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Émission 64 - Genèse 49.29-50.16

Diffusé le 23 mars 2012 - ::

Chapitre 49

Versets 29-33

Lorsqu’a lieu une course de vélos, on trouve généralement des spectateurs tout le long du parcours, mais c’est à l’arrivée que les foules se massent parce que c’est de loin l’endroit qui génère le plus d’enthousiasme. C’est là que le vainqueur arrache la victoire sous les acclamations du public. Dans la course de la vie, c’est un peu pareil, c’est surtout l’arrivée qui compte, car elle efface les échecs en cours de route.

Jacob avait très mal commencé son parcours terrestre. Tricheur sans scrupules, il supplantait les autres afin de parvenir à ses fins par tous les moyens. Par ruse et détermination, méprisant et méprisable, agressif et sûr de lui, il avançait grâce à ses entourloupettes. Il n’empêche que le patriarche Israël a bien terminé son périple ici-bas. Pourtant, l’histoire de Jacob, héritier de la promesse, met surtout en avant son indignité.

Mais l’Éternel a accompli en lui ses projets, d’une part en le protégeant des pires conséquences de ses coups tordus, par exemple lorsque sa vie est menacée par son beau-père Laban ou par son frère Ésaü ; d’autre part, en l’amenant au cours d’un long cheminement à apprendre la confiance en Dieu et la soumission. Tout d'abord, l’Éternel le prit en main en le mettant à son école, une maison de redressement en quelque sorte chez l’oncle Laban, ensuite il le brisa lorsqu’il lutta avec lui toute une nuit et le blessa à la hanche. À partir de ce moment fatidique, Jacob sera obligé de marcher sur trois pattes à l’aide d’un bâton, mais avec une étincelle de foi en son Dieu.

Maintenant qu’il vient de livrer son dernier combat, celui dont on ne ressort jamais vivant, il s’endort en paix, car son cœur est rempli de l’espérance de la résurrection qui pour lui est aussi certaine que le bois sur lequel il s’appuie pour marcher. Somme toute, Jacob est un bel exemple d’une foi qui s’acquiert petit à petit au fil des ans. C’est pour cela qu’il est entré dans la postérité ayant sa place dans le grand hall des héros de la foi mentionnés dans le Nouveau Testament. Je cite le passage.

C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin. Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qui leur avait été promis, Dieu voulant nous donner à tous quelque chose de meilleur et afin qu’ils ne parviennent pas sans nous à la perfection (Hébreux 11.13, 39-40).

Dieu a également poursuivi son plan en la personne de Joseph pour qui, à l’âge de 17 ans, les choses ont pris une très mauvaise tournure. Il fut victime de la jalousie de ses frères, échappa de peu à un meurtre et fut vendu comme esclave en Égypte. Mais Dieu lui permit de prospérer pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’il tombe une nouvelle fois dans un guet-apens et se retrouve au fond d’un cachot. À nouveau, Dieu l’a relevé pour lui accorder cette fois-ci une destinée exceptionnelle. Grâce à Joseph, toute sa famille sera sauvée de la terrible famine qui sévit alors en Afrique et au Proche-Orient. Ainsi, l’Éternel se sert du mal commis par les hommes pour réaliser ses projets.

Dieu est donc celui qui conduit l’histoire, qui intervient dans la vie des hommes en utilisant les circonstances, y compris leurs actes mauvais, pour accomplir son plan sans que rien ni personne ne puisse le contrecarrer. Joseph était d’une telle grandeur d’âme qu’il n’est pas question que je me compare à lui. Par contre, je me sens plus proche de Jacob parce qu’il était tordu. Néanmoins, grâce à la miséricorde divine il est devenu un homme de Dieu marchant par la foi et plein d’espérance. Alors, je me dis que tous les espoirs sont permis pour le moindre d’entre nous dans la mesure où j’accepte de m’humilier devant le créateur du ciel et de la terre en reconnaissant mes fautes.

Chapitre 50

Introduction

Nous voici arrivés au chapitre 50 de la Genèse, le dernier de ce premier livre des Textes Sacrés. Ce long parcours nous a conduit de la création de l’univers au début de l’humanité et passant par Noé jusqu’à la lignée choisie des patriarches avec Abraham, Isaac et enfin Jacob. Cette histoire se termine sur une note triste, car il nous est raconté à la fois l’enterrement du vieux patriarche dans le pays de Canaan et l’ensevelissement en Égypte de Joseph, personnage tellement sympathique. Ce chapitre rappelle le fait tragique de la mort qui s’étend à tous les hommes, qu’ils soient bons ou méchants, et ce, à cause de la désobéissance de nos premiers parents. L’Éternel les avait pourtant avertis disant :

Tu ne mangeras pas du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Genèse 2.17).

Le livre de la Genèse illustre la dure réalité des conséquences de la rébellion d’Adam et Ève. Ce crime de lèse-majesté eut pour châtiment terrible la mort à la fois physique et spirituelle. La Genèse débute au paradis, dans le jardin d’Éden et finit avec Joseph dans un sarcophage égyptien, un cercueil de pierre.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 50.

Lorsque Jacob eut achevé d’énoncer ses instructions à ses fils, il ramena ses pieds sur son lit, expira et fut réuni à ses ancêtres décédés. Joseph se jeta sur le visage de son père, pleura sur lui et l’embrassa (Genèse 49.33-50.1).

La fin du vieux patriarche est décrite de manière très sobre, sans tambour ni trompette. Son âme le quitta et alla dans le sein d’Abraham selon l’expression que Jésus utilise dans l’Évangile. Dans les Écritures, la mort n’est jamais présentée comme une fin en soi, mais toujours comme une séparation. On laisse derrière soi son corps, sa dépouille mortelle ; on quitte ceux qui nous sont chers ainsi que tout ce qu’on a accompli et accumulé sur terre. La mort spirituelle est également une séparation, mais entre le Créateur et la créature. L’immense chagrin de Joseph est à la mesure de son amour pour son vieux père parti rejoindre ses ancêtres.

Alors qu’on se réjouit lors d’un mariage et d’une naissance, deux événements qui marquent un nouveau commencement, on ressent de la tristesse lors du décès et d’un enterrement d’un être cher, car il est très douloureux de tirer un trait à tout jamais sur des relations terrestres avec quelqu’un à qui on était attaché. Au niveau humain, la mort est tellement définitive sans retour en arrière possible qu’elle nous terrifie et à juste titre. L’apôtre Paul appelle la mort notre dernier ennemi dans le sens qu’il est le plus implacable.

Versets 2-3

Je continue.

Puis Joseph ordonna aux médecins qui étaient à son service de l’embaumer. Ceux-ci embaumèrent donc Israël. Ils y passèrent quarante jours pleins, le temps nécessaire à un embaumement, et les Égyptiens le pleurèrent pendant 70 jours (Genèse 50.2-3).

Les Égyptiens, comme chacun le sait, étaient experts dans la technique de la conservation des dépouilles mortelles. Le corps ainsi préservé se gardait presque indéfiniment. Il est probable que la momie de Jacob soit encore quelque part dans la région d’Hébron où il fut enseveli. Même aujourd’hui, on ne connaît pas tous les secrets de l’embaumement, une pratique très longue, minutieuse et fort complexe de l’Égypte antique. Les nobles avaient plusieurs médecins personnels à leur service. Joseph demande à ceux qui lui sont attachés d’embaumer son père plutôt qu’à des embaumeurs professionnels qui auraient accompagné ce processus de rites païens idolâtres. Par affection pour Joseph qui leur a sauvé la vie durant la famine, les Égyptiens ont vraiment participé à la douleur de leur vizir et donc porté un deuil national avec les drapeaux en berne en quelque sorte, pendant 70 jours ce qui n’est pas peu de choses.

Versets 4-6

Je continue.

Quand les jours de deuil furent écoulés, Joseph dit aux hauts fonctionnaires de la cour du Pharaon : Si vous êtes d’accord de m’accorder cette faveur, veuillez dire de ma part au pharaon que mon père m’a fait prêter serment en disant : « Me voici sur le point de mourir ; j’ai fait creuser un tombeau au pays de Canaan, c’est là que tu m’enterreras ». Maintenant donc permets-moi d’y monter pour ensevelir mon père ; après quoi je reviendrai. Le pharaon répondit à Joseph : Va et enterre ton père, comme il te l’a fait jurer, et selon le serment qu’il t’a fait prêter (Genèse 50.4-6).

Jacob avait insisté et obtenu par serment de Joseph qu’il serait enterré au pays de Canaan auprès de ses ancêtres. C’était une démonstration de foi de sa part, foi en la promesse divine de donner cette terre aux descendants d’Abraham pour toujours, foi aussi en la résurrection au dernier jour. Jacob veut donc être corporellement en compagnie de ses pères. Joseph, en homme fidèle qu’il est, veut donc tenir sa promesse. Mais les choses ne sont pas si simples pour lui. Il ne peut quitter son poste sans l’autorisation du pharaon, mais ne peut non plus se présenter personnellement devant lui, car durant cette période de deuil il ne se rase pas. En effet, les Égyptiens se coupaient les cheveux et la barbe, ne les laissant pousser qu’en temps d’affliction. Or les poils étant inconvenants pour la haute noblesse, Joseph ne peut se présenter au roi poilu. C’est pour cela qu’il demande par intermédiaire la permission de se rendre au pays de Canaan.

Versets 7-9

Je continue.

Joseph partit donc pour ensevelir son père, accompagné de tous les hauts fonctionnaires du pharaon, des dignitaires de sa cour et de tous les hauts responsables d’Égypte, ainsi que de toute sa famille de ses frères et de la famille de son père. Ils ne laissèrent dans le pays de Gochên que leurs enfants, leurs moutons, leurs chèvres et leurs bœufs. Joseph fit le voyage escorté de chars et de leur équipage ; le convoi ainsi formé était très impressionnant (Genèse 50.7-9).

Voilà sans doute le plus grand cortège funéraire de l’antiquité et peut-être le plus imposant qui n’ait jamais eu lieu sur cette terre. Toute cette troupe fort nombreuse parcourt ce long chemin pour enterrer Jacob dans le tombeau de ses ancêtres. Les grands d’Égypte avaient une telle estime pour Joseph qu’ils considéraient le vieux patriarche comme leur propre père. Ce n’était pas un faux-semblant comme de nos jours quand une personnalité décède ; tous les chefs d’État ou premiers ministres se sentent obligés d’assister à la cérémonie afin de s’y montrer pour satisfaire le protocole d’usage. C’est aussi l’occasion de conduire des discussions politiques avec d’autres césars.

Pour Jacob, il n’en fut pas ainsi. Le peuple égyptien et ses dignitaires se sont sincèrement affligés de la mort du patriarche. Cet immense convoi funéraire est aussi une façon pour l’Éternel d’honorer son serviteur. Jacob va en effet donner son nouveau nom Israël au peuple choisi, celui duquel naîtrait le Messie, le Fils de Dieu. C’est là toute l’importance du patriarche Israël.

Versets 10-15

Je continue en compressant.

Lorsqu’ils furent arrivés à l’Aire d’Atad, située de l’autre côté du Jourdain, ils y célébrèrent de grandes funérailles très imposantes. Joseph mena deuil pour son père pendant sept jours. En voyant ces funérailles, les Cananéens qui habitaient le pays dirent : Ce doit être un deuil important pour les Égyptiens. C’est pourquoi on nomma cet endroit : Abel-Mitsraïm (Deuil de l’Égypte). Les fils de Jacob firent donc ce que leur père leur avait demandé. Ils le transportèrent au pays de Canaan et l’enterrèrent dans la caverne du champ de Makpéla qu’Abraham avait achetée avec le champ à Éphrôn le Hittite, comme propriété funéraire vis-à-vis de Mamré. Après avoir enterré son père, Joseph revint en Égypte avec ses frères et tous ceux qui l’avaient accompagné aux funérailles (Genèse 50.10-15).

L’Aire d’Atad est un endroit où les animaux foulaient l’orge et à la brise du soir venu, les hommes venaient vanner les céréales. À l’aide de fourches, ils jetaient en l’air des pelletées de grains mélangés à la paille et à la bale. Le vent emportait ces dernières tandis que le grain, plus lourd, retombait par terre. Les aires de battage étaient des surfaces planes situées sur les hauteurs et faciles d’accès même pour des chars égyptiens. Ils convenaient bien aux cérémonies funéraires qui rassemblaient beaucoup de monde.

Versets 16-17

Je continue.

Maintenant que leur père était mort, les frères de Joseph se dirent : Qui sait, peut-être Joseph se mettra à nous haïr et à nous rendre tout le mal que nous lui avons fait. Alors ils lui envoyèrent un message pour lui dire : Avant de mourir, ton père nous a donné cet ordre : « Vous demanderez à Joseph : Veuille, je te prie, pardonner le crime de tes frères et leur péché ; car ils t’ont fait beaucoup de mal ». Oui, je te prie, pardonne maintenant la faute des serviteurs du Dieu de ton père (Genèse 50.16-17).

Dans les familles antiques, tant que le patriarche était présent, rien ne se faisait sans son accord et donc pas de vendetta non plus. Maintenant que leur père est décédé, les 10 demi-frères de Joseph sont totalement à sa merci. Il est toujours le puissant vizir et numéro deux du royaume, alors ils prennent peur essayant de se protéger d’une vengeance hypothétique en se présentant comme les serviteurs du Dieu de son père ; leur attitude est pathétique. Cela fait maintenant 17 ans qu’ils sont en Égypte et ils n’ont toujours pas compris la disposition d’esprit dans laquelle Joseph les a accueillis. S’il avait voulu se venger, il aurait pu le faire il y a belle lurette. Les frères croient peut-être qu’un beau matin un détachement de cavalerie va poindre le nez de ses chars au lever du soleil pour venir tous les embarquer.

Au niveau de la confiance en Dieu, ces chefs de tribus volent plutôt bas. Ils n’attribuent aucun crédit aux prédictions que leur père avait émises à leur sujet sur son lit de mort. Si ces fils de Jacob venaient à disparaître, il n’y aurait jamais de nation d’Israël et les promesses de l’Éternel à Abraham, Isaac et Jacob resteraient lettre morte. Hormis Joseph, les fils de Jacob n’ont pas plus de foi que leur père, quand il trompait son monde. Ils n’ont pas cru Joseph quand il leur a dit :

Et maintenant, ne vous tourmentez pas et ne vous accablez pas de remords de m’avoir vendu comme esclave. C’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister sur la terre et vous garder la vie, par une très grande délivrance. C’est pourquoi ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu (Genèse 45.5-7).

Par contre, les fils de Jacob savent mentir. Sachant que Joseph était prêt à tout pour satisfaire son vieux père, ils inventent cette histoire cousue de fil blanc. On se demande pourquoi ils ne se sont pas assuré du vivant de leur père que les sentiments de Joseph à leur égard étaient pacifiques. Leur attitude montre que n’ayant pas la dimension morale de leur frère capable de pardonner les pires offenses, ils ont du mal à croire que pour Joseph cette sombre affaire ancienne est bel et bien terminée, enterrée, et qu’il a véritablement oublié le crime affreux dont ils se sont rendus coupables.

Au travers de l’incident qui nous est rapporté ici, il apparaît que les fils de Jacob n’ont pas encore fait la paix avec eux-mêmes, ni cessé d’être torturés par le souvenir de leur méfait odieux. Les supplications de leur jeune frère implorant leur pitié, résonnent encore à leurs oreilles. Alors que Jacob était en vie, ils n’ont pas été capables de parler de cet événement douloureux de leur passé et régler le problème une fois pour toutes. Quoiqu’il en soit, ils font maintenant une confession en bonne et due forme, ce qui est de leur part un progrès considérable. Ils ne parlent pas d’erreur de jeunesse, mais de crime, de péché, de mal et de faute.

Les Textes Sacrés ne cachent jamais les défaillances humaines. Le grand homme de foi que fut Abraham n’a pas été à l’abri du doute, lequel l’a poussé à essayer de réaliser la promesse divine par ses propres moyens. Pour sauver sa vie, il fait passer sa femme pour sa sœur au risque de la perdre, une faute qu’il répète dans des circonstances différentes. Isaac agira exactement de la même manière puis tentera même d’aller contre la décision divine en voulant transmettre la bénédiction à son fils Ésaü alors que Dieu avait choisi Jacob. Le portrait que dresse la Genèse des patriarches est dénué de toute idéalisation ce qui confère aux récits un parfum d’authenticité.