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Émission 67 - Évangile de Matthieu 1.1

Diffusé le 28 mars 2012 - ::

Chapitre 1

Introduction 1

Si je ne me trompe pas, c'est Rabelais qui fait dire à l'un de ses personnages qu'il vaut bien mieux une tête bien faite que bien pleine, voulant dire par là que l'aptitude à résoudre les problèmes est plus importante que le bourrage de crâne. En réalité, on a autant besoin d'intelligence pratique que de connaissances et une solide éducation est sans conteste un gros atout dans la vie. C'est d'ailleurs une valeur très prisée dans notre société moderne. Cela dit, certains peuples antiques possédaient un savoir-faire qu’on n’a pas pu égaler. Par exemple, nous n'avons pas encore été capables de reproduire la technique d'embaumement que les Égyptiens utilisaient du temps d'Abraham, ni de fabriquer des teintures qui conservent leurs couleurs comme le faisaient les gens qui habitaient le long de la Méditerranée il y a 4 000 ans. Cela dit, la connaissance n'a pas que du bon. Au premier siècle de notre ère, les scribes qui interprétaient la Loi de Moïse avaient de grosses têtes bien pleines, mais le cœur dur et vide. Et dans une de ses Épîtres, l'apôtre Paul écrit que la connaissance enfle, rend orgueilleux, tandis que l'amour édifie et fait grandir la foi (1Corinthiens 8.1). Dans le même ordre d'idée, l'apôtre Jacques, et un des auteurs du Nouveau Testament, dit :

Ne vous contentez pas d'écouter la Parole de Dieu, traduisez-la en actes, sans quoi vous vous tromperiez vous-mêmes. Au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté et qui lui demeure fidèlement attaché en y conformant ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu'il fait (Jacques 1.22, 25).

À côté des scribes interprètes de la Loi et parmi les groupes d'influence qui pesaient de tout leur poids sur la société juive à l'époque du Christ, se trouvaient les Pharisiens et les Sadducéens dont j'ai déjà parlé. En 4e lieu, il y avait les Esséniens, un groupe dissident des Pharisiens. Ils étaient environ 4 000 qui vivaient en communauté et partageaient leurs biens entre eux. Très légalistes, ils obéissaient à des règles de vie très strictes, ayant un grand idéal de pureté rituel, et se croyaient eux aussi meilleurs que les autres. Ils attendaient la venue de deux messies, l'un politique et l'autre religieux. Ils ne sont pas mentionnés dans les Évangiles parce qu'ils vivaient à l'écart de la société. Ensuite viennent les zélotes qui cherchaient d'abord et avant tout à renverser le pouvoir romain par la force. Un des apôtres choisis par Jésus, nommé Simon le zélote, en faisait partie. Le dernier groupe, que je veux mentionner très rapidement parce qu'il apparaît dans les Évangiles, est celui des Hérodiens. Comme leur nom le suggère, leur but était de maintenir la dynastie des Hérode sur le trône parce qu'ils profitaient de ses largesses. C'étaient les opportunistes politiques de l'époque.

Bien que la période intertestamentaire fut silencieuse de la part de l'Éternel, rétrospectivement il est évident qu'Il préparait le monde antique à la venue du Messie promis maintes fois depuis le jardin d'Éden. Sans le savoir, le peuple juif, la civilisation grecque, l'empire romain et les foules grouillantes de l'Orient étaient en train d'être façonnés par Dieu pour l'arrivée de son Fils, le Sauveur du monde, au point où l'apôtre Paul écrivit :

Lorsque les temps furent accomplis, au moment fixé par Dieu, Il a envoyé son Fils (Galates 4.4).

Un autre point intéressant à noter durant cette période de 4 siècles est la grande activité littéraire qui s'y développa. C'est entre le troisième et le second siècle av. J-C, à Alexandrie en Égypte, que l'Ancien Testament fut traduit en grec par six membres de chacune des 12 tribus d'Israël, d'où le nom de Septante qui est plus court que 72, donné à cette version. Des passages de cet ouvrage furent cités par l'apôtre Paul ainsi que par le Christ. C'est aussi pendant ces 4 siècles de silence divin que furent rédigés les livres dits Apocryphes comme pour remplir un vide inconfortable. Ils se composent de 12 à 14 ouvrages selon la façon de les assembler, mais les Juifs ne les ont jamais considérés comme inspirés de Dieu au même titre que les 39 livres qui composent le canon de l'Ancien Testament et qui sont acceptés par toutes les branches de la chrétienté.

Les 4 Évangiles sont chacun destinés à un auditoire différent, mais tous ont la même vocation de révéler Dieu en la personne du Christ. À la veille de son exécution, Jésus a dit à ceux qui le suivaient :

La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ (Jean 17.3).

Selon l'enseignement de Jésus, l'essentiel du christianisme consiste à chercher à le connaître personnellement et son Père à travers lui. Ceux qui lisent les Évangiles, celui de Matthieu par exemple, uniquement pour se documenter sur la vie de Jésus restent insatisfaits ; les évangélistes n'ont pas écrit une biographie. Ceux par contre qui cherchent dans ces Évangiles à y rencontrer et à suivre le Sauveur et Maître trouvent tout ce qui leur est nécessaire. Chaque Évangile dresse un portrait de Jésus-Christ peint en paroles par quatre hommes assez différents, mais tous animés par l'Esprit Saint de Dieu (2Pierre 1.21). Pris ensemble, ces livres nous offrent un tableau précis, digne de foi, et harmonieux de la personne, de l'œuvre et de la pensée de celui que Dieu envoya pour être le Sauveur du monde (Jean 4.42), le Messie tant attendu par son peuple. Examiné séparément, chacun des 4 Évangiles décrit Jésus sous une lumière qui lui est propre, avec une orientation particulière afin de mieux communiquer la bonne nouvelle à un auditoire spécifique.

Dans les grandes lignes, ces quatre portraits s'accordent avec 4 annonces prophétiques concernant le Messie qui devait venir (Zacharie 9.9 ; Ésaïe 52.13 ; Daniel 7.13 ; Malachie 3.1). Je vais maintenant faire un rapide tour d'horizon des 4 Évangiles. Celui écrit par l'apôtre Jean présente Jésus comme le Fils de Dieu, Seigneur du ciel et de la terre. Il est plus généraliste que les 3 autres, s'adressant à tous les croyants de toutes les générations et plus particulièrement à ceux qui cherchent une libération de leur état, quel qu'il soit. Jean répond aux interrogations profondes de l'homme comme le sens de la vie. Il s'adresse directement à nous, à tous ceux qui au 21e siècle, fatigués du matérialisme sauvage qui leur est imposé, cherchent une raison d'être dans les religions orientales.

L'Évangile de Marc présente le Christ sous l'angle d'un serviteur venu pour montrer l'exemple et donner sa vie afin de racheter l'humanité. Il était destiné en priorité aux Romains, hommes d'action, bâtisseurs qui se croyaient capables de diriger le monde grâce à leurs constructions, à leur forme de gouvernement centralisé et à leur puissance militaire. Comme toutes les armées du monde, ils voulaient déplacer leurs troupes aussi rapidement que possible. En conséquence, ils firent un véritable travail de Romain, c'est le cas de le dire, en édifiant un immense système de voies dites romaines. C'est de là que vient l'expression : Toutes les routes mènent à Rome. Cette démarche guerrière et le réseau routier qui en résultat facilitèrent grandement l'expansion de l'Évangile dans tout l'empire. Alors que César croyait satisfaire sa soif de puissance et de grandeur, il accomplissait à son insu le plan de Dieu. Soit dit en passant, le révolutionnaire communiste Mao Tsé-Toung a fait de même pour la Chine. Il a sorti le pays de la féodalité en unifiant les provinces, en développant les voies de communication, et en simplifiant et imposant une seule langue ; c'est ce qui a permis à la Parole de Dieu de se répandre dans toute la Chine. Dieu se moque bien des hommes et de leur volonté dérisoire de domination. C'est un bon rappel qu'il est souverain dans les affaires humaines comme le dit si bien le prophète Daniel que je cite :

Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, afin que tous les vivants sachent que le Très-Haut domine sur toute royauté humaine, qu'il accorde la royauté à qui il veut, et qu'il établit roi le plus insignifiant des hommes. Devant lui les habitants de la terre ne comptent pour rien, il agit comme il l'entend envers l'armée des êtres célestes et envers les habitants de la terre. Personne ne peut s'opposer à ses interventions ou lui dire : « Que fais-tu ? » (Daniel 4.14, 32).

Personnellement, je trouve ces paroles encourageantes parce qu'elles signifient que rien ni personne ne peut contrer le plan que Dieu a pour moi ; cela est d'autant plus vrai que je me confie en la personne de Jésus-Christ. Les Romains ont aidé l'Évangile d'une autre manière, en imposant la loi, l'ordre et la paix romaine, ils ont donné à leur société une structure stable dans laquelle l'Évangile pouvait prendre racine. Jésus a prêché la Loi et l'ordre, mais il y a ajouté le pardon et la miséricorde divine.

Le troisième Évangile écrit par Luc, un médecin non-juif, était plutôt destiné aux Grecs, à l'homme cultivé qui réfléchit sur les choses et cherche la sagesse. Luc présente Jésus comme l'homme parfait tel que Dieu l'envisageait.

Finalement, j'en arrive à l'Évangile de Matthieu. Ce livre clé est remarquable pour deux raisons principales. Tout d'abord et comme je l'ai déjà dit, il jette un pont entre le Nouveau et l'Ancien Testament parce qu'il s'y réfère bien davantage que les autres Évangiles. Il montre en particulier que Jésus-Christ est l'accomplissement de beaucoup de prophéties. On pouvait s'y attendre de la part de Matthieu puisqu'il destinait son ouvrage en priorité aux Juifs. Le deuxième point remarquable de cet écrit est qu'il introduit déjà l'Église, ce qui est avec la personne du Christ le point focal du Nouveau Testament et le thème central des Épîtres, surtout celles écrites par l'apôtre Paul. C'est dans Matthieu qu'on trouve cette prophétie de Jésus à l'apôtre Pierre :

Tu es une pierre et sur ce roc je bâtirai mon Église (Matthieu 16.18).

Même Ernest Renan qui fut d'abord séminariste puis philosophe et écrivain, reconnaît que l'Évangile de Matthieu est le livre le plus important de toute la chrétienté, voire même le plus important jamais écrit. C'est une affirmation étonnante de la part d'un grand septique et penseur rationaliste. Renan fit même scandale au Collège de France lors de sa leçon inaugurale d'hébreu parce qu'il parla du Christ comme d'un homme incomparable .

Matthieu écrivait pour le peuple juif, le sien, au milieu duquel il habitait et travaillait comme percepteur d'impôts. C'est ce qui ressort nettement de ses écrits. Ainsi, il fait 129 références à l'Ancien Testament ; il établit une généalogie remontant jusqu'à Abraham ; il utilise des termes juifs sans donner d'explication ; son style, ses tournures de phrases et sa manière de penser sont tout à fait hébraïques. Il est certain que celui qui a écrit l'Évangile de Matthieu était un Juif du premier siècle et qu'il l'a écrit avant la destruction de Jérusalem en l'an 70 de notre ère. En effet, il l'appelle la ville sainte (Matthieu 4.5 ; 27.53), comme si elle existait toujours. Il cite des coutumes juives qui étaient encore pratiquées sans faire la moindre allusion à un quelconque événement qui les aurait interrompues. Il est donc probable qu'il rédigea son ouvrage entre les années 50 et 70 apr. J-C.

On constate que Matthieu connaissait bien les écrits de l'Ancien Testament et la géographie de la Palestine. C'est dans cet Évangile plus que partout ailleurs dans le Nouveau Testament que se trouvent le plus de termes financiers. Il utilise trois mots qui lui sont propres pour parler d'argent. Lui seul fait mention de talents, une somme très importante que peu de gens en Israël avaient vue à l'exception des percepteurs. Il parle des dettes financières, mais aussi de la comptabilité et des changeurs de monnaie, deux références qu'on ne trouve pas ailleurs, mais qui font partie du langage courant de ceux qui encaissaient les impôts. Pour ces raisons entre autres, on peut être sûr que c'est bien Matthieu le publicain qui est l'auteur de l'Évangile qui porte son nom et en tant que disciple de Jésus-Christ il était bien placé pour nous faire connaître le Sauveur et le Roi des cieux.

Les particularités de cet Évangile sont liées aux besoins du peuple juif du premier siècle qui grondait sous la botte sévère et cruelle des Romains. Les trois courtes années du ministère de Jésus-Christ avaient profondément perturbé la nation. Son exécution mit fin aux espoirs nourris depuis des siècles que Dieu avait enfin envoyé un libérateur politique. Les Juifs étaient divisés à son égard ; certains le proclamaient Sauveur, d'autres le dénonçaient comme imposteur. Tous s'interrogeaient sur l'Église, ce nouveau mouvement qui s'amplifiait et qui accueillait tout le monde, Juifs et païens. En annonçant le Sauveur et son enseignement, Matthieu répondait aux questions brûlantes que posaient ses concitoyens : Est-il réellement celui qui devait venir, ou devons-nous en attendre un autre ? Dès la première phrase, Matthieu présente Jésus comme le Messie, celui qui est oint de Dieu, le Roi, le Fils de David tant attendu par son peuple. Le thème de la royauté de Jésus est le fil conducteur du livre et la généalogie du premier chapitre est donnée pour prouver sa légalité. Les mages viennent pour adorer celui qui est né Roi des Juifs. Matthieu applique au Christ une prophétie de l'Ancien Testament (Michée 5.1) annonçant la naissance du grand Roi à Bethléhem. Sept fois, l'auteur appelle Jésus Fils de David. Par de nombreuses références au Christ et à son royaume, il affirme le caractère royal de la personne et de l'œuvre du Sauveur. Le royaume des cieux est proche (Matthieu 3.2 ; 4.17 ; 10.7) est une expression propre à l'Évangile de Matthieu. Le royaume de Dieu est venu vers vous ou un synonyme apparaît 32 fois. Cet Évangile se termine avec la déclaration solennelle de Jésus :

Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28.18).

Pour commenter l'entrée dite triomphale du Christ à Jérusalem, Matthieu cite la prophétie de l'Ancien Testament qui est peut-être la plus éloquente sur sa royauté. Je la lis :

Voici ton roi vient vers toi, il est juste et victorieux, humilié, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse (Zacharie 9.9).

Si ce roi a déçu les espoirs de plusieurs dont Judas, pour ce qui est d'une délivrance politique et violente de l'envahisseur romain, il offre par contre une espérance sans précédent, un royaume éternel et inaltérable, à tous ceux — Juifs et païens — qui sont prêts à le suivre. Bien que le mot royaume soit mentionné 51 fois dans l'Évangile de Matthieu, il ne faut pas le confondre avec l'Église, car ce ne sont pas des termes interchangeables. Ainsi, Paris est en France, mais contrairement à l'avis de certains, Paris n'est pas la France ; vous n'avez qu'à demander aux Strasbourgeois, aux Toulousains ou aux Nantais ce qu'ils en pensent.

L'Église fait partie du royaume, mais le royaume des cieux est bien plus grand, c'est le règne du ciel sur la terre. Les Juifs pieux qui attendaient l'avènement du Messie comprirent que le royaume des cieux que leur présentait Matthieu, embrassait la somme totale de toutes les prophéties de l'Ancien Testament concernant le Roi du ciel venu pour établir un royaume sur terre régi par les lois célestes. La royauté de Jésus-Christ et son règne sont les thèmes de cet Évangile, qui contient trois discours principaux sur ce sujet. Tout d'abord, le Sermon sur la Montagne qui est la charte constitutionnelle du Roi. Comme il existe une charte des droits de l'homme et du citoyen, dans cet exposé, Jésus présente les règles qui vont gérer son royaume lorsqu'il sera établi sur terre.

Le deuxième discours se compose d'une série de paraboles qui comparent le royaume de Dieu à divers activités, personnages ou éléments de la vie courante.

Le troisième est l'entretien sur le mont des Oliviers ; il annonce l'établissement du royaume des cieux sur la terre. Cette expression royaume des cieux a un sens de plus en plus fort au fur et à mesure que les enseignements du Christ se précisent. Ce mouvement est important, car il permet de comprendre la dynamique qui se joue entre les religieux opposés au Messie et le peuple qui, habitué à leur faire aveuglément confiance, se sent pris dans un conflit qu'il ne comprend pas. Si vous roulez tranquillement sur l'autoroute et que vous manquiez la bretelle de sortie que vous deviez prendre, vous serez coincé jusqu'à ce que vous puissiez faire demi-tour et retrouver votre chemin.

Pareillement, je peux me perdre en plein Évangile, parce que je n'ai pas remarqué que Jésus a modifié sa façon d'enseigner. Comme je l'ai déjà dit, l'Évangile de Matthieu est comparable à la Genèse, parce que chacun de ces deux livres introduit une certaine économie divine, une façon pour Dieu de gérer l'humanité. L'Ancienne Alliance est scellée avec la nation d'Israël alors que la Nouvelle concerne l'Église dont l'objectif est de faire connaître le Sauveur et le salut à toute créature. Ce n'est pas le meilleur, c'est le seul programme qui peut et va apporter une paix durable à notre monde.