux et triomphant de Jésus-Christ (Apocalypse 19.11-21), qui revient sur terre pour établir son royaume de mille ans (Apocalypse 20.1-10).

Jean entend comme la voix puissante d’une foule immense qui loue Dieu, de toute évidence à cause du jugement et de la destruction totale de Babylone, qui n’est plus qu’un immense tas de cendres chaudes, encore fumantes. Le mot « voix » ( phônên ) signifie en réalité un son , et il est dit puissant ( megalên ). Ce dernier mot signifie aussi fort, grand, et a donné mégalo en français.

Le tumulte puissant que Jean entend provient d’une marée humaine appelée une foule immense , une expression qui est déjà apparue. En effet, dans les scènes célestes d’adoration, nous avons d’abord fait connaissance des quatre êtres vivants et des vingt-quatre vieillards (comparez Apocalypse 4.10) qui ensemble chantaient le cantique nouveau célébrant la rédemption par l’Agneau des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toutes les nations.

À ce chœur se sont joints des milliers de milliers et des millions de millions d’anges, puis toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers (Apocalypse 5.8-13).

Enfin, à ce concert céleste se sont encore ajoutés ceux qui viennent de la grande détresse et qui ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7.14). Ce sont ces martyrs qui constituent la première mention de la foule immense . Ils ont fait leur entrée dans la vision de Jean une fois que les 144 000 Juifs furent marqués du sceau de Dieu. L’apôtre dit alors :

Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. […] Ils proclamaient d’une voix forte : – Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau (Apocalypse 7.9-10).

Pour cette grande foule qui est essentiellement composée de martyrs de la Tribulation, la destruction de Babylone est une victoire sans nom, ce qui explique pourquoi cette foule immense éclate en louanges et chante Alléluia à la gloire de l’Agneau.

Les jugements de la Tribulation sont maintenant terminés. Il reste cependant une dernière grande bataille qui se terminera par le retour du Seigneur qui détruira toutes les armées engagées dans la guerre d’Harmaguédon. Ensuite, auront lieu simultanément l’établissement du royaume et le début des « noces de l’Agneau » qui se poursuivront pendant mille ans.

Les hôtes d’honneur sont uniquement les croyants du temps de l’Église, mais il y aura des chaises au fond contre le mur pour tout le monde, pour les anges et les croyants de la Tribulation. En effet, dans les mariages juifs, les passants pouvaient se joindre aux réjouissances, mais ils restaient discrets.

Il est vrai qu’en attendant ce jour glorieux là-haut dans le ciel, ici-bas, ce n’est pas toujours la joie. Je sais bien que l’apôtre Paul écrit :

J’estime […] qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous (Romains 8.18).

Cependant, il ajoute aussi :

C’est en effet cette révélation des fils de Dieu que la création attend avec un ardent désir. C’est que la création elle-même sera délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire. Nous le savons bien, en effet : jusqu’à présent la création tout entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d’un enfantement. Elle n’est pas seule à gémir ; car nous aussi, qui avons reçu l’Esprit comme avant-goût de la gloire, nous gémissons du fond du cœur, en attendant d’être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu quand notre corps sera délivré (Romains 8.19, 21-23).

Quand le Seigneur établira son royaume, l’humanité et la création seront délivrées de la malédiction qui pèse sur elles et retrouveront la gloire qu’elles ont perdue. Mais en ce moment encore, autant l’homme que la nature gémissent. Il est vrai que beaucoup d’oiseaux chantent à la gloire de Dieu, et que d’innombrables insectes émettent des sons agréables.

La plupart des touristes, en effet, aiment entendre le bruit des cigales, quand ils sont en vacances dans le Midi. Cependant, les océans, la terre et la végétation balayée par le vent émettent un son triste qui ressemble à un gémissement.

Quand je vais à la mer, j’apprécie beaucoup le bruit des vagues qui font rouler le gravier ou qui se brisent sur le rivage ou sur les rochers, car je trouve qu’elles ont un effet hypnotique et analgésique. Elles bercent et calment à la fois, ce qui conduit à un bon sommeil réparateur. Mais je trouve aussi que ce bruit est monotone, et il me fait penser à une sorte de plainte permanente.

Que ce soit en forêt ou à la montagne, on ne trouve pas une seule note de soprano dans le vent. Il émet toujours un hululement lugubre que rend bien un poème d’Alfred de Vigny (1797-1863) qu’une fois j’ai dû apprendre par cœur et dont la première strophe est :

J’aime le son du cor le soir au fond des boisSoit qu’il chante les pleurs de la biche aux aboisOu l’adieu du chasseur que l’écho faible accueilleEt que le vent porte de feuilles en feuilles.

C’est beau, mais c’est triste.

En contraste avec le bruit des vagues ou du vent, la foule immense que Jean entend chanter s’écrie  : Alléluia ! Ce mot est une translittération du grec qui est lui-même une translittération du mot hébreu qui signifie louez ( halal ; halelou ) l’Éternel ( Yah ) ! Il apparaît la première fois à la fin d’un psaume qui loue Dieu pour ses jugements. Ce verset dit :

Que les pécheurs soient ôtés de la terre ! Que les méchants n’existent plus ! Que tout mon être loue l’Éternel ! Oui, louez l’Éternel ! (Psaumes 104.35).

Dans l’Ancien Testament, le cri « Alléluia » est poussé par les Israélites qui expriment leur reconnaissance pour le secours que leur accorde l’Éternel. Le Hallel égyptien composé de six psaumes (Psaumes 113–118) loue Dieu parce qu’il a délivré son peuple captif. Alléluia est généralement associé au jugement des méchants et au salut du peuple de Dieu, et c’est aussi le premier et le dernier mot des cinq derniers psaumes du psautier (Psaumes 146–150).

Alléluia n’apparaît que quatre fois dans le Nouveau Testament, toutes dans ce chapitre 19 de l’Apocalypse (Apocalypse 19.1, 3, 4, 6). Alors que sur terre on entend des lamentations devant les ruines fumantes de Babylone, au ciel éclatent des Alléluias qui célèbrent les justes jugements de Dieu. Ils contrebalancent les trois doubles complaintes Malheur, Malheur ou Hélas, Hélas (Apocalypse 18.10, 16, 19) du chapitre précédent, émises par les rois de la terre, les marchands et les marins.

Ceux qui dans le ciel font éclater les deux premiers Alléluia ne sont pas identifiés mais tout porte à croire que comme précédemment, il s’agit des martyrs de la Tribulation, car ce sont eux qui ont souffert des persécutions orchestrées par la bête. Ils ont donc de bonnes raisons de célébrer la chute de Babylone, la tête de l’empire du mal.

Le troisième Alléluia est chanté par les vingt-quatre vieillards et les quatre êtres vivants, et le quatrième est entonné en unisson par le chœur majestueux de tous les habitants du ciel.

Si la destruction de Babylone suscite les louanges des habitants des cieux, c’est parce que ce jugement remet les pendules à l’heure pour ainsi dire, car il permet à l’Éternel d’étendre son règne sur la terre comme au ciel. L’histoire de l’humanité atteint enfin son point d’orgue avec l’établissement du royaume millénaire de Jésus-Christ, et Dieu prouve que c’est à lui qu’appartiennent le salut et la gloire ainsi que la puissance .

Dans cette phrase, le mot « salut » inclut la totalité du parcours du croyant, depuis le premier jour où il a placé sa confiance en Jésus et qu’il a été sauvé des conséquences désastreuses du péché, jusqu’à sa libération de la présence même du péché, ce qui est réalisé une fois que le croyant est glorifié dans les cieux (Romains 8.29-30).

Les Écritures exhortent les hommes et surtout les croyants à chanter Alléluia, à se montrer reconnaissants envers Dieu et à le louer pour ses attributs. Dans le livre des Chroniques, l’auteur écrit :

À toi, Éternel, appartiennent la grandeur, la puissance et la magnificence, et la gloire et la majesté. Car tout ce qui est dans le ciel et sur la terre est à toi, Éternel. C’est à toi qu’appartient le règne, tu es le souverain au-dessus de tout être (1Chroniques 29.11).

Ce sont là les vraies raisons de louer le Seigneur du ciel et de la terre. Dans le Nouveau Testament, l’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

Par Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu un sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom (Hébreux 13.15).

Dieu est digne de louanges parce qu’il est le tout-puissant et l’auteur de la création, pour sa sainteté et sa justice, pour son amour, sa bonté et sa miséricorde, parce que c’est lui qui pourvoit aux besoins des êtres vivants. Le croyant doit toujours louer Dieu pour le don de son Fils et le salut qu’il a reçu gratuitement. L’apôtre Paul écrit :

Béni soit Dieu pour son don incomparable ! (2Corinthiens 9.15).

Enfin, nous devons chanter Alléluia pour la même raison que les martyrs de la Tribulation, pour les justes jugements de Dieu et le châtiment des méchants.

Verset 2

Je continue le chapitre 19.

(J’entendis dans le ciel comme la voix puissante d’une foule immense qui disait : Alléluia ! Loué soit notre Dieu !) Ses jugements sont vrais et justes car il a condamné la grande prostituée qui corrompait la terre par ses débauches, et il lui a fait rendre compte du sang des serviteurs de Dieu répandu par sa main (Apocalypse 19.2).

Il intéressant de remarquer que les multitudes qui habitent le ciel et qui ont une connaissance immensément supérieure à la nôtre affirment haut et fort que les jugements de Dieu sont vrais et justes. D’autre part, ici, Jean rapporte que c’est Dieu qui a condamné la grande prostituée […] et lui a fait rendre compte du sang […] répandu par sa main .

Pourtant, auparavant, Jean a dit que ce sont les dix cornes […], ainsi que la bête, qui ont pris la prostituée en haine, qui l’ont dépouillée, qui ont dévoré ses chairs et l’ont consumée par le feu. Et il ajoute : car Dieu leur a inspiré la résolution d’exécuter son propre plan (Apocalypse 17.16-17). Les Écritures mentionnent très souvent que quoiqu’il arrive dans l’histoire des hommes, c’est le Dieu suprême et souverain qui règne (Daniel 4.14, 22, 29, 31-32).

Ici, Babylone est désignée comme la grande prostituée (Apocalypse 17.1, 15, 16), ce qui correspond au système religieux apostat ancré à Rome qui a séduit le monde incrédule. Mais pourquoi l’apôtre Jean revient-il sur la prostituée puisqu’elle a été détruite par l’Antichrist ? Probablement parce que ce n’est pas en démantelant un organisme et en tuant ses têtes qu’on arrive à le détruire. En effet, l’esprit idolâtre qui habitait le système existe toujours.

Mystère Babylone anéantie est comme le phœnix, l’oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Elle a repris vie dans le culte de la bête, l’Antichrist, imposé sous peine de mort. Cette nouvelle forme d’idolâtrie a sévi à partir de deux pôles, d’abord de Jérusalem, qui est devenue la capitale religieuse de la seconde moitié de la Tribulation, et ensuite de Babylone qui entretient la nouvelle abomination par sa puissance politique, militaire et commerciale.

Que ce soit la Mystère Babylone de la première moitié de la Tribulation ou la Babylone antique reconstruite sur l’Euphrate de la seconde moitié de la Tribulation, toutes deux sont coupables d’avoir corrompu le monde et d’avoir persécuté les serviteurs de Dieu. Par conséquent, les châtiments qu’elles ont subis sont des actes de vengeance appropriés et justes. L’apôtre Paul écrit :

Il est juste aux yeux de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui vous font souffrir, et de vous accorder, à vous qui souffrez, du repos avec nous. Cela se produira lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du haut du ciel, avec ses anges puissants et dans une flamme. Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile selon notre Seigneur Jésus (2Thessaloniciens 1.6-8).

L’univers et toutes les galaxies, la terre et tout ce qu’elle contient appartiennent à l’Éternel qui les a créés. Cependant, certains en abusent et ils ne sont frappés d’aucun malheur. Qui vivra verra ! Personne ne peut faire le mal impunément et indéfiniment, car Dieu veille et il juge et punira les actions qui sont contraires à sa personne. Justice sera rendue.

La disparition de Babylone signifie aussi le début de la paix et de la justice que le Seigneur Jésus imposera ici-bas avec un sceptre de fer et au fil de son épée (Psaumes 2.9 ; Apocalypse 19.15).

Verset 3

Je continue le texte.

Une seconde fois, ils (les êtres célestes qui composent la foule immense) dirent : Alléluia ! Loué soit Dieu ! Car la fumée de la ville embrasée s’élève pour l’éternité ! (Apocalypse 19.3).

Comme la première, cette nouvelle explosion d’Alléluias dans le ciel est provoquée par les cendres fumantes de la ruine de Babylone (Apocalypse 18.8-9, 18).

Le jugement du royaume d’Édom établi par Ésaü, frère et rival de Jacob, fut un des ennemis héréditaires d’Israël. Cette nation fut rayée de la carte par Dieu, mais son jugement annonce et se confond avec celui de Babylone. Le prophète Ésaïe écrit :

Il y a un jour où l’Éternel rétribuera, et une année où il fera rendre des comptes pour défendre la cause de Sion. Les rivières d’Édom seront changées en poix et sa poussière en soufre ; et tout son territoire deviendra de la poix brûlante. Ni la nuit ni le jour, elle ne s’éteindra, sa fumée montera à perpétuité et, pour toujours, Édom restera ravagé : personne n’y passera plus (Ésaïe 34.8-10).

Cette destruction complète d’Édom a bel et bien eu lieu, et si on traverse son ancien territoire en Jordanie, on y trouve des tas de ruines, mais elles ne sont plus fumantes depuis bien longtemps. La fumée qui monte à perpétuité est une figure de style qui veut dire que le jugement de Dieu est permanent.

La même allégorie a été utilisée pour ceux qui adorent l’image de la bête et qui ont reçu sa marque sur le front et sur la main (Apocalypse 14.9). Jean dit alors que la fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité (Apocalypse 14.11), ce qui veut dire que leur condamnation est éternelle.

Ici, la fumée de la ville (de Babylone) qui s’élève pour l’éternité joue un peu le rôle d’encens qui accompagne le chant des êtres célestes, mais cette fumée signifie aussi que son jugement est final et irrévocable.

La destruction du dernier empire qui est aussi le plus puissant de l’histoire de l’humanité marque la fin du règne de l’homme et de ce que Jésus appela les temps des nations (Luc 21.24 ; LSG). Certes, il y a encore la campagne d’Harmaguédon qui se prépare dans les coulisses, puis une courte révolte bien vaine qui aura lieu à la fin des mille ans de règne du Messie (Apocalypse 20.7-10), mais ce sont des formalités, de futiles soubresauts qui enfoncent les derniers clous du couvercle qui ferme le cercueil de l’arrogance de l’homme.

Sa rébellion qui a débuté il y a maintenant plusieurs millénaires dans le jardin d’Éden est terminée. Pendant le millénium et dans l’éternité à venir, il n’y aura plus ni fausse religion ni philosophie mondaine. L’injustice et toutes les formes du mal qui sont les conséquences du péché auront disparu à tout jamais.