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Émission 1295 - Apocalypse 20.14-21.3

By Chemins de VIE
Créé 12/12/2016 - 05:00

Chapitre 20

Versets 14-15

Le 28 mars 2011, le satellite Swift de la NASA a capturé un phénomène impressionnant. Dans une constellation très éloignée (Draco ; 3,8 milliards d’années-lumière), une étoile qui passait près d’un trou noir s’est littéralement fait aspirer et a explosé. Un trou noir est une étoile mais comme elle n’émet aucun rayonnement ni aucune lumière, elle est invisible. Sa caractéristique la plus impressionnante est sa masse.

Notre soleil a un diamètre proche de 1,4 million de kilomètres (1 392 000 km). Eh bien, un trou noir qui aurait la même masse que le soleil serait 464 000 fois plus petit et ne ferait que 3 km de diamètre. À cause de sa masse phénoménale, le trou noir avale tout ce qui passe à proximité y compris l’espace-temps. C’est donc une prison à toute épreuve, quasi éternelle et faite de ténèbres. Dieu a créé les trous noirs pour illustrer la seconde mort, l’abominable endroit où seront jetés les damnés.

Je continue à lire dans le chapitre 20 de l’Apocalypse.

Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie (Apocalypse 20.14-15).

La mort et le séjour des morts sont ici personnifiés et à juste titre car la dame à la faux ne manque pas de venir chercher tous les êtres vivants ; elle n’en oublie jamais un. Il est vrai que Dieu arracha Hénoc (Genèse 5.24) et le prophète Élie (2Rois 2.11) de ses griffes mais ces deux hommes sont des exceptions, tous les autres reçoivent tôt ou tard la visite de la dame à la faux. Eh bien ici, elle et sa faux sont jetées dans l’étang de feu à tout jamais, ce qui fait qu’elle n’accomplira plus sa sinistre besogne. S’adressant aux croyants, l’apôtre Paul écrit :

Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : La victoire totale sur la mort a été remportée (1Corinthiens 15.54).

Le séjour des morts, quant à lui, tient emprisonnées en son sein des multitudes de petits et grands. Ils sont en transit mais subissent déjà la colère de Dieu. La mort et le séjour des morts sont jetés dans l’étang de feu qui est l’oubliette éternelle, le trou noir de l’éternité. Apparemment ce lieu infernal existe déjà parce que dans une parabole, Jésus a dit aux boucs à sa gauche :

Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges (Matthieu 25.41).

On sait aussi que les deux premiers occupants seront la première bête, l’Antichrist, et la seconde bête, le faux prophète (Apocalypse 19.20).

Dans le Nouveau Testament, le mot le plus courant pour désigner l’enfer ou l’étang de feu, est la géhenne. Elle tire son nom de l’expression hébraïque ge-hinnom qui veut dire vallée de Hinnom . C’est en cet endroit, aussi appelé Topheth (2Rois 23.10 ; Jérémie 7.31, 32) et qui se trouve au sud-ouest de Jérusalem, qu’à certaines époques de leur histoire les Israélites idolâtres offraient leurs enfants en sacrifice aux faux dieux Baal et surtout Molok (Jérémie 19.2-6). À l’origine, c’était une spécialité des Ammonites mais elle avait déteint sur les Israélites.

Au premier siècle, la vallée de Hinnom servait de décharge publique pour la ville de Jérusalem ; on y jetait même les corps des criminels exécutés. Ce lieu était plein de vermines, infesté de vers et les ordures y brûlaient jour et nuit dans un feu permanent. Il s’en dégageait une fumée âcre et nauséabonde. Cette vallée devint la carte postale du séjour éternel des condamnés, une image que Jésus a souvent utilisée (Matthieu 5.22, 29, 30 ; 10.28 ; 18.9 ; 23.15, 33 ; Marc 9.43, 45, 47 ; Luc 12.5). Tous ceux qui meurent sans avoir reçu le pardon de leurs péchés en Jésus alors qu’ils sont dans ce monde devront les expier eux-mêmes dans l’éternité.

Les Écritures décrivent le lieu final de jugement de plusieurs façons. C’est un lieu de ténèbres où les damnés sont isolés les uns des autres (Jude 7) et dans un feu qui brûle constamment, ce qui pourrait exprimer une passion qui ne peut jamais être assouvie. Le ver qui dévore et ne meurt jamais est probablement une mauvaise conscience qui accuse continuellement.

Enfin, c’est aussi un lieu de bannissement perpétuel rempli de pleurs et de grincements de dents. Les damnés recevront une sorte de corps de résurrection indestructible mais il sera totalement différent des corps glorieux que posséderont les rachetés dans les cieux.

La doctrine de la condamnation éternelle a toujours été un problème affligeant pour les croyants parce que c’est tellement terrible, sévère, et inexorable. Certains théologiens ont essayé de trouver des passages bibliques qui nuanceraient cette doctrine. Mais si on prend l’enseignement du Nouveau Testament tel quel, on ne peut pas y échapper.

Selon les apôtres et surtout Jésus, il n’existe que deux destinées possibles pour les âmes des hommes : soit être avec le Seigneur dans le royaume des cieux, soit être séparé de Dieu dans l’étang de feu. Moi aussi je trouve ça dur, dur. D’un autre côté, cette vérité sinistre doit motiver les croyants à faire connaître la Bonne Nouvelle du pardon des péchés en Jésus à tous ceux qu’ils rencontrent, même s’il faut aller jusqu’aux extrémités de la terre, et quels que soient le coût et les sacrifices.

Malheureusement, il est facile de se laisser gagner par l’insouciance, ou de se laisser amuser par les divertissements et les gâteries narcissiques que nous offre notre culture dépravée. L’heure est grave et le temps presse. C’est maintenant qu’il faut se donner entièrement à la cause du Christ, informer nos contemporains qu’ils sont en train de glisser vers un trou noir, et les inviter à placer leur confiance en Jésus avant que la dame à la faux ne vienne les chercher, car alors, il est trop tard.

Nous sommes tous des pécheurs maudits, mais il existe un moyen, un seul, d’échapper à la condamnation : reconnaître sa culpabilité devant Dieu et accepter le sacrifice de Jésus pour le pardon de ses péchés.

Chapitre 21

Introduction

Nous arrivons maintenant à l’avant-dernier chapitre du livre de l’Apocalypse. À partir d’ici, la vision de Jean évolue en une succession de fresques grandioses en crescendo. Depuis le tout début de l’humanité, les croyants se sont évidemment intéressés au royaume des cieux. Parlant des fidèles du Seigneur de l’Ancien Testament, l’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu’ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre. En fait, c’est une meilleure patrie qu’ils désirent, c’est-à-dire la patrie céleste (Hébreux 11.13, 16).

Dans l’une de ses méditations, le psalmiste dit :

J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant ! Quand pourrai-je venir et me présenter devant Dieu ? (Psaumes 42.3).

Les croyants dévoués aspirent à être dans la présence de Dieu et rien sur terre ne peut satisfaire leur soupir. Le roi David conclut l’un de ses cantiques en disant :

Tu me feras connaître le chemin de la vie : plénitude de joie en ta présence, et bonheur éternel auprès de toi (Psaumes 16.11).

Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul écrit à des chrétiens du premier siècle :

Mais vous qui êtes ressuscités avec le Christ, recherchez donc les réalités d’en haut, là où se trouve le Christ, qui siège à la droite de Dieu (Colossiens 3.1 ; auteur).

De toute votre pensée, tendez vers les réalités d’en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre (Colossiens 3.2 ; comparez Jacques 4.4 ; 1Jean 2.15-17).

Et parlant de lui-même, Paul écrit :

J’ai le désir de quitter cette vie pour être avec le Christ, car c’est, de loin, le meilleur (Philippiens 1.23).

Mais comme je l’ai déjà dit, à cause des tentations mondaines, il n’est que trop facile pour les croyants d’oublier qu’ici-bas ils sont des expatriés et que dans la réalité, ils sont citoyens des cieux (Philippiens 3.20). C’est là-haut que sont leurs possessions éternelles, leur véritable résidence (Jean 14.1-3), leur héritage (1Pierre 1.4), leur récompense (Matthieu 5.12) et leur compte en banque (Matthieu 19.21). L’apôtre Pierre écrit :

Mes chers amis, vous êtes dans ce monde comme des résidents temporaires, des hôtes de passage ; c’est pourquoi je vous le demande : ne cédez pas aux désirs de l’homme livré à lui-même : ils font la guerre à l’âme (1Pierre 2.11 ; comparez Hébreux 11.13-16).

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 21.

Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’existait plus (Apocalypse 21.1).

Comme c’est très souvent le cas tout au long du livre, l’expression, Puis je vis ( kai eidon ), signale l’ouverture d’une nouvelle fenêtre de la vision de Jean. Nous sommes à l’aube de l’éternité. Tous les démons et tous les hommes de tous les temps qui n’ont pas bénéficié de la grâce de Dieu ont été définitivement jugés (Apocalypse 20.10-15). L’univers tel que nous le connaissons a disparu (Apocalypse 20.11).

Maintenant que Dieu a fait le vide, on est pour ainsi dire de retour à la case départ, juste avant que Dieu ne crée le monde. Mais voilà que tout à coup, du néant, ex nihilo, sortent un ciel nouveau et une terre nouvelle . Cette révélation que reçoit Jean n’est pas entièrement nouvelle parce que le prophète Ésaïe y fait allusion deux fois (Ésaïe 65.17 ; 66. 22). Le mot grec pour « nouveau et nouvelle » signifie du tout neuf , quelque chose d’inédit, du jamais-vu, qui vient de sortir et qui n’existait pas auparavant.

À sa création, l’Éternel avait prévu que l’univers serait la résidence permanente de l’homme, mais il a dû le détruire (Luc 21.33 ; 2Pierre 3.7, 10-11) parce qu’il a été corrompu par le péché, tant là-haut dans le ciel qu’ici-bas sur terre (Job 15.15 ; Psaumes 102.26-27 ; Ésaïe 24.5).

Les informations que Jean nous donne à propos du nouveau ciel et de la nouvelle terre sont très succinctes, mais il rapporte un détail important : il n’y aura ni mer ni océan alors qu’aujourd’hui ils couvrent presque les trois quarts de la surface du globe. La mer symbolise l’eau qui est l’élément fondamental de la vie sur terre, et autant qu’on sache, notre planète est le seul endroit dans l’univers où elle est suffisamment abondante pour maintenir la vie. Le corps humain est constitué d’environ 65 % d’eau, mais dans les cieux, les corps glorifiés des croyants seront comme ceux des anges et n’auront pas besoin d’eau.

Comme dans les cieux il n’y aura aucune grande étendue d’eau, on n’aura pas non plus de cycle hydrologique, ce qui fait que le climat et l’atmosphère seront très différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. Il y aura cependant un fleuve mais il ne correspond pas du tout à ce que nous connaissons. Au chapitre suivant, le dernier du livre, Jean écrit :

L’ange me montra le fleuve de la vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l’Agneau (Apocalypse 22.1).

Et plus loin encore, on apprend aussi qu’il n’y aura ni soleil ni lune (Apocalypse 21.23), pas de nuit (Apocalypse 21.25 ; 22.5) et sans doute pas d’étoiles, ce qui veut dire que le rayonnement lumineux sera lui aussi tout autre de ce qu’il est actuellement. Mises à part ces quelques informations sporadiques, les Écritures sont muettes sur la nouvelle terre et le nouveau ciel.

On ne sait rien de la végétation ou des animaux ou s’il y en aura. Cependant, on sait que rien ne manquera et que les habitants de cette nouvelle création ne seront pas nostalgiques à l’égard de la première qu’ils ont connue. En effet, le prophète Ésaïe écrit :

Je vais créer un ciel nouveau, une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus les choses d’autrefois, on n’y pensera plus (Ésaïe 65.17).

Toutes les promesses éternelles que l’Éternel a faites au patriarche Abraham et au roi David s’accompliront en deux temps. Le premier est le millénium et le second la nouvelle terre ; même chose pour une prophétie de Daniel qui écrit :

Le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la souveraineté ne passera pas à un autre peuple ; […] lui-même subsistera éternellement (Daniel 2.44).

Quand on lit les prophéties concernant la fin des temps, l’état éternel et le millénium sont parfois mentionnés dans le même passage, ce qui fait qu’il est très facile de les confondre. Il faut donc être rigoureux dans leur interprétation et tenir compte d’un principe bien établi dans les Écritures, qui veut que les événements lointains soient souvent télescopés.

Le prophète Daniel, par exemple, mentionne ensemble et dans la même phrase, la résurrection des justes et des injustes alors qu’il y aura mille ans entre ces deux résurrections (Daniel 12.2). L’apôtre Pierre fait de même en parlant du commencement et de la fin du Jour du Seigneur (2Pierre 3.10-13).

Parfois même, l’ordre chronologique des événements à venir est inversé. C’est ainsi que le prophète Ésaïe mentionne d’abord le nouveau ciel et la nouvelle terre, et ensuite il parle du règne de mille ans de Jésus (Ésaïe 65.17-25).

Verset 2

Je continue maintenant le texte.

Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux (Apocalypse 21.2).

Jean passe maintenant de la nouvelle terre à sa capitale : la nouvelle Jérusalem. Elle a déjà été mentionnée dans la lettre à l’Église de Philadelphie quand le Seigneur dit :

Du vainqueur, je ferai un pilier dans le Temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus jamais. Je graverai sur lui le nom de mon Dieu et celui de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu (Apocalypse 3.12).

Puisque cette ville descend du ciel, c’est qu’elle est déjà construite et qu’elle se trouve dans les cieux. Effectivement, car dans l’Épître aux Hébreux on lit :

(Abraham) attendait la cité aux fondements inébranlables dont Dieu lui-même est l’architecte et le constructeur (Hébreux 11.10).

Et plus loin l’auteur ajoute :

Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, avec ses milliers d’anges en fête (Hébreux 12.22).

Pendant l’éternité, cette ville sera le lieu d’habitation de tous les rachetés de tous les temps. L’idée de ville sous-entend un ensemble cohérent, des relations, la coopération, des activités, et des responsabilités individuelles. Parce qu’ils sont saints, les habitants de la nouvelle Jérusalem vivront et travailleront dans une communion et une harmonie parfaites.

Alors que précédemment et en vision, la Jérusalem terrestre a été comparée à Sodome, parce qu’elle sera la capitale de l’Antichrist (Apocalypse 11.8), ici la nouvelle Jérusalem est appelée ville sainte car elle n’est habitée que par des saints. Il est probable qu’aujourd’hui, quand un croyant meurt, il se retrouve d’un coup d’un seul dans la nouvelle Jérusalem où Jésus l’a précédé pour lui préparer une place (Jean 14.1-3).

Certains commentateur pensent que pendant le millénium, la nouvelle Jérusalem est une ville satellite quelque part dans l’espace, qui sert de résidence principale aux croyants, qui font l’aller-retour avec la terre où ils règnent avec le Seigneur et font leur travail. La nouvelle Jérusalem est sainte mais aussi belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux . C’est aussi un peu ce qu’écrit l’apôtre Paul aux Corinthiens. Je le cite :

J’ai pour vous un amour qui ne tolère aucun rival et qui vient de Dieu lui-même. Je vous ai, en effet, fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une jeune fille pure (2Corinthiens 11.2).

La Jérusalem céleste est personnifiée en une mariée parce qu’elle est habitée par l’épouse. L’état éternel commencera donc par l’union entre l’époux, c’est-à-dire Jésus, et son épouse, l’Église, mais qui inclut dorénavant tous les rachetés de tous les temps.

La mariée s’est parée pour son époux . Le verbe pour « parée » ( kosmeô ) a donné cosmétique en français. Il signifie ordonné, arrangé . En d’autres mots, la mariée est d’une beauté morale éblouissante, absolument parfaite pour son époux. L’apôtre Paul écrit :

Il (Jésus) a ainsi voulu se présenter cette Église à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de Dieu et irréprochable (Éphésiens 5.27).

Verset 3

Je continue le texte.

Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu (Apocalypse 21.3).

C’est ici la vingtième et dernière fois qu’il est question d’une voix forte dans le livre de l’Apocalypse. Ce n’est pas Dieu mais un ange qui parle ici.

Jean insiste lourdement sur le fait que Dieu habitera avec les hommes ; il dit même qu’il plantera sa tente au milieu d’eux. La gloire et la joie suprêmes du royaume des cieux émanent du Dieu en trois personnes (Psaumes 73.25) et dans l’éternité, les croyants jouiront d’une intimité avec lui qui est inconcevable dans le monde actuel à cause du péché présent partout. Alors, Dieu ne sera plus distant ou caché ; il n’habitera plus une lumière inaccessible (1Timothée 6.16). Plus loin, Jean dit :

Je ne vis aucun temple dans la ville : son temple, c’est le Seigneur, le Dieu tout-puissant, ainsi que l’Agneau (Apocalypse 21.22).

Alors se réalisera enfin la raison pour laquelle Dieu a créé l’homme, pour être en communion avec lui. En effet, dès le livre du Lévitique, on apprend quelle est l’attente de Dieu quand il dit à la nation d’Israël :

Je ferai ma demeure au milieu de vous, et jamais je ne vous rejetterai. Je vivrai au milieu de vous : je serai votre Dieu et vous serez mon peuple (Lévitique 26.11-12).

Et Ézéchiel écrit :

Ma demeure sera près d’eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple (Ézéchiel 37.27).

Et ce prophète termine son livre en disant :

Et le nom de la ville (parlant de la nouvelle Jérusalem) sera désormais : L’Éternel est ici (Ézéchiel 48.35).

Enfin, dans sa prière sacerdotale, Jésus a dit :

Père, mon désir est que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je serai et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la création du monde (Jean 17.24).

Ce désir du Seigneur sera satisfait dans l’éternité.


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