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Émission 7 - Introduction 7/10

Diffusé le 4 janvier 2012 - ::

Chapitre 1

Introduction 1

Je me souviens d'une certaine Madame Soleil qui avait soi-disant le don de prédire l'avenir ; peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Aux auditeurs qui téléphonaient, elle annonçait ce qui allait se passer dans un domaine de leur vie sur lequel elle avait été interrogée. Elle était beaucoup plus précise que l'horoscope, mais elle posait des questions, avait besoin d'un coup de pouce ici et là et se trompait pas mal avant d'arriver à verbaliser sa prédiction. En aucun cas, Madame Soleil n ’ aurait pu être comparée à un des prophètes de l'Éternel ; ceux-ci exerçaient une science surnaturelle exacte. Beaucoup d'événements de la vie de Jésus-Christ ont été annoncés des siècles avant qu'il ne naisse.

Le fait qu'il serait trahi par un proche pour une somme modique a été prophétisé en deux temps. D'abord, 1 000 ans av. J-C, le roi David écrivit un psaume dans lequel il dit :

Celui-là même avec qui j'étais en paix, qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, lève le talon contre moi (Psaumes 41.9).

Puis 5 siècles plus tard, le prophète Zacharie écrivit : Je leur dis :

Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d'argent. L'Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m'ont estimé ! Et je pris les trente sicles d'argent, et je les jetai dans la maison de l'Éternel — c'est-à-dire le temple — pour le potier (Zacharie 11.12-13).

L'Évangile de Matthieu raconte :

Alors l'un des douze apôtres, appelé Judas Iscariote, alla vers les principaux sacrificateurs, — c'est-à-dire les prêtres dirigeants de la nation d'Israël — et Judas dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d'argent. Plus tard, voyant que Jésus était condamné, Judas se repentit… il jeta les pièces d'argent dans le temple, et alla se pendre. Les principaux sacrificateurs les ramassèrent. Et après avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier pour la sépulture des étrangers (Matthieu 26.14-15 ; 27.3, 5-7).

La 6e prophétie importante concernant le Messie prédisait qu'il souffrirait pour expier les fautes des hommes. 700 ans av. J-C, Ésaïe écrivit :

Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous (Ésaïe 53.5-6).

L'apôtre Pierre exprime la rédemption en ces termes :

Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes (1Pierre 2.24-25).

Lorsqu'on demande aux Juifs de qui il est question dans le passage d'Ésaïe, ils répondent que c'est la nation d'Israël ce qui n'a aucun sens. En tout cas, c'est exactement de cette manière que s'est terminée la vie terrestre du Christ avant qu'il triomphe de la mort par sa résurrection.

C'est encore Ésaïe qui a prédit qu'à sa mort, le Messie serait associé à des hommes méchants et un riche. Je cite le passage :

On a prévu son sépulcre parmi les méchants, mis son tombeau avec le riche quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point eu de fraude dans sa bouche (Ésaïe 53.9).

Normalement, le corps du Christ aurait dû être jeté dans une fosse commune avec les autres criminels, mais Dieu avait décidé qu'il en serait autrement ce que confirme l'Évangile de Matthieu que je lis :

Avec Jésus-Christ furent crucifiés deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. Joseph se rendit vers Pilate gouverneur de la Judée et demanda le corps de Jésus. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc, et le déposa dans un sépulcre neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc (Matthieu 27.38, 58-60).

Une 8e prophétie extraordinaire annonçait que le poids de la rébellion des hommes serait placé à la croix sur le Christ et que Dieu le Père dans sa sainteté l'abandonnerait. 1000 ans av. J-C, le roi David écrivit un autre psaume messianique que je cite :

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m'as-tu abandonné, et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? (Psaumes 22.2).

Or voici ce que rapporte l'Évangile de Matthieu alors que le Christ était sur la croix :

Jésus s'écria d'une voix forte : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? (Matthieu 27.46).

Une 9e prophétie écrite par David prédisait que le Messie mourrait crucifié et que ses bourreaux se partageraient ses vêtements en les tirant au sort. Je la lis :

Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent... Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais, tu me réduis à la poussière de la mort... une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils m'observent, ils me regardent ; Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique (Psaumes 22.15-19).

Ce qui est remarquable, c'est qu'à l'époque de David la mort par crucifixion était inconnue, mais que cette description correspond parfaitement à un tel supplice ; les os sortent de leurs articulations, la sueur est abondante ; les forces disparaissent et la soif est intense. L'Évangile de Jean rapporte :

Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Ils dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. (Jean 19.23-24).

En dixième lieu, je voudrais citer deux prophéties de David (Psaumes 34) et Zacharie comme quoi les os du Christ ne seraient pas brisés, mais qu'il serait transpercé. Je les lis :

Il garde tous ses os, aucun d'eux n'est brisé (Psaumes 34.20). Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique (Zacharie 12.10).

La tradition comme l'Évangile confirme que c'est bien ainsi que tout s'est passé. Je lis le passage :

S'étant approchés de Jésus, et le croyant déjà mort, les soldats ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un lui perça le côté avec une lance (Jean 19.33-34).

La 11e prophétie annonçait qu'on donnerait une boisson amère au Messie en croix. 1000 ans av. J-C, le roi David écrit :

Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour apaiser ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre (Psaumes 69.21). Et l'Évangile de Matthieu confirme : Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel (Matthieu 27.34).

La 12e et dernière prophétie que je veux partager prédit que Messie ne demeurera pas mort et que son corps ne se décomposera pas. Dans un psaume encore écrit par le roi David, il est dit :

Tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption (Psaumes 16.10).

Dans le livre des Actes des Apôtres qui fait suite à l'Évangile de Luc, et après l'événement qu'on appelle la Pentecôte, l'apôtre Pierre fait un discours au peuple juif et se réfère au Psaume précédemment cité lorsqu'il dit :

C'est la résurrection du Christ que David a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption (Actes 2.31).

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, c'est la résurrection du Christ qui est la pierre d'angle du christianisme.

Plus tard, lors de l'étude du livre des Psaumes, nous verrons la prophétie affirmant que le Messie sera Dieu fait homme. Cette révélation toujours sous la plume de David (Psaumes 110) est souvent citée dans le Nouveau Testament. Finalement, il y a une autre prophétie qui est des plus étonnantes dans le livre de Daniel. Écrite 400 ans av. J-C, elle fixe le jour exact où le Messie serait mis à mort.

Ces quelques exemples saillants, que je viens de parcourir rapidement, donnent à mon avis suffisamment de crédit aux Textes Sacrés pour qu'on leur fasse entièrement confiance. Tout au long de cet exposé prophétique, vous pensez peut-être à Madame Soleil qui prétendait avoir un contact privilégié avec l'au-delà et pouvoir entre autres prédire l'avenir. Le phénomène n'est pas nouveau bien sûr ; depuis la nuit des temps, les païens pratiquent le culte des morts. Or une de ses caractéristiques est d'essayer d'entrer en relation avec les disparus pour obtenir d'eux des révélations d'outre-tombe. De nos jours, un nombre considérable de gens et même de soi-disant chrétiens évoquent les esprits, soit parce qu'ils veulent à tout prix garder le contact avec leurs morts, ce qui se comprend, soit parce qu'ils voudraient recevoir des lumières sur l'avenir, une forme d'aide sur des décisions à prendre, leurs affaires d'amour ou d'argent, ou encore une protection ; c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les religions à mystères fascinent. Sans aller jusque-là, combien consultent l'horoscope chaque matin dans leur quotidien ? Et malheur au journal qui déciderait de supprimer cette rubrique ! Il subirait les foudres de ses lecteurs et une perte financière certaine. La question de fond qui se pose est celle-ci : est-il réellement possible d'entrer en contact avec les esprits décédés par l'intermédiaire de médiums, diseuses de bonne aventure, tables tournantes, verres qui dansent, la planchette, le pendule, les coups frappés, et j'en oublie ? Avant d'examiner ce qu'enseignent les Textes Sacrés sur ce sujet, il faut remarquer que dans les sciences dites occultes, dont en particulier le spiritisme, il y a à boire et à manger ; la supercherie est de mise, car n'est pas Oudini qui veut ! La tentation est grande pour les charlatans d'abuser de la naïveté incommensurable du bon public. Quoi de plus facile que de profiter du trouble généré par un état dépressif, un psychisme fragilisé par un décès, pour faire dire aux esprits ce que la personne qui cherche des réponses voudrait entendre ?

Deux choses en tout cas sont curieuses ; lorsque des hommes célèbres tels que Bossuet, Molière ou Napoléon sont censés parler, leurs révélations sont d'une telle platitude et d'un tel ennui qu'elles sont sans aucune mesure avec les œuvres qu'ils ont accomplies ou écrites de leur vivant. En second lieu, si les esprits communiquaient vraiment au travers des médiums les bons tuyaux pour s'enrichir ou être heureux, pourquoi ledit devin en question n'en profite-t-il pas en premier lieu ? Et pourquoi la chronique judiciaire parle-t-elle souvent de ces sorciers du dimanche mis en examen pour escroquerie ?

Ceci bien établi, le domaine de l'occulte n'est pas que de la supercherie et c'est vrai qu'il y a dans le spiritisme une réalité incontestable. Certains spirites entrent effectivement en contact avec l'au-delà, mais eux-mêmes reconnaissent en toute honnêteté que souvent ces esprits malins se moquent d'eux ou bien se révèlent d'une façon bizarre, inquiétante et même dangereuse. Une démarche qui a priori semble anodine comme aller voir un guérisseur peut s'avérer tragique, et ceci, même si le praticien parle de Dieu ou en son nom, soit pieux, fasse des prières ou se dise chrétien. Il faut savoir que les Textes Sacrés nous mettent sévèrement en garde contre toutes les formes d'occultisme. Plusieurs textes bibliques font allusion en termes non équivoques à ceux qui évoquent les esprits ou qui interrogent les morts. Les Écritures affirment que ces hommes et femmes qui sont effectivement en contact avec l'au-delà ont en eux un esprit de divination mauvais et peu importe ce qu'ils peuvent dire ou croire. Dans le livre des Actes des Apôtres du Nouveau Testament, il est question d'une jeune esclave qui était médium, parce qu ’ animée par un esprit de Python. En devinant, nous dit le texte, elle procurait un grand profit à ses maîtres. Cette femme était ce que nous appellerions une voyante extralucide. Son activité n'est pas de la supercherie et peut s'avérer extrêmement lucrative. Mais éventuellement, de tels praticiens, comme ceux qui les fréquentent, doivent payer un très lourd tribut au Prince des démons.

Se livrer à de telles expériences, même en tant que simple spectateur, est vivement condamné par les Écritures, parce que très dangereux et c'est de l'idolâtrie. L'Ancien Testament interdisait à quiconque de se livrer au spiritisme et à l'occultisme sous peine de mort. Chaque fois que les Textes Sacrés évoquent ce sujet, c'est pour en signaler le danger mortel. L'évocation des morts avec sacrifices humains était largement pratiquée par les Cananéens, les premiers habitants de Palestine, et c'est une raison pour laquelle Dieu ordonna à Israël de les exterminer. De plus, le peuple choisi est solennellement exhorté à s'abstenir totalement de toute forme d'idolâtrie dont l'occultisme fait partie. Nous verrons les détails lors de l'étude des livres de Moïse. Il suffit de citer à présent et en rapport avec ce sujet, un verset sur ce que Dieu dit à la nation d'Israël juste avant la conquête de la Palestine. Je lis :

C'est à cause de ces abominations que l'Éternel, ton Dieu va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l'Éternel ton Dieu (Deutéronome 18.12-13).

Selon les Écritures, essayer de connaître l'avenir par le biais du spiritisme est une souillure, une prostitution spirituelle et une abomination aux yeux de Dieu ; l'occultisme, la divination, l'astrologie sont tout aussi pernicieux, car ils mettent également en jeu des mauvais esprits, des démons en somme. Le recours aux morts est une idolâtrie, même si ces disparus étaient de leur vivant affublés de vertus et d'une grande spiritualité. Les Écritures répètent fréquemment :

Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, tu Le chercheras, tu Le serviras Lui seul, tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face (Exode 20.1-5).

Se tourner vers les créatures quelles qu'elles soient, c'est un crime de lèse-majesté, c'est outrager le seul Dieu souverain. Ceux qui sont qualifiés de saints sont comme n'importe quel mort ; ils ne sont ni imbus de la connaissance divine ni partout à la fois, ni omniscients ni omniprésents qui sont des attributs uniquement divins. Comment donc pourraient-ils entendre et exaucer toutes les prières qui à la fois montent vers eux de tant d'endroits divers ? Le Seigneur seul est capable de faire cela parce qu'il est le Tout-Puissant.

Pour conclure ce paragraphe, je voudrais insister une fois encore sur le caractère dangereux de toute forme d'occultisme parce qu'elle engage des esprits méchants, c'est-à-dire les démons et non pas les défunts. Beaucoup de gens trouvent une grande consolation à la pensée que leurs disparus continuent à les voir et à les suivre dans leurs mouvements ; ils essaient par le biais d'un médium de raccommoder une intimité brusquement interrompue. Si touchante que soit cette démarche, force nous est de constater que selon les Écritures il n'en est absolument pas ainsi. D'après un passage de l'Évangile de Luc, les morts qui sont en attente de jugement sont déjà cloîtrés dans un lieu de tourments d'où on ne sort pas. Quant aux croyants décédés, ils sont dans la joie de leur maître comme dit un autre passage de l'Évangile ; ils ont quitté définitivement ce monde de larmes et n'ont absolument plus rien à voir avec l'ici-bas. De plus, ils ne se prêteraient évidemment pas à un commerce avec les vivants si formellement interdit par les Écritures. Une fois dans l'au-delà, c'est la fin de toutes relations humaines terrestres.

Je voudrais maintenant me tourner vers un sujet entièrement différent. Si le christianisme tel qu'il est défini dans la Parole de Dieu est véridique, il devrait faire une différence dans le comportement de ceux qui sont des disciples du Christ. Suite à une rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, le croyant devrait vivre une transformation intérieure. Mais est-ce une preuve que la Bible est la parole de Dieu ? Oui et non ! À moins d'être en face d'un manipulateur notoire, je ne peux pas contester l'expérience personnelle que quelqu'un dit avoir eue. Par contre, la lecture, l'évaluation, l'interprétation que j'en fais peut poser problème. Dans tous les systèmes religieux, on constate des témoignages de vies transformées. Je me souviens que, jeune étudiant, j'avais rencontré un mormon, bon père de famille comme il se doit, et il me raconta qu'au préalable il menait une vie de bâton de chaise, totalement dépravée, livrée à la boisson, ayant abandonné femme et enfants. Après sa conversion, il devint sobre et responsable, un citoyen modèle en quelque sorte. Ce phénomène n'est pas si étonnant. En effet, la plupart des religions offrent une structure, un cadre dans lequel certains types de personnalité s'épanouissent en menant une vie balisée pour ne pas dire étroite et légaliste. Aucun mal à cela, si le système permet de sortir de l'ornière du vice et du désordre. Il faut seulement bien faire la distinction entre les formes extérieures d'une vie même exemplaire et un cœur renouvelé. Ainsi, un grand nombre de ceux qui ont fréquenté une Église toute leur vie, observant scrupuleusement chacune de ses prescriptions, sont pervertis parce que leur âme n'a pas été touchée. Mais s'ils rencontrent le Christ dans une relation personnelle avec lui, alors les rites extérieurs font place à une vie transformée, riche et bienfaisante, alors là oui c'est un témoignage de la puissance régénératrice de la Parole de Dieu.