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Émission 407 - 1 Rois 19.3-20.30

Diffusé le 17 juillet 2013 - ::

Chapitre 19

Versets 3-4

Parmi les différentes afflictions qui ont reçu le titre de maladie du siècle, il y a la dépression nerveuse. En effet, cet état morbide peut frapper tout un chacun au gré des circonstances de la vie. Même les prophètes de l'Ancien Testament, pourtant des hommes hors du commun, n'étaient pas épargnés. C'est ainsi qu'après avoir remporté une victoire éclatante sur 850 faux prophètes, Élie, l'homme de Dieu, fait une grosse déprime parce que la reine Jézabel lui montre les dents. N’a-t-on jamais entendu une chose pareille ? Comment est-ce possible ? Mais que lui est-il donc arrivé ? Élie court comme un dératé ; il est à bout de souffle, s'arrête sous un genêt et demande à l'Éternel de mourir. Il ne veut plus lutter.

Versets 5-7

Je continue à lire dans le chapitre 19 du 1er livre des Rois en compressant tout au long.

Élie se coucha et s'endormit sous le genêt. Soudain, un ange le toucha et lui dit : — Lève-toi et mange ! Il regarda et aperçut près de sa tête un de ces gâteaux que l'on cuit sur des pierres chauffées et une cruche pleine d'eau. Il mangea et but, puis se recoucha. L'ange de l'Éternel revint une seconde fois, le toucha et dit : — Lève-toi, mange, car autrement le chemin serait trop long pour toi (1Rois 19.5-7).

L'ange offre au prophète le repas habituel des Bédouins. Une fois de plus, l'Éternel pourvoit aux besoins de son serviteur. Depuis qu'il s'est enfui à toutes jambes, Élie affronte la bataille tout seul, sans Dieu. Il a pris les choses en main et c'est la déroute. L'ange qui le réveille lui dit : le chemin est trop long pour toi. En d'autres mots, tu ne peux pas t'en tirer tout seul, tu as besoin de direction et de soutien ; tu dois à nouveau faire confiance à l'Éternel.

Verset 8

Je continue.

Il se leva, mangea et but ; puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb (1Rois 19.8).

Horeb, c'est le mont Sinaï où l'Éternel donna les 10 commandements à son peuple. Ces 40 jours et 40 nuits correspondent au temps que Moïse passa au sommet de cette même montagne à cette occasion. Ce nombre symbolique est aussi un rappel des 40 années que les Hébreux passèrent dans le désert. Dans les Écritures, 40 représente l'épreuve. Ainsi, Jésus fut 40 jours et 40 nuits dans le désert avant d'être tenté par le diable.

Verset 9

Je continue le texte.

Là-bas, Élie entra dans la grotte et y passa la nuit. Soudain, l'Éternel lui adressa la parole en ces termes : — Que viens-tu faire ici, Élie ? (1Rois 19.9).

Élie s'était sans doute rendu au mont Sinaï sur l'ordre de l'ange. L'Éternel commence la leçon qu'il veut enseigner à son serviteur par une question de rhétorique ; en gros, il lui demande : Sais-tu pourquoi je t'ai fait venir ici, en ce haut-lieu de l'histoire d'Israël ?

Verset 10

Je continue le texte.

Il répondit : — J'ai ardemment défendu la cause de l'Éternel, le Dieu des armées célestes, car les Israélites ont abandonné ton alliance et ils ont renversé tes autels, ils ont massacré tes prophètes ; je suis le seul qui reste, et les voilà qui cherchent à me prendre la vie (1Rois 19.10).

Élie ne répond pas directement à la question de Dieu, mais il fait part de sa lassitude face à la difficulté du combat et à l'infidélité du peuple d'Israël. Sans doute a-t-il le sentiment que l'œuvre commencée par l'Éternel ici au Sinaï avec Moïse a été réduite à néant.

Versets 11-12

Je continue.

L'Éternel dit : — Sors et tiens-toi sur la montagne, devant l'Éternel. Et voici que l'Éternel passa. Devant lui soufflait un vent si violent qu'il fendait les montagnes et fracassait les rochers. Mais l'Éternel n'était pas dans l'ouragan. Après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre. Mais l'Éternel n'était pas dans ce tremblement de terre. Après cela, il y eut un feu ; l'Éternel n'était pas dans ce feu. Enfin, après le feu, ce fut un bruissement doux et léger (1Rois 19.11-12).

Élie assiste au même spectacle son et lumière que Moïse avait vu des siècles auparavant, c'est-à-dire une démonstration impressionnante de la puissance de Dieu par le vent, la terre qui tremble et le feu. Cependant, ces manifestations annonciatrices de jugements ne sont pas la manière préférée de Dieu pour se révéler. Par contre, le bruissement doux et léger évoque sa bonté envers Élie et envers tous ceux qui respectent son alliance. Un passage du Nouveau Testament précise cette pensée :

Mais l'approbation de Dieu, l'honneur et la paix seront accordés à celui qui pratique le bien, quel qu'il soit, d'abord le Juif et aussi le non-Juif (Romains 2.10).

Ce contraste vécu par Élie signifie aussi que Dieu agit le plus souvent dans l'Histoire, non pas par des actes puissants et tape-à-l'œil, mais de façon subtile et discrète.

Versets 13-14

Je continue le texte.

Dès qu'Élie l'entendit, il se couvrit le visage d'un pan de son manteau et sortit se placer à l'entrée de la grotte. Quelqu'un s'adressa à lui : — Que fais-tu ici, Élie ? Il répondit : — J'ai ardemment défendu la cause de l'Éternel, le Dieu des armées célestes, car les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, ils ont massacré tes prophètes ; je suis le seul qui reste et les voilà qu'ils cherchent à me prendre la vie (1Rois 19.13-14).

Élie se cache, car selon les Écritures, nul ne peut voir Dieu et vivre. L'Éternel lui pose la même question que précédemment, mais le prophète se répète. Il est lassant à la fin. Même après avoir vu et vécu la puissance de Dieu, il a encore peur pour sa vie ; sa foi est toujours défaillante.

Versets 15-16

Je continue.

L'Éternel lui dit : — Va, retourne sur tes pas, à travers le désert, jusqu'à Damas ; quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël comme roi de Syrie. Puis tu iras oindre Jéhu, comme roi d'Israël ; tu oindras aussi Élisée, comme prophète pour te remplacer (1Rois 19.15-16).

L'Éternel annonce à son prophète fatigué que quelqu'un d'autre, au nom d'Élisée, va poursuivre son ministère prophétique et son combat. Par ailleurs, Dieu a décidé de modifier la carte géopolitique du nord de la Palestine ; en conséquence, il donne à Élie son nouvel ordre de mission. Celui-ci doit d'abord aller dans la capitale du royaume de Syrie, un trajet de plus de 500 km, et oindre Hazaël. C'est Élisée qui fera cela. Ce roi païen menacera sérieusement le royaume du Nord.

Élie doit faire de même avec Jéhu, qui était alors un des généraux de l'armée d'Israël-Nord. C'est lui qui va devenir le nouveau souverain d'Israël. Par ce geste, l'Éternel signifie la fin de la dynastie d'Omri, le père d'Achab. Dieu vient de tirer un trait sur ce couple de despotes sanguinaires. Mais il leur donne quelques années pour se repentir.

Verset 17

Je continue en compressant.

Tout homme qui échappera à l'épée de Hazaël sera mis à mort par Jéhu, et tous ceux qui échapperont à l'épée de Jéhu seront mis à mort par Élisée (1Rois 19.17).

En ordonnant l'onction des deux rois, le Seigneur du ciel et de la terre montre sa souveraineté sur l'Histoire humaine. Élie, porte-parole de l'Éternel, est engagé dans un bras de fer l'opposant au pouvoir royal idolâtre. Par l'intermédiaire de ces trois dirigeants, Dieu va continuer à fouetter son peuple et purger le pays du culte dédié à Baal.

Verset 18

Je continue.

Toutefois, j'épargnerai en Israël les sept mille hommes qui ne se sont jamais agenouillés devant Baal et qui ne l'ont jamais baisé de leurs lèvres (1Rois 19.18).

L'adoration de l'idole était très gestuelle, voire même sensuelle. Cependant, contrairement à ce qu'il pensait, ce brave Élie n'était pas le seul en Israël à être resté fidèle à l'Éternel.

Versets 19-21

Je finis ce chapitre.

Élie partit de là et rencontra Élisée, fils de Chaphath, qui était en train de labourer un champ de douze arpents. Il en était au douzième. Élie s'approcha de lui et jeta son manteau sur lui. Élisée abandonna ses bœufs, courut derrière Élie et dit : — Je vais aller embrasser mon père et ma mère pour prendre congé d'eux, puis je te suivrai. Élie lui répondit : — Va et reviens à cause de ce que je t'ai fait. Élisée quitta Élie, prit une paire de bœufs et l'offrit en sacrifice. Il se servit du bois de l'attelage pour faire cuire la viande et la distribua aux siens qui la mangèrent. Puis il se mit en route pour suivre Élie et être à son service (1Rois 19.19-21).

Élisée est un agriculteur comme presque tout le monde à cette époque. Il finit de préparer le champ familial et en est au dernier arpent, ce terme désignant la surface que l'on pouvait labourer en un jour. Le geste d'Élie de jeter son manteau sur Élisée signifiait qu'il lui transmettait son pouvoir et son autorité, et le désignait comme son successeur. Mais avant cela, il sera son serviteur.

Bien qu'Élisée semble appartenir à une famille aisée, il renonce à tout en répondant à l'appel de l'Éternel. Sa prompte réponse rappelle la vocation des disciples de Jésus qui, à son invitation, abandonnèrent aussitôt leurs filets de pêche et le suivirent, nous dit l'Évangile. Avant de partir, Élisée offre un banquet à tous ses proches comme c'était la coutume de cette époque.

Chapitre 20

Verset 1

Nous voici arrivés au chapitre 20 de ce premier livre des Rois. Les choses vont mal pour le royaume d'Israël-Nord qui est attaqué par une force bien supérieure en nombre. Je commence à lire.

Ben-Hadad, roi de Syrie, mobilisa toute son armée et, assisté de trente-deux rois alliés, de chevaux et de chars de guerre, il alla assiéger la ville de Samarie et se prépara à lui donner l'assaut (1Rois 20.1).

Nous sommes au printemps de l'année 857. Ben-Hadad II est assisté de roitelets locaux, ses vassaux qui lui doivent le tribut et l'assistance militaire.

Versets 2-9

Je continue en compressant.

Avant cela, il envoya dans la ville des messagers à Achab : « Livre-moi ton argent et ton or, ainsi que tes femmes et les plus vigoureux de tes fils. » Le roi d'Israël répondit : — À tes ordres, mon seigneur le roi. Les messagers vinrent de nouveau et dirent : — J'enverrai donc demain à cette heure-ci mes officiers chez toi ; ils fouilleront ta maison et celles de tes hauts fonctionnaires, ils prendront tout ce qui a de la valeur à tes yeux et l'emporteront. Alors Achab répondit : — Dites à mon seigneur le roi : « Je ferai tout ce que tu as fait demander à ton serviteur la première fois, mais je ne puis céder à tes nouvelles exigences » (1Rois 20.2-9).

Le roi syrien commence par une exigence très dure que le roi Achab accepte malgré tout, car l'issue du combat ne fait à ses yeux aucun doute. C'est alors que Ben-Hadad a des regrets de ne pas avoir demandé davantage. Il devient gourmand et demande à pénétrer dans la capitale et tout piller. Achab consentait bien à devenir vassal de Ben-Hadad, mais refuse de lui livrer la ville de Samarie.

Versets 10-11

Je continue.

Alors Ben-Hadad envoya ce message au roi Achab : — Que les dieux me punissent très sévèrement, si je laisse subsister de Samarie assez de poussière pour remplir les mains de tous les guerriers qui me suivent. Mais le roi d'Israël dit aux messagers : — Allez donc lui dire : « Que celui qui part au combat ne se vante pas comme celui qui en revient ! » (1Rois 20.10-11).

Le roi syrien est furieux, mais Achab jette de l'huile sur le feu en lui balançant à la figure l'équivalent du proverbe : Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !

Versets 12-21

Je continue en compressant.

Lorsque Ben-Hadad entendit cette réponse, les Syriens disposèrent leurs troupes pour donner l'assaut à la ville. À ce moment, un prophète vint trouver Achab, le roi d'Israël, et lui dit : — Voici ce que déclare l'Éternel : « As-tu vu cette immense armée ? Je la livrerai par les jeunes recrues des chefs des provinces. » Alors Achab passa en revue les jeunes recrues des chefs des provinces, et il s'en trouva 232. Puis il recensa aussi toute l'armée des Israélites, et ils étaient sept mille. Ils firent une sortie à midi. Chacun s'acharna contre un adversaire et l'abattit, si bien que les Syriens prirent la fuite. Le roi d'Israël fit subir une grande défaite aux Syriens (1Rois 20.12-21).

C'est par pure grâce que l'Éternel vient en aide à son peuple et lui donne la victoire contre un ennemi supérieur. Au lieu de l'exterminer à cause de son idolâtrie, l'Éternel veut lui prouver une nouvelle fois que c'est lui et non Baal qui est le vrai Dieu.

Verset 22

Je continue.

Alors le prophète vint trouver le roi d'Israël et lui dit : — Va de l'avant avec courage, fortifie tes positions, examine et réfléchis à ce que tu dois faire, car l'année prochaine à la même époque, le roi de Syrie reviendra t'attaquer (1Rois 20.22).

La sollicitude divine ne s'arrête pas au présent. Le prophète annonce la suite des événements : la prochaine guerre aura lieu au printemps prochain, après la saison des pluies et des semailles. À cette époque, il y avait un temps pour tout, y compris la guerre. De plus, on ne se battait pas au milieu de la journée sous le soleil de plomb, mais on faisait la sieste.

Verset 23

Je continue.

Les ministres du roi de Syrie lui dirent : — Leur Dieu est un Dieu des montagnes, c'est pourquoi ils nous ont vaincus. Attaquons-les en plaine et, sûrement, nous l'emporterons sur eux (1Rois 20.23).

Selon la croyance païenne de l'époque, les dieux de chaque peuple ne pouvaient agir que dans l'aire géographique de leur ressort ou dans des conditions semblables au terrain où vivaient leurs adorateurs. Comme le Dieu des Hébreux s'était manifesté sur la montagne du Sinaï et que les Israélites vivaient dans la contrée montagneuse, les Syriens en concluent son inaptitude à défendre son peuple en plaine. Grosse erreur !

Versets 24-26

Je continue en compressant.

Voici donc ce que tu devrais faire. Destitue tous ces rois de leurs postes et remplace-les par des gouverneurs. Ensuite, recrute une armée aussi nombreuse que celle que tu as perdue, avec autant de chevaux et de chars. Puis nous les combattrons dans la plaine et, certainement, nous les vaincrons. Ben-Hadad fit tout ce qu'ils lui avaient proposé. L'année suivante, à la même époque, il passa les Syriens en revue et s'avança jusqu'à la ville d'Apheq pour attaquer Israël (1Rois 20.24-26).

Les roitelets alliés s'étant montrés inaptes et inefficaces ; ils sont donc remplacés par de véritables chefs militaires. La bataille va avoir lieu à l'est du lac de Galilée dans la vallée du Jourdain.

Versets 27-28

Je continue en compressant.

Les Israélites établirent leur camp en face d'eux, mais leurs troupes ressemblaient à deux petits troupeaux de chèvres, alors que les Syriens couvraient toute la plaine. Alors l'homme de Dieu vint trouver le roi d'Israël et lui dit : — Voici ce que déclare l'Éternel : « Les Syriens prétendent que je suis un Dieu des montagnes et non pas un Dieu des plaines. À cause de cela, je livrerai toute cette immense multitude en ton pouvoir. Ainsi vous saurez que je suis l'Éternel » (1Rois 20.27-28).

L'Éternel montre aux Syriens de quel bois il se chauffe. Ils subissent une nouvelle défaite cuisante parce qu'ils ont insulté le Dieu d'Israël en le comparant à un dieu païen dont le rayon d'action était limité.

Versets 30-43

Je continue plus loin en compressant jusqu'à la fin du chapitre.

Ben-Hadad s'était enfui et réfugié dans la ville et il s'y cachait. Les ministres lui dirent : — Écoute, nous avons entendu dire que les rois d'Israël sont pleins de bienveillance. Permets-nous de nous revêtir des habits de toile de sac. Nous nous rendrons au roi d'Israël, et peut-être te laissera-t-il la vie sauve. Ils y allèrent et lui dirent : — Ben-Hadad te fait dire : « Laisse-moi la vie sauve ! » Achab leur demanda : — Il est donc encore vivant ? Eh bien, il sera mon allié. — Allez le chercher ! Achab le fit monter sur son char. Ben-Hadad lui dit : — Je te restituerai les villes que mon père a prises à ton père, et tu pourras établir des comptoirs à Damas. — Et moi, reprit Achab, je te rendrai la liberté et je conclurai une alliance avec toi. Il conclût donc une alliance avec lui et le laissa repartir libre (1Rois 20.30-34).

Comparés aux autres rois, surtout ceux d'Assyrie, les chefs israélites étaient du genre indulgent, c'est vrai. Cependant, Achab n'avait pas le droit d'épargner Ben-Hadad dans la mesure où la victoire sur les Syriens était celle de Dieu. Ce geste de mansuétude du roi envers l'ennemi d'Israël aura de fâcheuses conséquences pour le peuple en général et pour Achab en particulier. Plus tard, Israël sera humilié par les Syriens. Alors que Ben-Hadad reconnaît sa défaite et sa vassalité envers le roi d'Israël, Achab lui tend la perche, car il a besoin de lui pour se défendre contre l'Assyrie. Ce sont désormais de vieux copains qui font alliance et vont faire du commerce ensemble.

Le roi syrien concède à Achab le droit d'exporter librement des marchandises et d'en faire la vente dans sa capitale. Trois ans plus tard, en 853 av. J-C, Ben-Hadad, Achab et toute une coalition doivent se défendre contre le roi assyrien Shalmaneser III. L'affrontement eut lieu dans la vallée de l'Oronte qui draine l'ouest de la Syrie. Israël aurait engagé 10 000 hommes et 2 000 chars de combat, des chiffres grossièrement exagérés. La coalition réussit à repousser les Assyriens.

Les Écritures ne mentionnent pas cette guerre, mais elle est relatée par le roi Shamaneser lui-même dans ses annales qui se trouvent aujourd'hui au British Museum. Les Textes Sacrés, comme je l'ai déjà mentionné, donnent une perspective religieuse des affaires humaines, à condition qu'elles soient pertinentes dans le plan global de Dieu pour Israël ou l'Église. Tout ce qui est contenu dans les Écritures est la vérité, mais tout ce qui est vrai n'est pas forcément dans les Écritures.